Nombre d’amendements adoptés, interventions à l’Assemblée… Que nous disent les classements de parlementaires pour ce mandat ?

Parmi les nombreux classements de parlementaires, on m’a donné la 25ème place sur 577 députés pour « l’influence à l’Assemblée nationale », et le 15ème rang pour le nombre d’amendements adoptés au cours de ces 5 ans de mandat. Ces chiffres reflètent à mes yeux le sens et la fonction mêmes d’être élue et de représenter nos concitoyens. Pragmatisme, assiduité et mobilisation, petits pas concrets en avant, plutôt que grands soirs utopiques ou omniprésence superficielle sur les réseaux sociaux.

Il est toujours difficile de quantifier l’efficacité d’un travail parlementaire. Certains s’inquiètent de voir des bancs vides à l’Assemblée nationale, et en concluent que les députés ne travaillent pas. Mais les nombreuses réunions de commission ne sont diffusées que sur la chaîne Internet de l’Assemblée Tout le travail de rencontres, d’auditions de professionnels, d’associations et des très nombreux acteurs sur un projet de loi (que l’on sollicite ou qui nous en font eux-mêmes la demande) n’est pas rendu public, ou du moins pas diffusé largement.

Rendre compte de son mandat, encore et toujours
Au cours de ces cinq années, j’ai tenu à vous rendre compte constamment de mon travail de représentante de la Nation et de la 4ème circonscription de notre département : lettre électronique hebdomadaire, comptes-rendus de bilan annuels, réunions thématiques et sur des lois précises… Mais, est-il possible de vraiment faire part de manière exhaustive de la diversité des activités parlementaires ? Elles sont très variées : présence en circonscription à des « temps forts » (inauguration, manifestations et fêtes diverses…), rendez-vous nombreux à ma permanence parlementaire à Chambéry, mais aussi ailleurs en Savoie et à Paris avec les organisations, associations, entreprises, citoyens, etc. pour échanger sur un point précis de la législation qui pourrait être amélioré, ou solliciter légitimement l’intervention de son député sur un dossier problématique…

Il n’existe pas de critère parfait pour mesurer l’activité des parlementaires : un député qui serait en permanence dans l’hémicycle mais sans jamais intervenir peut-il être considéré comme « travailleur » ? Néanmoins, certaines associations, médias ou agences de communication tentent d’établir de tels classements. Tous prennent en compte les données (disponibles en open data) publiées sur le site NosDéputés.fr à l’initiative de l’association Regards Citoyens. Ces statistiques reprennent l’essentiel des indicateurs visibles du travail à l’Assemblée nationale. Donc pas celui que nous faisons en circonscription ; et avec le biais induit du « chiffre » pour le chiffre. Tout en les prenant donc avec distance, je ne vais pas pour autant dédaigner des résultats positifs pour mon activité et pour le sens que je donne à la fonction de parlementaire.

Au travers de statistiques et graphiques, le site NosDéputés.fr mesure ainsi la présence des parlementaires en commission et en séance publique, le nombre d’interventions, d’amendements déposés et d’amendements ensuite adoptés, la quantité de rapports écrits, de propositions de loi cosignées ou de questions écrites et orales déposées…

Sur la majorité de ces indicateurs, le site me classe parmi les 150 premiers sur 577 (à noter qu’il n’indique que 2 catégories : les 150 premiers et les 150 derniers) : pour la présence en séance et en commissions, pour le nombre d’interventions longues (plus de 20 mots), pour le nombre d’amendements proposés à mon initiative et ceux qui ont été au final adoptés, pour le nombre de rapports réalisés au cours des 5 ans de ce mandat… Ces résultats sont une forme de reconnaissance du travail effectué et de l’engagement qui a toujours été le mien en tant qu’élue.

Sur un plan légèrement différent, une agence de communication (“Rumeur publique“) a publié il y a quelques semaines un classement de l’ « influence » des députés, en partant des critères des amendements adoptés et des rapports réalisés, mais aussi des réseaux sociaux…

Au terme de ces cinq années de mandat, avec 942 amendements adoptés et 9 rapports effectués, le site me classe 25ème sur 577 pour mon « influence » à l’Assemblée nationale. Et même 15ème si l’on considère uniquement le critère du nombre d’amendements adoptés.

Alors que ce premier mandat s’est déroulé dans un contexte des plus complexes, être dans le peloton de tête des députés ayant eu un impact réel et concret sur le travail législatif et la production de lois est une vraie satisfaction. Car, au-delà des tweets, posts Facebook et autres interventions médiatiques, une des missions premières des parlementaires, si ce n’est le cœur du mandat, est bien de faire la loi. Le critère des « amendements adoptés » permet ainsi opportunément d’avoir une idée de l’investissement de chaque parlementaire dans ce domaine et de sa capacité à faire adhérer ses collègues à ses positions.

Enfin, le classement s’intéresse à la présence des députés dans les médias et les réseaux sociaux. J’avoue avoir été moins portée sur ces aspects que sur le travail de fond. Dernier classement, le nombre d’articles parus dans la presse qui mentionnent le parlementaire, établi uniquement sur l’année 2016, est marqué par les primaires de la droite, qui ont donné une large place dans les médias aux députés porte-parole des candidats.


» Retrouvez l’ensemble des données sur mon mandat sur ma fiche sur le site NosDéputés.fr, et l’intégralité de l’étude du cabinet Rumeur Publique