Comice agricole des Bauges : l’agriculture locale à l’honneur !

Dimanche dernier, le 23 avril, s’est tenu, au Châtelard le Comice agricole des Bauges. L’occasion de mettre en valeur -et de soutenir !- les exploitants, leurs élevages et les nombreux produits qui représentent les Bauges et participent de son identité.

Aux côtés de nombreux élus locaux -Catherine Chappuis, Albert Darvey, mais aussi Philippe Gamen et Pierre Hémar notamment-, j’ai assisté sur le Pré de Foire du Châtelard au Comice de cette année : un millésime très réussi pour lequel plus de 220 vaches de près de trente exploitations concouraient, seules ou en équipe de 4, pour être élue(s) reine(s) dans leur catégorie. J’avais déjà eu la chance ces dernières années de rencontrer plusieurs exploitant.e.s, dans les Bauges ou lors du Salon de l’agriculture à Paris, et de me rendre compte à chaque fois de l’excellence et de la maîtrise d’exécution des meneurs.

Heureusement, il n’y en avait pas que pour les (belles) Tarines et Abondances : le Comice a aussi servi de vitrine aux nombreuses autres productions agricoles de qualité dans le Massif, à commencer par ses fromages, Tome des Bauges, Margériaz…

Une belle journée comme celle-là ne peut pas faire oublier les difficultés du monde agricole et la mobilisation des élus doit être constante pour permettre de prendre en compte les spécificités de l’élevage de montagne. Par exemple, les dispositifs que j’avais défendus à l’automne dernier, avec plusieurs parlementaires, pour faire baisser les cotisations sociales liées au coût de la collecte de lait en montagne et en zones rurales, sont une étape positive qu’il faut encore approfondir. Et surtout, le décret lié à la loi Montagne, pris par le Gouvernement en septembre dernier, est une avancée pour nombre d’exploitations en altitude : en permettant aux associés de GAEC d’avoir un nombre d’heures maximal beaucoup plus conséquent pour une seconde activité professionnelle l’hiver, il vient en soutien aux pluriactifs et à toute l’agriculture de montagne.

       


 

Sur le terrain dans notre circonscription – Journée Nationale du Cœur, et déplacement de la championne du monde de karaté

Comme souvent, l’association des “Opérés du Cœur et Malades cardiaques de Savoie” avait parfaitement réussi sa mobilisation à l’occasion de la Journée Nationale du Cœur. En ce dimanche 2 avril, la salle de la Forgerie à Cognin rassemblait pas mal de monde, de nombreux élu.e.s parmi lesquels le Maire de la commune, Florence Vallin-Balas, et le premier adjoint, Franck Morat, ainsi qu’un invité de renom, l’athlète Christophe Lemaitre, venu apporter son soutien à cette cause. Les enjeux ? Soutenir les malades, et développer la prévention des risques cardio-vasculaires.

 


 

Déplacement en Savoie de la championne (de France en 2015, et du monde en 2012 !) de karaté, Nadège Ait-Ibrahim, invitée le 1er avril dernier par le Comité de Savoie et le Sporting Karaté Club de Cognin. Les nombreux jeunes -et moins jeunes- présents ont pu échanger et s’entrainer avec l’athlète au gymnase du Levant à Cognin. Ainsi qu’avec les compétiteurs du Karaté Club des Aillons, structure très dynamique qui compte dans ses rangs l’étoile montante Angélique Ginollin. Je suis très heureuse d’avoir pu contribuer au financement de leurs activités au moyen de la réserve parlementaire.

 


 

Agriculture – Le lait savoyard tient le choc

De 2014 à 2016, les producteurs de lait français ont vu les prix s’effondrer, de 360 à 294 euros les 1000 litres. Partout des manifestations ont marqué ces difficultés, qui mettent plus qu’en péril l’ensemble de la filière.

En Savoie, les producteurs ont -en moyenne- échappé à cette chute des prix. Sans même parler du lait de la zone “Beaufort” (parmi les plus élevés de France), le prix s’établit à 414,2 €/1000 litres pour le lait simplement IGP montagne, 446,6 € pour le lait « Tome des Bauges », ou 488 € pour le reblochon. Une valorisation qui doit tout au travail collectif du monde agricole, centré depuis longtemps sur des productions de qualité, avec des labels reconnus. Les producteurs viennent par exemple d’obtenir l’IGP (indication géographique protégée) “Raclette de Savoie” (ce qui est un minimum pour un plat qui est quand même d’origine alpine, et que des producteurs sans vergogne détournaient aux six coins de l’hexagone !).

Lors de l’assemblée générale de la Fédération des Coopératives Laitières des Savoie -à laquelle j’étais invitée le 7 mars dernier à La Biolle-, les dirigeants se sont félicités des prix obtenus dans notre département, qui assurent une plus juste rémunération des agriculteurs. Mais ce prix est d’abord assis sur des cahiers des charges rigoureux, et sur des conditions d’exploitation nettement plus complexes qu’en plaine. Une petite partie du lait produit est aussi « dégagée » (selon le terme employé) vers d’autres productions moins rémunératrices, pour éviter qu’une surproduction conduise à une baisse générale des prix.

Pour maintenir cette rémunération, la profession est engagée dans de nombreuses opérations d’améliorations fonctionnelles touchant notamment les ateliers de production des coopératives. Maîtrise des énergies, des consommations d’eau, citernes de collecte (qui remplacent les traditionnelles « bouilles » complexes à manipuler)… Grâce au “Pass lait cru”, la profession assure la qualification du lait et des conditions de production, notamment sous l’angle sanitaire. Un travail indispensable pour la régularité de la production, et la confiance des consommateurs.

Concernant la collecte, coûteuse en montagne, la Fédération des coopératives s’est d’ailleurs félicitée de la mesure adoptée récemment dans la loi Montagne, qui exonère de taxe sur les carburants (la “TICPE”) les camions de collecte en montagne. Le gain est d’environ 3€ pour 1000 litres : un chiffre relativement modeste en Savoie, mais qui a toute son importance dans d’autres montagnes, sans IGP ou produits phare, montagnes qui sont alors directement en concurrence avec les grandes fermes de plaine.

Cette exonération est un exemple de la concrétisation d’un travail parlementaire patient, qui, touche après touche, peut contribuer à améliorer la situation de chacun.


 

Les patrouilles alpines en compétition au Margériaz

Le Raid Hivernal des Patrouilles Alpines (RHIPA), organisé chaque année par l’Union nationale des officiers de réserve et l’Association des Réservistes de la Savoie, s’est déroulé le week-end dernier, samedi 4 et dimanche 5 mars, dans les Bauges sur le site d’Aillons-Margériaz.

Cette compétition sportive regroupe depuis 25 ans des patrouilles des unités de la réserve opérationnelle de la 27ème Brigade d’Infanterie de Montagne (BIM), ainsi que quelques autres équipes françaises et une italienne. 42 réservistes, hommes et femmes, réparti.e.s en 14 équipes ont enchainé épreuves techniques le samedi puis course de ski le dimanche matin sur un itinéraire technique, après une nuit de neige dense. Sur le camp de base de la Ferme de la Mense à Aillon-le-Jeune, j’ai eu le privilège et l’honneur de remettre les prix et notamment la “coupe du Colonel Stumm” aux vainqueurs. Bravo à la patrouille du 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins, basée à Barby, qui termine en deuxième position du classement général, à tous les participant.e.s et aux organisateurs.

Une belle réussite pour cette manifestation annuelle qui permet à la réserve opérationnelle, intervenant habituellement en France dans le cadre de l’opération « Sentinelle », de se retrouver, se dépasser en montagne et de renforcer les valeurs de cohésion et de fraternité qui portent ces hommes et ces femmes.


   
Crédits photos Sous-Lieutenant Tristan


 

Au Châtelard comme à Chambéry, échanges de vœux riches et conviviaux pour 2017 !

Après Saint-Vital le 14 janvier dernier, c’est au Châtelard puis à Chambéry, dans la salle “La Bisseraine”, les 20 et 21 janvier, que j’ai tenu à poursuivre mes cérémonies de vœux aux habitant.e.s, élu.e.s et associations des différents territoires de notre circonscription.

L’occasion m’était donnée en cette année d’élections de revenir sur quelques-uns des dossiers et situations locales sur lesquelles je me suis mobilisée plus particulièrement : accès aux soins dans notre territoire, loi Montagne, soutien aux associations… Et aussi bien sûr d’échanger sur les sujets qui touchent nos concitoyens : la fusion entre l’agglomération de Chambéry et les Bauges, l’avenir du tourisme local, la participation citoyenne, ou encore la révision du réseau de transports (PDU) de l’agglomération de Chambéry et son impact sur les communes, les habitants et les écoliers de nos territoires… En compagnie des nombreux élus locaux présents, nous avons poursuivi ces discussions autour du traditionnel verre de l’amitié et de la galette républicaine !


» Consultez ici le diaporama que j’ai diffusé à cette occasion


     
A Chambéry

     
Au Châtelard


 

Intercommunalités : construire l’avenir, dans le respect de ce que sont les communes

Depuis le 1er janvier, deux parties de la circonscription vivent une petite révolution intercommunale : le bassin chambérien se rapproche des Bauges, et la Haute-Combe de Savoie rejoint les trois autres intercommunalités du bassin albertvillois.

Elue municipale et communautaire du bassin chambérien, je souhaite la bienvenue aux élus et habitants des quatorze communes des Bauges ! La première agglomération de Savoie en nombre d’habitants et la communauté de communes du Cœur des Bauges ont évidemment des différences. Mais ils ont aussi beaucoup en commun et sont complémentaires sur bien des aspects. L’enjeu des prochaines années est de bâtir un projet et des réalisations sur un véritable partage, où chacun puisse être reconnu avec ses atouts, ses spécificités et ses besoins.

La loi est la loi. Les seuils de population ont été fixés avec les élus de l’ANEM (association nationale des élus de la montagne), alors que personnellement, j’ai toujours plaidé pour qu’il n’y ait pas de seuils “plancher” (qui induisent toujours un effet de seuil).

Dans mon rôle d’élue, de députée, je suis disponible pour contribuer, avec toutes les forces de nos territoires, à intégrer le massif dans le fonctionnement du bassin chambérien, dans le respect des intérêts des uns et des autres.

Il ne s’agit pas là de faire de la politique au mauvais sens du terme, mais au contraire, de construire ensemble, en s’appuyant sur nos différences, nos énergies, en étant en permanence à l’écoute des uns comme des autres. Ce n’est pas toujours facile, pas toujours spontané, mais c’est ainsi que l’on peut construire l’avenir de nos vallées et de nos montagnes.

La solidarité se construit chaque jour dans le respect de la diversité des élus représentant les communes, et dans une volonté commune d’avancer au service de nos concitoyens.

J’assure les maires, les élus et les citoyens des différents territoires impactés de ma disponibilité pour œuvrer en ce sens.


 

10 ans, ça se fête ! Un très bon anniversaire à Radio Alto, dans les Bauges !

Le 10 décembre dernier, je me suis bien évidemment rendue aux 10 ans de Radio Alto à Lescheraines. Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) « Alto », il s’agit d’une radio locale, associative, qui diffuse informations, programmes et musique sur le territoire des Bauges, et au-delà. Sur les ondes localement (94.8) et, en ligne, tout autour de la planète sur leur site Internet.

Indéniablement, si cette belle aventure associative fonctionne, c’est grâce aux salariés (trois actuellement) et à la quarantaine de bénévoles qui s’investissent pour mettre en valeur, et en ondes, musiques, projets, débats politiques, culturels et de société et initiatives individuelles ou collectives qui « font » les Bauges.

Alors, je souhaite à Radio Alto de continuer à faire vivre ses ondes au plus près de nos territoires baujus pendant de longues années encore. Et d’abord, pour ce lien social bien vivant que fait naître une radio locale.


⇒ Retrouvez nos échanges sur Radio Alto au cours de cette journée spéciale pour leur 10ème anniversaire :

⇒ Et l’article du Dauphiné Libéré du 14 décembre :

 


 

Jeunes et élu.e.s de Bellecombe-en-Bauges en visite à l’Assemblée nationale !

Ils étaient une vingtaine en provenance de Bellecombe-en-Bauges ce jeudi 8 décembre dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Agés entre 10 et 13 ans, des membres du Conseil municipal « enfants » de la commune étaient présents pour cette journée organisée autour du fonctionnement des institutions et du parlement. A leur côté, plusieurs adultes dont le Maire de Bellecombe, Jean-Luc Berthalay, ainsi que des élus de la commune qui avaient fait le déplacement et accompagnaient ces « jeunes pousses » dans leur éducation civique et leur formation aux règles de la vie politique et démocratique, le temps d’une journée dans la capitale.

C’est avec grand plaisir que je suis allée les accueillir pour une visite de l’Assemblée nationale, avant de continuer les échanges ensembles au déjeuner. Comment perçoivent-ils leurs élu.e.s, leurs député.e.s ? Quelle vision ont-ils du travail des parlementaires ? Quelles attentes aussi… ? Autant de sujets posés innocemment, mais qui rejoignent très souvent les interrogations fortes sur notre le fonctionnement de nos institutions et nous incitent à remettre en questions nos pratiques.


     


 

 

Le nordique au sommet dans la loi Montagne

C’était un des sujets qui me tenaient particulièrement à cœur dans la loi montagne, sûrement parce que notre circonscription compte depuis peu un des meilleurs stades nordiques (biathlon, multi-activités) d’Europe sur le site de la Féclaz : les activités nordiques voient leur définition juridique élargie pour favoriser leur développement.

3Un amendement adopté à l’initiative commune de ma collègue co-rapporteure, de moi-même, et plusieurs parlementaires associés sur ce sujet, en Commission a ensuite été confirmé lors de la discussion cette semaine en séance publique.

Ainsi, l’article 18 bis du projet de loi vise tout d’abord à assurer une reconnaissance légale à l’association nationale de coordination des sites nordiques, Nordic France. Pour rappel, Nordic France a été créée en 1986 et assure une coordination nationale dans le développement des « activités et des loisirs de neige non-motorisés autres que le ski alpin ». En lien avec France Montagnes, elle s’occupe de la promotion nationale des activités nordiques et organise la formation des professionnels du secteur. Nordic France veille aussi à la cohérence des tarifs d’accès aux pistes, et a mis en place, depuis 2006, une charte et un label qui permettent d’assurer la qualité, l’offre, etc. et l’accès à diverses prestations, dans les sites nordiques labellisés.

En fait, les associations départementales, interdépartementales et régionales de promotion du « ski de fond » disposaient déjà d’une reconnaissance légale, qui manquait à leur réseau national. Cette reconnaissance permet donc de soutenir les actions de cette association au plan national, et d’en faire l’interlocuteur privilégié de l’État pour tous les sujets relatifs aux sports et aux sites nordiques.

Seconde mesure pour le nordique : la définition des sports nordiques dans l’ensemble des textes de loi faisant référence à ceux-ci a été actualisée et élargie. Elle n’avait en effet quasiment pas bougé depuis la loi Montagne de 1985, alors que certaines pratiques sont apparues depuis. Le code du tourisme et celui des collectivités territoriales mentionnent donc désormais le « ski de fond et les loisirs de neige non motorisés autres que le ski alpin » comme définition des « sports nordiques ».


 

La montagne en débat à Lescheraines : retour sur la réunion publique de samedi dernier

dsc_0913Samedi 24 septembre, je me suis rendue à Lescheraines à l’invitation de la section de Saint Alban-Leysse du Parti Socialiste à une « rencontre-débat » sur le thème de l’économie et de l’agriculture en montagne.

A cette occasion, je suis intervenue pour présenter le projet de loi Montagne pour lequel j’ai été nommée rapporteure au sein de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. J’ai rappelé les grands axes de cette réforme ; vous trouverez d’ailleurs joint à ce billet le diaporama support de mon intervention.

A la suite de cet exposé, j’ai répondu aux nombreuses questions qui m’ont été posées par la quarantaine de personnes présentes à cette réunion. J’ai notamment été interpellée sur plusieurs points techniques liés à l’avenir de nos massifs tant sur le plan de leur aménagement que sur la nécessité de préserver leur environnement. Les échanges nous ont permis d’évoquer la création des « zones de tranquillité » dans les PNR, la taxe communale sur les remontées mécaniques, le développement de la pratique du VTT dans nos stations au travers notamment de la question des servitudes de passage, le développement du numérique et de la formation à distance, ou encore la participation des associations à la gouvernance des territoires de montagne.

dsc_0912En conclusion de cette après-midi studieuse, j’ai à nouveau précisé le calendrier du vote de la loi : d’abord la discussion des amendements en commission jusqu’à la fin du mois de septembre, puis la discussion en séance au cours du mois d’octobre. Le débat parlementaire promet d’être passionnant. En effet, on compte d’ores et déjà plusieurs centaines d’amendements déposés par des députés de la France entière et appartenant à tous les groupes politiques.

Je me réjouis que la montagne suscite l’intérêt du pays tout entier !

» Retrouvez ici le document support de ma présentation


L’article du Dauphiné Libéré du 26 septembre 2016 :
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Réunion de présentation de la loi Montagne à Lescheraines

Agriculture et économie de montagne : deux piliers d’une loi

Ce samedi 24 septembre, j’animerai à Lescheraines une conférence-débat consacrée à la loi Montagne, et notamment aux aspects économiques et agricoles de ce projet de loi.

A quelques jours du débat, ce sera pour tous l’occasion d’avoir les informations les plus récentes (et les plus sûres), et le débat permettra des échanges capables d’apporter de la matière au texte qui sera étudié en Commission des affaires économiques à partir du mardi 27 septembre.


Venez nombreux !

Samedi 24 septembre 2016

à partir de 15 heures

 à LESCHERAINES
(salle polyvalente)


Réunion publique ouverte à tous.tes

Un moment de convivialité autour d’un buffet suivra

Pour tout renseignement, contactez ma permanence parlementaire :
04-79-25-80-09 // blaclais@assemblee-nationale.fr



Sur les questions d’agriculture, retrouvez mon interview dans l’hebdomadaire “Terre Dauphinoise” du 1er septembre dernier, quelques jours avant la présentation de la loi Montagne en Conseil des ministres :

itw-loi-montagne-terre-dauphinoise-01-09-16Crédits : Terre Dauphinoise


 

Dans les Bauges : 3ème compte-rendu de mandat pour cette année

Accès aux soins en montagne, fusion d’intercommunalités et tourisme étaient bien sûr au centre des échanges que nous avons tenus vendredi dernier, le 2 septembre, au Châtelard. La salle des fêtes du chef-lieu des Bauges accueillait ma troisième réunion annuelle de compte-rendu de mandat après Cognin et Cruet (consultez ici le compte-rendu des deux premières réunions).

dsc_5010Devant une cinquantaine de personnes, après un retour sur les principales réformes de l’année et les dossiers qui m’ont le plus mobilisée, les questions ont été nombreuses et pointues.

Situation des infirmier.e.s de montagne

Le changement récent du mode de calcul des indemnités de déplacement des infirmiers libéraux en zone de montagne par l’Assurance-maladie est au cœur des préoccupations légitimes de ces professionnels de santé, et de beaucoup de nos concitoyens habitant dans des zones isolées, inquiets des conséquences sur la permanence des soins.

Cela fait plusieurs mois maintenant que je suis mobilisée sur ce sujet après avoir rencontré le Collectif des infirmiers de montagne et les administrations de santé. Un dossier complexe, très technique, aux interprétations juridiques diverses selon les parties… Mais tout l’enjeu aujourd’hui est de trouver une solution qui permette à ces cabinets de continuer à exercer. Diverses options sont envisagées pour éviter des ruptures. La renégociation nationale de la nomenclature des actes aura lieu en 2017. Rien n’est figé et il ne s’agit pas de prendre parti ici pour tel ou tel camp, mais de permettre une sortie par le haut, viable pour l’Assurance maladie, pour nos infirmières et pour les habitants des territoires de montagne qui bénéficient de leurs soins…

Fusion des intercommunalités ?

dsc_5021Différentes questions et interventions d’habitants et d’élus ont porté ensuite sur les changements pouvant intervenir sur les réseaux de bus départementaux dans les Bauges, la fiscalité locale, les conséquences de la suppression de la « demi-part des veuves » (rappelons-le : décidée sous la majorité précédente en 2011…pour entrer en application en 2015 ! ) Depuis lors, face à l’entrée dans l’impôt de nombreuses personnes âgées aux revenus modestes, le Gouvernement a décidé en 2014 puis 2015 la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu et des exonérations d’impôt pour les personnes âgées aux faibles revenus. Ces mesures ont permis de limiter les hausses d’impôts dues à la suppression de la « demi-part des veuves ».

Enfin, les implications de la loi “NOTRe”, notamment sur le développement du tourisme et les intercommunalités, ont bien évidemment été évoquées. J’ai déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de m’exprimer sur la question de la fusion de Chambéry Métropole et de la Communauté de communes du Cœur des Bauges. Au-delà des difficultés réelles que posent certains dossiers (fiscalité, eau/assainissement, économie…), le fond de la question dépasse ces aspects techniques pour être finalement très humain : voulons-nous, oui ou non, vivre et travailler à un projet commun solidaire avec nos voisins directs ? Répondre à ces choix politiques, relationnels nous donnera la vision de l’avenir.

» Retrouvez le diaporama support de la présentation

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L’article du Dauphiné Libéré du 7 septembre 2016 :

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Bauges – Un débat autour de la fusion avec l’agglo de Chambéry

Invitée par un collectif citoyen local, avec Albert Darvey et Catherine Chapuis, conseillers départementaux, j’ai participé le 4 mars dernier à La-Motte-en-Bauges à une réunion publique sur le thème de la fusion de la communauté de communes du Cœur des Bauges avec Chambéry Métropole.

L’organisation intercommunale est une chose complexe, extrêmement technique, mais qui touche tellement notre quotidien qu’elle devrait aussi être l’objet de débats publics, pour que les citoyens puissent avoir tous les éléments d’information et de compréhension des choix organisationnels qui les engageront pour longtemps.

Depuis des décennies, et quels que soient les gouvernements, les regroupements intercommunaux sont favorisés. Sur les Bauges, le SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) a d’abord rassemblé les 14 communes, avant la création de la communauté de communes en 1993.

Sur Chambéry, le regroupement a commencé en 1957 (Syndicat intercommunal d’assainissement et d’urbanisme de la région de Chambéry – SIAURC), s’est poursuivi avec le Syndicat intercommunal de l’agglomération chambérienne (SIAC) en 1978, avant le passage au DUCC (District urbain de la Cluse de Chambéry) en 1995, puis à Chambéry Métropole depuis le 1er janvier 2000. La communauté d’agglomération est passée de 15 à 24 communes en 2006.

La loi « NOTRe » du 6 août 2015 promeut de nouveaux regroupements, notamment pour les petites communautés de communes, le seuil de population étant fixé en montagne à 5000 habitants. Or les Bauges ne comptent officiellement « que » 4964 habitants…

Depuis plusieurs mois, des échanges ont donc lieu entre élus baujus et élus du bassin chambérien, sous le regard attentif du Préfet de Savoie, ordonnateur du “schéma départemental de coopération intercommunale”.

Si je travaille aussi avec les élus sur ce dossier, il me semble démocratiquement primordial que la population soit informée, écoutée, afin que les enjeux de vie quotidienne, de coût des services soient pris en compte et clairement exprimés.

C’est dans cet esprit que j’ai participé à la réunion organisée à La Motte en Bauges. L’échange avec les 70 personnes présentes a été riche, entre identité baujue et enjeux techniques de la fusion projetée.

Une des conditions de la réussite de l’intercommunalité, c’est aussi le débat, l’information et la transparence aussi bien en direction des élus que des citoyens.


» L’article du Dauphiné Libéré du 7 mars sur la réunion publique à La Motte en Bauges :

DL 07.03.16 - fusion Bauges - Chambéry Métropole


 

Salon de l’Agriculture : les Savoie à l’honneur cette semaine !

SIA (2)Et la gagnante est…. une Tarine baujue ! “Hellokitty” a porté haut les couleurs des Bauges ce mercredi 2 mars lors du prix de la race Tarentaise au Salon de l’Agriculture. Félicitations au GAEC des “Sabots de Venus” à Bellecombe-en-Bauges et à tous les autres éleveurs en course bien sûr !

Car les Savoie étaient à l’honneur au cours d’une journée qui leur était dédiée. L’occasion de parcourir les stands et de saluer les nombreux exploitants présents sur place : éleveurs donc, mais aussi coopératives, viticulteurs, maraichers et beaucoup d’autres… De nombreux élus savoyards avaient fait le déplacement, et notamment les conseillers départementaux Catherine Chappuis, Albert Darvey et Jean-François Duc avec qui j’ai parcouru les allées.

Alors que le monde agricole traverse une grave crise, ce Salon est plus que jamais l’occasion de mettre en avant et de soutenir nos agriculteurs, leurs productions et leur savoir-faire tant apprécié et reconnu en Savoie. L’occasion aussi de rappeler la complexité d’une situation, qui ne touche pas tous les territoires de la même manière, et qui ne date pas d’hier non plus : fixation du prix et évolution du cours des marchés, fixation des règles de négociations entre les centrales de distribution, les transformateurs et les exploitants agricoles, fin des quotas laitiers en 2008…. Un certain nombre de mesures ont été annoncées ces dernières semaines (baisse de 10 points sur les cotisations sociales pour les agriculteurs, “année blanche” pour ceux qui traversent des difficultés…) et de nouvelles décisions très attendues doivent être prises dans les jours qui viennent au niveau européen (Conseil “Agriculture et pêche” le 14 mars).

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Pour un tourisme social et solidaire dans nos montagnes

Le déplacement du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, vendredi dernier, le 26 février, à La Féclaz et à Saint-François de Sales dans les Bauges, a été l’occasion de mettre en valeur des aspects (moins médiatiques mais tout aussi importants) de nos montagnes : stations familiales, moyenne montagne et tourisme social apparaissent trop souvent comme les parents pauvres des discours et des images dans les médias à propos du “tourisme hivernal”. Pas question de nier ici l’apport économique des grandes stations, et donc en emplois et en attractivité, mais plutôt de braquer le projecteur vers des territoires moins souvent exposés. Et pourtant, de très nombreux Savoyards se rendent très fréquemment à La Féclaz et dans les Bauges.

capture LJDASEStations à taille “humaine”, centres de vacances porteurs de valeurs, projets pédagogiques fondés sur la solidarité et la justice, l’humilité aussi. Notre parcours avec le Ministre a (aussi) été élaboré sur ces thèmes qui doivent rester, même en montagne -si ce n’est plus-, au cœur des priorités des politiques publiques pour les mois et les années à venir.

A ce sujet, je vous invite à lire l’article très intéressant paru dans Le Journal des Activités sociales de l’énergie (magazine de l’organisme qui gère des séjours au centre de vacances du “Sorbier”) sur la visite du Ministre : « Une colo citoyenne, bien ancrée dans son environnement ».

Consultez également l’article sur le site du Ministère de ville, de la jeunesse et des sports, sur le déplacement de Patrick Kanner en Savoie