Le Secrétaire d’Etat à l’Industrie à la rencontre de plusieurs fleurons industriels sur le bassin chambérien

Christophe Sirugue, Secrétaire d’Etat à l’Industrie (et, depuis ce mercredi matin, en charge du Numérique et de l’Innovation depuis le départ de la titulaire du portefeuille Axelle Lemaire) avait répondu favorablement à mon invitation à venir en Savoie : ce mercredi 1er mars, malgré un emploi du temps très contraint, l’objectif de sa visite était de rencontrer plusieurs entreprises du bassin chambérien.
L’enjeu ? Mettre en avant l’importance de l’insertion, de l’accompagnement de ces acteurs par les services de l’Etat, et de facteurs de compétitivité comme le coût et la gestion de l’énergie.

Celui qui était mon collègue membre de la Commission de affaires sociales jusqu’à l’automne dernier avant d’entrer au Gouvernement, s’est rendu au site de CATM à La Ravoire. Au côté de plusieurs élus locaux, de partenaires de l’entreprise et du Préfet de la Savoie, Denis Labbé, nous avons échangé avec le fondateur de cette structure spécialisée notamment dans la sous-traitance industrielle, et employant de nombreux salarié.e.s en contrat d’insertion.

La visite de l’entreprise Ferropem, dont le siège est à Chambéry, de même que le département de recherche-développement, résonnait ensuite directement avec certaines mesures législatives prises récemment. Anciennement Péchiney, l’entreprise fait désormais partie de Ferroglobe, géant du silicium. Spécialiste de l’électrométallurgie avec deux sites de production en Savoie, l’entreprise délivre des produits non-finis en silicium et des alliages à base de silicium pour d’autres secteurs industriels.

Le coût de l’énergie au centre du jeu

Les dirigeants de Ferropem sont revenus plus en détails sur une des caractéristiques principales de leur activité, à savoir la très grosse consommation d’électricité nécessaire au process. Comme plusieurs groupes historiques en Savoie, elle fait partie de cette catégorie dite des électro-intensifs (voire “hyper-électro-intensifs” pour certains) pour lesquels la consommation en électricité peut représenter une part très importante de l’ensemble des coûts de production. Ce qui, justement, nous a permis d’échanger une nouvelle fois sur le travail -mené par le Gouvernement et plusieurs parlementaires dont je faisais partie lors de l’examen des lois pour la transition énergétiques puis pour la croissance et l’activité (“loi Macron”)- à propos de la reconnaissance de ce volet précis du modèle économique.

En mettant en place divers dispositifs (« interruptibilité… »), il s’agissait de permettre à ces industries de bénéficier d’un coût de l’énergie qui soit concurrentiel avec nos voisins, et plus largement sur le marché mondial. Pour le moment, les acteurs saluent les mesures prises ces dernières années, et pour lesquelles j’avais à de nombreuses reprises rencontré les représentants de la filière électro-intensive. Au final ce sont des centaines d’emplois qui ont pu être maintenus, dans notre département et ailleurs en France.

La société “Energy Pool”, basée à Savoie Technolac et que j’avais rencontrée il y a quelques semaines, était d’ailleurs présente pour cet échange avec le Secrétaire d’Etat et les dirigeants de Ferropem. Spécialiste des solutions d’optimisation de la consommation d’énergie, travaillant avec les entreprises et les acteurs du réseau électrique sur les questions d’effacement, Energy Pool est un très bon exemple à la fois de partenariat gagnant entre deux sociétés, et de succès récent. Sa croissance en France et à l’international, qui va probablement l’amener à devenir le n°1 mondial du secteur fin 2017, en est la preuve.

Au cours de ce déplacement, les conseillers du ministre, au côté des représentants de l’Etat dans le département (DIRECCTE, DREAL…), ont pu échanger avec les organisations syndicales sur les points d’interrogation précis sur lesquelles elles nous avaient sollicités.

   


Jean-Pierre Rastier reçoit la Légion d’Honneur

Après une longue carrière et de multiples engagements, une remise de distinction est toujours l’occasion de tirer quelques leçons d’une vie. Après avoir reçu la Légion d’Honneur des mains du Secrétaire d’Etat à l’industrie qui terminait ainsi son déplacement en Savoie, Jean-Pierre Rastier nous a livré quelques enseignements à méditer, mais surtout à appliquer dans notre vie collective. Sous le regard de quelques-uns des agents de maîtrise de Péchiney qu’il a formés à l’Argentière-La-Bessée en 1962-63, il nous a parlé de l’importance de la formation professionnelle, gage permanent d’un déroulement de carrière comme de l’efficacité d’une entreprise. De ses années chez Pechiney Nederland, il retient une manière de négocier les accords sur le travail qui pourrait inspirer avec bonheur les relations sociales françaises… Anticiper, veiller aux nouveautés,…sont aussi des gages de succès pour l’économie comme pour les hommes.

Après que le ministre a rappelé que Jean-Pierre Rastier a aussi été administrateur du PSG, je me souviens, de mon côté, de celui qui fut de 2001 à 2008 conseiller municipal délégué aux entreprises de la ville de Chambéry et vice-président de l’agglomération dans l’équipe de Louis Besson, puis dans la mienne. Un beau parcours, accompagné lors de cette cérémonie par de nombreux anciens de Pechiney, comme par ceux qui l’ont connu comme élu local.