D’un “projet” à un “chantier” : retour sur 5 ans d’avancées pour le Lyon-Turin

Si une dizaine d’années seront encore nécessaires pour que les premiers wagons empruntent ses rails, c’est que le projet de nouvelle ligne ferroviaire entre Lyon et Turin est, à l’image du Mont-Cenis en son temps, un projet d’une envergure et d’une portée qui dépassent de loin notre département et notre génération. Un projet structurant pour les vallées alpines, pour la France et l’Italie, pour le continent européen, grâce aux modes de communication facilités qu’il engendrera, et aux bénéfices économiques et environnementaux qu’il a commencé à faire naître.

Les cinq dernières années auront vu un grand nombre d’avancées, faisant entrer le projet Lyon-Turin dans une phase concrète de travaux des deux côtés des Alpes. Si le chantier est désormais effectif, c’est que la grande majorité des acteurs -élus de tous bords, associations, Etats et acteurs économiques-, ont poussé ensemble dans cette direction.

Accords franco-italiens lançant officiellement les travaux, début du percement du tunnelier côté français, cadre juridique renforcé, précision et sécurisation du financement sur 10 ans avec un concours européen majeur et des financements propres pour la France (mise en place d’une “Eurovignette” poids-lourds, financements dédiés du Fonds de Développement d’une Politique Intermodale des Transports dans le Massif Alpin (FDPITMA)…), pérennisation de l’autoroute ferroviaire alpine et projet d’extension à l’Est lyonnais, lancement des accès côté français… Le Premier Ministre, Bernard Cazeneuve, a fait le point sur l’ensemble des avancées au cours de cette mandature et de la situation du Lyon-Turin dans un courrier adressé à la mi-avril à Louis Besson, président de la Délégation française de la CIG (Commission intergouvernementale) franco-italienne pour la nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin et dont la presse locale s’est faite l’écho récemment.

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