Election présidentielle – Pourquoi je voterai dès le 1er tour pour Emmanuel Macron

Le 23 avril prochain, nous aurons l’honneur et le devoir de voter pour le premier tour de l’élection présidentielle. Les onze candidats nous proposent des projets et des avenirs très variés.

Depuis cinq ans, vous êtes destinataires de cette lettre hebdomadaire, où je rends compte de mon travail de députée. Ce lien avec vous, chaque semaine, au côté de nombreux autres rendez-vous comme les comptes-rendus de mandat annuels et des réunions thématiques dans tous les territoires de la circonscription, a donné corps à l’engagement que j’avais pris lors de la campagne des élections législatives de 2012 de vous rendre compte régulièrement du mandat que vous m’aviez confié.

Vous le savez, vous me lisez, je l’ai toujours fait avec le souci d’informer, d’aborder les dossiers en profondeur et ne pas céder aux raccourcis politiciens ni faire place aux querelles de chapelles. Je suis en effet l’élue de tous.tes les habitant.e.s de notre circonscription. Je travaille avec toutes les communes, toutes les associations, toutes les entreprises, dans le but de faciliter et d’améliorer la vie quotidienne et l’avenir de notre territoire.

Egalité, sécurité, emploi

Depuis 2012, je fais partie du groupe socialiste et écologiste à l’Assemblée nationale. J’ai travaillé sur les projets de loi présentés par le Gouvernement, sur de nombreux dossiers prioritaires pour la Savoie et nos territoires (santé, éducation, emploi, économie, vie associative…) sans jamais renier mes convictions, affirmées lors de mon élection en 2012. Du tiers-payant généralisé à l’amélioration de la situation des travailleurs saisonniers, le recrutement de 60 000 postes dans l’Education nationale, et tant d’autres réformes, de belles mesures progressistes ont été mises en œuvre durant ce mandat, pour lutter contre les inégalités, donner une chance à tous, des plus fragiles aux plus éloignés des centres de décision.

J’ai aussi œuvré pour faciliter le financement de nos petites entreprises -PME ou start-up-, soutenir l’investissement et l’activité économique synonymes d’emplois dans nos vallées et de dynamisme. Car rien ne peut se faire sans une économie dynamique, confiante en l’avenir. Ce travail avec le gouvernement n’a pas été partagé par tous, y compris au sein des parlementaires issus de la majorité.

Lors de la primaire de la Belle Alliance Populaire (Parti Socialiste, PRG…), les électeurs ont majoritairement choisi d’être représentés par Benoit Hamon. Le choix a alors été fait de ne pas tendre la main à l’ensemble de la famille socialiste, mais de tenter de rassembler plus à gauche…vers des partis qui ont refusé de participer à nos primaires ! Dont acte.

Mais dans cette élection, il ne faut pas se tromper d’adversaire. Nos adversaires, c’est le repli prôné par le Front National. C’est la régression sociale extrême, associée au comportement trouble et aux dérives immorales liées à l’argent public du candidat François Fillon désormais mis en examen. Même s’il a droit à la présomption d’innocence, ne doit-on pas être irréprochable lorsque l’on aspire aux plus hautes fonctions ? D’autres ont démissionné pour moins que cela…

Aujourd’hui, ce premier tour de l’élection présidentielle nous met face à des choix majeurs. Nombre de candidats ont une vision pessimiste de l’avenir de la France, de l’Europe et du monde.

Je me refuse à proposer à mon pays, à nos enfants, une politique de la peur, de l’angoisse. Une politique contre les autres, que ces autres soient les riches, ou les pauvres ; qu’ils soient Français ou étrangers.

Fidèle à mon action législative de ces cinq dernières années, pendant lesquelles j’ai travaillé à la fois pour une France plus sociale et plus solidaire, et une France plus efficace économiquement pour relancer l’emploi, je voterai dès le premier tour pour Emmanuel Macron.

Parlementaire, j’ai souvent travaillé avec lui et ses équipes quand il était au Gouvernement (notamment sur la loi pour la croissance et l’activité, ou le soutien à nos industries locales électro-intensives par un maintien de tarifs de l’électricité qui leur permettent de ne pas délocaliser). J’ai apprécié sa vision de l’avenir de notre pays et ses qualités personnelles, d’écoute, de négociation et de conviction mais aussi sa détermination. Alors que d’autres choisissent d’appuyer leur projet sur une vision systématiquement négative du monde et de notre pays, Emmanuel Macron a l’énergie et l’optimisme de la jeunesse, une force et un élan communicatifs.

Mon choix est celui d’un projet renouvelant et moralisant notre vie politique.

“Faire plus pour ceux qui ont moins”

Mon choix aujourd’hui est celui de l’optimisme, d’une économie forte, au service de toutes et de tous, et, en premier lieu, au bénéfice d’un modèle qui protège les plus fragiles de nos concitoyens. Un programme et une vision qui ne nient pas notre histoire, qui reconnaissent tout ce que la construction européenne nous a apporté : une vision de l’Europe à la fois positive et plus exigeante, qui protège ses concitoyens.

Voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour ce dimanche 23 avril ne relève pas d’un “vote utile” par défaut ; c’est un vote de conviction et de renouveau. C’est aussi un vote qui permet de placer un jeune démocrate en tête, en écartant le risque d’avoir le FN comme premier parti de France. C’est une manière de montrer à nos voisins européens et au monde que la France reste fidèle à son Histoire et à son esprit d’ouverture et de tolérance. En somme, de reprendre confiance en notre avenir.