Cyclisme – Chambéry en tête de peloton

Avec “France Cyclisme” (l’équipe pro AG2R) et “Chambéry Cyclisme Formation” (CCF), le bassin chambérien abrite des outils d’une exceptionnelle qualité, comme vient de le constater une délégation de parlementaires amateurs de vélo invités par le partenaire des équipes à faire le tour des installations ce mercredi 22 mars.

Pesez-moi ça”… D’une main surprise, les visiteurs soupèsent un cadre de vélo des professionnels de l’équipe AG2R La Mondiale. Poids plume pour une équipe devenue un poids lourd du cyclisme mondial. Pendant qu’une délégation de sénateurs et de députés visitent les locaux de La Motte-Servolex, les coureurs sont en Catalogne ou en Flandres. Il y a 25 ans, Vincent Lavenu parvenait à monter la première équipe professionnelle basée à Chambéry : l’équipe Chazal, devenue ensuite Casino, puis AG2R La Mondiale depuis l’an 2000.

Entrée dans l’élite mondiale en 2006, l’équipe a offert à la France de belles occasions de reprendre espoir dans un cyclisme renouvelé : la victoire de Christophe Riblon à l’Alpe d’Huez en 2013, puis les podiums de Jean-Christophe Péraud et de Romain Bardet en 2014 et 2016 ont montré que la persévérance déployée par l’équipe rassemblée autour de Vincent Lavenu pouvait être payante. France cyclisme est aujourd’hui une entreprise composée de 30 coureurs et de 45 personnels techniques et administratifs, pour un budget annuel de 14,5 M€. “Les partenaires sont indispensables, car le cyclisme est un sport gratuit, sans stade, sans droits télé…“, souligne Vincent Lavenu.

La formation en réserve
La réussite de l’équipe AG2R repose aussi sur une autre entité : Chambéry Cyclisme Formation (CCF), l’école qui forme des coureurs sur les hauts des Monts, toujours à Chambéry, dans des locaux mis à disposition par la municipalité de Louis Besson. L’aventure a commencé en 2002, en s’inspirant des centres de formation existant dans le rugby ou le hand -un sport (re)connu à Chambéry !-, et avec la volonté de construire un autre cyclisme après les affaires “Festina” (et autres…) de la fin des années 1990. “Nous voulions transmettre des valeurs, et offrir aux jeunes cyclistes de 18 à 22 ans des conditions d’études leur permettant d’allier sport et préparation d’une vie professionnelle ultérieure“, explique Loïc Varnet, le directeur de CCF. 37% des élèves sont passés professionnels ; ce qui veut dire que 63% n’ont pas pu aller plus loin dans leur rêve sportif. Mais tous, à vingt ans comme à trente, ont besoin de pouvoir se reconvertir et d’assurer une autre carrière que le vélo. “Nous formons des hommes équilibrés“. C’est important, y compris durant la carrière sportive.

La réussite de “Chambéry Cyclisme Formation” est évidente : l’équipe sportive est en DN1 (division nationale 1) de la Fédération Française de Cyclisme depuis 2007, et a été classée premier club français en 2016 (sur 2500 clubs !). Les six élèves d’une promotion restent trois ans, suivent des formations aux horaires adaptés, dans les divers domaines présents sur le pôle universitaire de Chambéry-Technolac. C’est d’autant plus compliqué à mettre en place que le vélo comme les cours se pratiquent le jour et en même temps. Les plannings sont donc très serrés, la discipline aussi, mais le CCF est très demandé : à la rentrée 2016, il y avait 66 candidats pour six places, des candidats issus de 24 pays et de 4 continents !

Equipe réserve de l’équipe pro “AG2R”, le CCF est aujourd’hui l’une des plus belles portes d’entrée vers le professionnalisme, avec 10 de ses anciens élèves courant sous les couleurs d’AG2R. France cyclisme assure d’ailleurs la moitié du budget annuel, les subventions publiques et des recettes propres apportent le reste. L’an dernier, j’avais d’ailleurs attribué une réserve parlementaire à CCF : une manière de marquer la réussite d’une expérience chambérienne.


Casques et vitres teintées

Au-delà du Pacte de performance signé en 2014 par le Ministre des sports pour faciliter l’accès des sportifs de haut niveau au monde de l’entreprise, l’action dans ce domaine ne se limite pas à la compétition.

En tant que parlementaire, je suis membre du Club des parlementaires pour le vélo, et nous avons durant ce mandat obtenu, entre autres, la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo, permettant aux salariés qui vont au travail par ce moyen de voir prise en charge une partie de leurs frais. Les cyclistes ont aussi contribué à la nouvelle législation contre les vitres teintées à l’avant sur les voitures (les forces de l’ordre veulent voir qui est dans le véhicule, mais les cyclistes veulent aussi et surtout savoir si le conducteur les a vus, le contact visuel étant essentiel à la sécurité du cycliste urbain).

L’obligation du port du casque pour les enfants de moins de douze ans est aussi une mesure en faveur de la sécurité des plus jeunes. Mais, à l’instar de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB), je pense que cette mesure doit s’accompagner d’une obligation de l’apprentissage du vélo, de la conduite et du code de la route, dans les écoles primaires. Un travail à poursuivre lors de la prochaine étape parlementaire !


 

Théâtre solidaire à Chambéry

Comme chaque année, la compagnie de Cognin du “Théâtre pour rire” a donné une série de représentations dont les recettes sont destinées aux actions de solidarité de la Cantine savoyarde. La comédie Paul m’a laissé sa clé a ainsi été jouée à plusieurs reprises dans l’agglomération, dont quatre fois au Théâtre Charles Dullin à Chambéry. Ce dimanche 19 mars, lors de la dernière représentation de la pièce, j’ai pu me rendre compte de l’engouement du public pour cette belle initiative, associant culture et humanisme.

L’association La Cantine savoyarde va ainsi bénéficier de ces sommes au profit de son “restaurant humanitaire” et des actions d’insertion qu’elle mène auprès des plus démuni.e.s. Les besoins étant croissants, j’avais moi-même tenu à contribuer -modestement- au cours des dernières années, au fonctionnement de cette structure via ma « réserve parlementaire ».

   


 

Vie étudiante – Un 19ème Tour du Monde au Manège à Chambéry en fanfare !

Je me suis rendue vendredi dernier, le 17 mars, au lancement officiel de la 19ème édition du Tour du Monde au Manège. Une manifestation devenue centrale, au fil des ans, pour les Chambérien.ne.s et les nombreux étudiant.e.s étrangers qui viennent pour quelques temps dans notre département. Co-organisé par la Ville de Chambéry, l’Université Savoie Mont Blanc, en collaboration avec l’IAE Savoie Mont Blanc, l’ISEFE et l’INSEEC, cet évènement est devenu incontournable dans l’agenda savoyard !

Si cette édition a mis à l’honneur le Mexique, ce sont plus de 40 nationalités qui étaient représentées et ont su mettre en lumière leur(s) culture(s) d’origine. Après la visite inaugurale de l’ensemble des stands, je suis passée plus particulièrement à celui des étudiants népalais. En tant que présidente du groupe d’amitié France-Népal de l’Assemblée nationale, c’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur leur cursus, les conditions d’études et de vie dans la capitale savoyarde, les difficultés, aussi, qu’ils ont pu rencontrer…

Un Tour du Monde très réussi avec un public au rendez-vous ; une chance de plus, aussi, de souligner -si jamais cela était encore nécessaire…- l’excellence de notre université et des établissements d’enseignement supérieur savoyards qui ont su développer des accords à l’international et accueillent aujourd’hui, sur leurs différents sites, de très nombreux étudiants étrangers. Autant de jeunes qui deviendront ensuite des “ambassadeurs” de Chambéry et de la Savoie dans le monde entier !

Rendez-vous est pris l’an prochain pour un 20ème Tour du Monde à Chambéry, qui portera, cette fois, l’Inde à l’honneur !


Le Secrétaire d’Etat à l’Industrie à la rencontre de plusieurs fleurons industriels sur le bassin chambérien

Christophe Sirugue, Secrétaire d’Etat à l’Industrie (et, depuis ce mercredi matin, en charge du Numérique et de l’Innovation depuis le départ de la titulaire du portefeuille Axelle Lemaire) avait répondu favorablement à mon invitation à venir en Savoie : ce mercredi 1er mars, malgré un emploi du temps très contraint, l’objectif de sa visite était de rencontrer plusieurs entreprises du bassin chambérien.
L’enjeu ? Mettre en avant l’importance de l’insertion, de l’accompagnement de ces acteurs par les services de l’Etat, et de facteurs de compétitivité comme le coût et la gestion de l’énergie.

Celui qui était mon collègue membre de la Commission de affaires sociales jusqu’à l’automne dernier avant d’entrer au Gouvernement, s’est rendu au site de CATM à La Ravoire. Au côté de plusieurs élus locaux, de partenaires de l’entreprise et du Préfet de la Savoie, Denis Labbé, nous avons échangé avec le fondateur de cette structure spécialisée notamment dans la sous-traitance industrielle, et employant de nombreux salarié.e.s en contrat d’insertion.

La visite de l’entreprise Ferropem, dont le siège est à Chambéry, de même que le département de recherche-développement, résonnait ensuite directement avec certaines mesures législatives prises récemment. Anciennement Péchiney, l’entreprise fait désormais partie de Ferroglobe, géant du silicium. Spécialiste de l’électrométallurgie avec deux sites de production en Savoie, l’entreprise délivre des produits non-finis en silicium et des alliages à base de silicium pour d’autres secteurs industriels.

Le coût de l’énergie au centre du jeu

Les dirigeants de Ferropem sont revenus plus en détails sur une des caractéristiques principales de leur activité, à savoir la très grosse consommation d’électricité nécessaire au process. Comme plusieurs groupes historiques en Savoie, elle fait partie de cette catégorie dite des électro-intensifs (voire “hyper-électro-intensifs” pour certains) pour lesquels la consommation en électricité peut représenter une part très importante de l’ensemble des coûts de production. Ce qui, justement, nous a permis d’échanger une nouvelle fois sur le travail -mené par le Gouvernement et plusieurs parlementaires dont je faisais partie lors de l’examen des lois pour la transition énergétiques puis pour la croissance et l’activité (“loi Macron”)- à propos de la reconnaissance de ce volet précis du modèle économique.

En mettant en place divers dispositifs (« interruptibilité… »), il s’agissait de permettre à ces industries de bénéficier d’un coût de l’énergie qui soit concurrentiel avec nos voisins, et plus largement sur le marché mondial. Pour le moment, les acteurs saluent les mesures prises ces dernières années, et pour lesquelles j’avais à de nombreuses reprises rencontré les représentants de la filière électro-intensive. Au final ce sont des centaines d’emplois qui ont pu être maintenus, dans notre département et ailleurs en France.

La société “Energy Pool”, basée à Savoie Technolac et que j’avais rencontrée il y a quelques semaines, était d’ailleurs présente pour cet échange avec le Secrétaire d’Etat et les dirigeants de Ferropem. Spécialiste des solutions d’optimisation de la consommation d’énergie, travaillant avec les entreprises et les acteurs du réseau électrique sur les questions d’effacement, Energy Pool est un très bon exemple à la fois de partenariat gagnant entre deux sociétés, et de succès récent. Sa croissance en France et à l’international, qui va probablement l’amener à devenir le n°1 mondial du secteur fin 2017, en est la preuve.

Au cours de ce déplacement, les conseillers du ministre, au côté des représentants de l’Etat dans le département (DIRECCTE, DREAL…), ont pu échanger avec les organisations syndicales sur les points d’interrogation précis sur lesquelles elles nous avaient sollicités.

   


Jean-Pierre Rastier reçoit la Légion d’Honneur

Après une longue carrière et de multiples engagements, une remise de distinction est toujours l’occasion de tirer quelques leçons d’une vie. Après avoir reçu la Légion d’Honneur des mains du Secrétaire d’Etat à l’industrie qui terminait ainsi son déplacement en Savoie, Jean-Pierre Rastier nous a livré quelques enseignements à méditer, mais surtout à appliquer dans notre vie collective. Sous le regard de quelques-uns des agents de maîtrise de Péchiney qu’il a formés à l’Argentière-La-Bessée en 1962-63, il nous a parlé de l’importance de la formation professionnelle, gage permanent d’un déroulement de carrière comme de l’efficacité d’une entreprise. De ses années chez Pechiney Nederland, il retient une manière de négocier les accords sur le travail qui pourrait inspirer avec bonheur les relations sociales françaises… Anticiper, veiller aux nouveautés,…sont aussi des gages de succès pour l’économie comme pour les hommes.

Après que le ministre a rappelé que Jean-Pierre Rastier a aussi été administrateur du PSG, je me souviens, de mon côté, de celui qui fut de 2001 à 2008 conseiller municipal délégué aux entreprises de la ville de Chambéry et vice-président de l’agglomération dans l’équipe de Louis Besson, puis dans la mienne. Un beau parcours, accompagné lors de cette cérémonie par de nombreux anciens de Pechiney, comme par ceux qui l’ont connu comme élu local.

 


 

Restos du Cœur : un nouveau camion, pour des besoins accrus

Les Restos du cœur de Savoie viennent de réceptionner, ce 2 mars, un nouveau camion frigorifique pour faire les collectes et les distributions de produits alimentaires dans les dix centres de Savoie. J’ai participé au financement de ce véhicule grâce à la réserve parlementaire (4 000 €).

Au niveau national, le nombre de bénéficiaires des Restos du cœur est enfin en stagnation. Pourtant, les dix centres des restos du cœur en Savoie ont accueilli 15% de demandeurs en plus cette année, avec environ 4500 personnes concernées. Mais la Savoie reste encore bien en-dessous des ratios nationaux.

Pour aller chercher les palettes de produits alimentaires, puis pour les distribuer dans les dix centres répartis sur le département, les Restos du cœur disposent d’une petite flotte de véhicules. Souvent pas tout jeunes. C’est pour pallier -un peu- ce problème de vieillissement du matériel que plusieurs partenaires, publics et privés, se sont associés pour financer un nouveau véhicule frigorifique. J’ai accompagné le financement en donnant une partie de ma réserve parlementaire (une réserve si souvent décriée dans les médias, et si souvent attendue dans les associations comme dans les petites communes !). Au final, les partenaires ont apporté 81% des 47 000 euros du camion.

Outre les véhicules, notre problème est aussi d’avoir des bénévoles“, explique Alain Schermesser, président départemental des Restos du cœur. Pour faire tourner les dix centres, les collectes et les distributions, plus les autres services, l’association mobilise en Savoie 310 bénévoles réguliers. Plus quelques bonnes volontés ponctuelles pour les grandes collectes dans les supermarchés partenaires. D’ailleurs, la prochaine a lieu le week-end prochain, les vendredi 10 et samedi 11 mars. Rejoignez-les !


Les Restaurants du cœur :

Outre l’aide alimentaire, les Restos du cœur en Savoie proposent aussi de l’aide pour l’accès au droit et à la justice, des cours de soutien et de français, des conseils budgétaires et du micro-crédit, des vacances et des loisirs. A condition d’avoir assez de bénévoles pour assurer tous les services ! → En savoir plus sur leur site Internet


 

Sciences et progrès dans la République française, un débat plus que jamais d’actualité

Alors que la session parlementaire à l’Assemblée nationale s’achevait cette semaine, quel plus beau thème que les sciences et le progrès dans notre République pour conclure nos travaux ? La résolution soumise à la discussion ce mardi 21 février au soir dans l’hémicycle, et votée à l’unanimité, appelle à une prise de conscience : face à un processus lent mais constant de (re)mise en cause et de déclin des sciences dans les médias, dans l’enseignement ou le débat politique, la parole scientifique doit retrouver toute sa place au cœur des grands débats de notre démocratie, dans les enceintes parlementaires comme dans les ministères, sur les ondes comme dans les classes des écoles de nos enfants.

La prolifération d’informations tronquées ou inexactes, comme de théories complotistes, ou l’essor abrupt des “faits alternatifs” et d’une ère de “post-vérité” remettent en cause les valeurs de notre république issues des Lumières. C’est pourquoi nous appelons dans cette résolution à ce que le Gouvernement prenne une série de mesures visant à redonner toute sa place et sa force, dans toutes les sphères de notre société, à la parole scientifique.

Au cours de mon intervention, lors de la discussion générale de la résolution, j’ai souhaité mettre l’accent sur le « filtre » indispensable que me semble être l’éducation. Des plus jeunes aux plus âgés, il s’agit là d’un des nœuds centraux du problème. Education permanente, éducation aux sciences tout particulièrement afin de pouvoir suivre l’évolution du monde, rapportée de manière accélérée, en permanence. Et nous tous, à commencer par les collectivités locales, disposons d’outils pour avancer dans ce sens. A Chambéry, l’exemple de la Galerie Eurêka (un “CCSTI”, centre de culture scientifique, technique et industrielle) est précurseur dans cette voie, à de multiples égards.

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention, ainsi que celui de la résolution :


“Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, jadis, quelques années d’études suffisaient pour comprendre un monde paraissant immuable. Il fallait des semaines pour qu’une nouvelle traverse un continent. Nous sommes la première génération à vivre un univers instantané. Peu importe le lieu et l’heure : tout est su ou vu dans l’instant, sur la terre entière, sans l’ombre d’un filtre. Le seul filtre dont nous disposons s’appelle l’éducation, l’apprentissage d’un savoir de base et, surtout, l’apprentissage de l’apprentissage permanent, pour que chacun puisse suivre la très rapide évolution du monde.

La science n’échappe pas à cette évolution : elle en est même le cœur. Cela rend plus indispensable que jamais une éducation à la science, aux sciences, qui nous permette d’en comprendre les fonctionnements, les évolutions, d’en peser les chances et les risques.

L’honnête homme d’hier pouvait savoir à peu près tout sur tout. Aujourd’hui, l’honnête homme sait qu’il ne sait plus grand-chose, mais qu’il doit avoir jusqu’à son dernier souffle l’esprit ouvert, la soif d’apprendre pour comprendre où l’on va.

Dans cette montagne d’informations qui nous arrive tous les jours, la science occupe sa part. Mais la formidable évolution scientifique que nous vivons est aussi au cœur des inquiétudes de la population, au cœur des manipulations potentielles où l’obscurantisme sait jouer avec des peurs ancestrales. Nous sommes désormais dans une société qui demande aux scientifiques non seulement de savoir, mais de faire savoir, voire de savoir combattre la contre-information ou l’opinion assénée avec certitude qui tend à se substituer à la démarche scientifique.

La compréhension de la science et du monde technique dans lequel nous vivons est indispensable à tous. Cette compréhension doit commencer très tôt. La place de la science doit être renforcée à l’école, dès le plus jeune âge, depuis l’école élémentaire jusqu’aux études supérieures. Transmettre une science ludique, « expérimentable », est primordial pour les enfants. En manipulant, en construisant, ils apprennent à démystifier un univers technique qui n’est pas magique, mais simplement scientifique, explicable, maîtrisable.

Cette pédagogie active fonctionne très bien dans les CCSTI, les centres de culture scientifique, technique et industrielle. Hélas, seules quelques dizaines de collectivités locales ont fait l’effort d’ouvrir de tels centres sur leur territoire. Il faut en effet des moyens financiers, mais aussi des partenariats avec le monde universitaire, avec l’éducation nationale ou des industriels pour donner à comprendre une part de notre technologie, une part de notre progrès technique.

Vulgariser, montrer, faire comprendre est indispensable à une saine appropriation de l’univers scientifique. Nous devons faire cet effort pour conserver un regard positif sur la science, alors même que l’avalanche d’informations qui s’abat à chaque instant sur les épaules de nos concitoyens fait qu’ils n’en voient bien souvent que les aspects les plus négatifs. Il est toujours plus simple d’effrayer que d’expliquer, de rejeter brutalement que de juger sereinement et objectivement, avec discernement.

Je remercie Jean-Yves Le Déaut et mes collègues de m’avoir laissée m’exprimer sur ce sujet pour témoigner de la difficulté des collectivités qui s’engagent. Ce choix, politique au bon sens du terme, n’est pas toujours partagé par toutes les collectivités qui devraient se sentir concernées. Pourtant, existe-t-il plus bel enjeu ?

Je me souviens de ce mois de mars 2011 où a eu lieu l’accident de Fukushima. Le hasard a voulu que se tienne alors à la galerie Eurêka de Chambéry une exposition sur le nucléaire : les visiteurs de tous âges ont pu trouver dans notre CCSTI les réponses aux graves questions qu’ils se posaient face aux nouvelles venues du Japon, face aux peurs légitimes que cet accident suscitait. Il est primordial que nous puissions disposer d’outils pédagogiques réellement scientifiques et de médiateurs formés.

Mais je me souviens aussi de la violence de certaines attaques contre un CCSTI d’une ville voisine, qui avait organisé une exposition sur les nanotechnologies.

Chacun reconnaît la valeur de la culture scientifique, mais il faudrait aussi que l’on reconnaisse qu’elle a un coût, et que, par exemple, l’État puisse s’investir davantage dans le financement des CCSTI au travers des contrats de plans État régions, mais aussi dans leur fonctionnement, les collectivités impliquées ne pouvant assumer seules cette mission si importante pour la cohésion sociale. Il faut que ces CCSTI soient décentralisés : c’est un enjeu d’égalité entre nos territoires et nos concitoyens.

Vulgariser, montrer, faire comprendre, c’est aussi donner envie de choisir un métier, une passion et, pourquoi pas, redonner goût à la science. N’hésitons pas à investir dans l’éducation, dès le plus jeune âge, pour que chacun comprenne bien le monde dans lequel il vit, mais aussi pour susciter des vocations. C’est notre responsabilité, c’est un investissement pour l’avenir, une chance pour notre pays et le monde.

Je me réjouis que ces propositions de résolution nous permettent de réaffirmer notre foi dans le progrès et la science, et notre volonté que la République se saisisse pleinement de cet enjeu.

Puissent les semaines à venir nous permettre de constater que nous avons été entendus et que le débat a permis de faire progresser la cause qui nous rassemble.”



 

Colloque à l’Université Savoie Mont Blanc : quelle évaluation de la loi Montagne ?

Ce mercredi 8 février, la Faculté de Droit de l’Université Savoie Mont Blanc organisait à Chambéry un colloque portant sur l’analyse de la loi Montagne. Promulguée le 28 décembre dernier, la loi de “modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne” vient à peine de fêter son premier mois, et déjà ses 95 articles font l’objet d’un diagnostic poussé…et je m’en réjouis !

Invitée par les organisateurs à intervenir en tant que rapporteure du projet de loi à l’Assemblée nationale, je me suis rendue compte du travail et de l’expertise de pointe de chacun des cinq premiers intervenants sur un texte pourtant très récent. Devant plus de 200 personnes, les professeurs de droit public, issus de l’université savoyarde ou de l’Université Grenoble Alpes, ont ainsi ausculté cinq sujets majeurs de la loi Montagne : gouvernance et adaptation des normes, services publics et couverture numérique, tourisme, droit de l’urbanisme et prise en compte de l’environnement.

Que leur conclusion soit positive, nuancée ou critique, ce qui m’a frappée est la différence de perspective entre leurs positions et la mienne. Bien naturellement, parce que nos fonctions ne sont pas les mêmes. Mais aussi du fait de mon travail sur cette loi pendant près de deux ans qui m’a permis d’évaluer, depuis le début des travaux en 2015 sur le rapport au Premier Ministre, jusqu’aux dispositions finales du texte de décembre 2016, le chemin parcouru pour chaque sujet, chaque article, chaque disposition, successivement passés au tamis de nos processus démocratiques : auditions par dizaines, rencontres avec les ministères et autorités, associations et acteurs économiques concernés, intérêts divergents et négociations tout au long de la navette parlementaire cet automne avec le Gouvernement et les parlementaires de tous bords… Cette “mise à distance” sur plus de deux ans apporte des clés de compréhension et de lecture différentes de la seule analyse figée du texte final.

Nouveaux sujets, nouvelles voies

Ainsi, sur de nombreux aspects -accès aux services publics, école, santé, numérique ou environnement par exemple-, certains, dont je faisais partie, auraient souhaité parfois aller plus loin. La volonté d’aboutir à un consensus pour l’adoption finale du texte, dans l’esprit de l’acte fondateur de 1985, mais aussi la compréhension des réalités et contraintes propres à certains acteurs, peuvent expliquer ce qui de l’extérieur a pu ne pas être compris. Plusieurs mesures, que ce soit sur le maintien des écoles, la couverture numérique ou la réhabilitation de l’immobilier de loisirs en stations, ont pu paraître trop timorées pour des observateurs ; pourtant, elles ouvrent sur le plan législatif de véritables perspectives et des plans d’action innovants, dont le législateur ou l’exécutif sauront sûrement se saisir dans les prochaines années pour amplifier la dynamique (la réorientation du dispositif “Censi-Bouvard” vers l’ancien, actée dans la loi de finances pour 2017 en est un exemple).

Comme j’ai souhaité le souligner au cours de la table-ronde lors de la deuxième partie du colloque, un des premiers enseignements que je retire de ce mandat de députée, applicable en tous points à l’acte II de la loi Montagne, est qu’il n’y a pas de « grand soir » politique, en montagne comme ailleurs. C’est par un travail au long cours, répété, sur de nombreux textes que les sujets parviennent à avancer. Pas par des incantations et formules « magiques » qui permettent de s’auto-attribuer une victoire éphémère sur les réseaux sociaux dans les minutes qui suivent. Sur certains sujets, je l’ai assumé ouvertement, la rédaction finale de quelques articles n’est pas conforme à ce que j’aurais souhaité. Les discussions en commission puis le vote en séance au Parlement en auront décidé autrement, et je respecte la nature profonde de ce processus démocratique qui nous oblige à ne pas toujours avoir raison tout seul.

Dans leurs fonctions respectives, les participants à la table-ronde à mes côtés ont apporté un éclairage de terrain toujours aussi pertinent : la Commissaire à l’aménagement du Massif des Alpes, le directeur de l’association Mountain Wilderness, le responsable d’Atout France (agence de développement touristique de la France) sur les questions des « lits froids » en station, et le chef de projet SCOT (Schéma de COhérence Territoriale, document d’urbanisme) en Tarentaise étaient, me semble-t-il, d’accord sur un point : quelle que soient les difficultés rencontrées, c’est dans un travail au long cours, parfois dans l’ombre, que l’on obtient des avancées. Et si l’acte II n’est pas parfait, il aura indéniablement permis de redonner un souffle, plus de trente ans après la loi de 1985, aux politiques publiques qui permettent de renouveler le pacte entre la Nation et les territoires de montagne. Sur la réhabilitation de l’immobilier en montagne, la carte scolaire, l’accès aux soins, ou encore la prise en compte dans les politiques publiques du changement climatique, la loi Montagne de 2016 permet indiscutablement de changer de modèle par rapport aux approches passées.


⇒ Retrouvez ici le programme du colloque et la liste des intervenants


        

         


 

Economie en Savoie – “Energy Pool” : grands froids et finesses de gestion

Un mois de janvier très froid, quelques tranches nucléaires en maintenance : le réseau électrique français abordait la période avec inquiétude. Mais en gérant avec finesse l’”effacement” d’usines grosses consommatrices d’électricité, la start-up « Energy Pool » basée à Savoie Technolac contribue à sécuriser notre approvisionnement. A leur invitation, et dans le prolongement du travail parlementaire que j’ai effectué pour que nos industries électro-intensives -nombreuses en Savoie- aient un prix de l’électricité compétitif, j’ai rendu visite à l’équipe d’Energy Pool ce vendredi 20 janvier.

Plus que d’autres pays, la France a choisi l’électricité, notamment pour le chauffage des logements. Un choix plutôt bon pour la pollution, mais un choix problématique en hiver, lorsque l’on a à la fois les consommations classiques de l’industrie et de toute l’activité de la vie courante, et de forts besoins en chauffage. Généralement, ces périodes de pointe se traduisent par des appels ponctuels à l’importation d’énergie.

Cet hiver 2016-2017 s’annonçait mal : une part importante des centrales nucléaires françaises est en maintenance, l’automne a été sec (ce qui n’est pas bon pour l’hydro-électricité) et la stagnation de l’anticyclone sur l’Europe de l’Ouest, sans vent, rend plutôt inopérantes les éoliennes de France ou d’Allemagne…

L’accident électrique était presque garanti.

Tout s’est pourtant bien passé, car le réseau a su gérer ses pointes de consommation en fonction de l’énergie disponible. En grande partie grâce à une entreprise de Savoie Technolac : Energy Pool.

Fondée en 2009 par Olivier Baud, un ancien dirigeant des usines d’aluminium de Pechiney, Energy Pool assure l’interface entre RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et de gros consommateurs industriels. L’enjeu est de passer des contrats avec les usines pour gérer leur consommation avec réactivité. L’industriel y trouve un fort avantage tarifaire (les plus efficaces obtiennent de 10 à 20% de remise sur leur facture globale). En contrepartie, il doit adapter sa fabrication au rythme de consommation du pays. Entre le pic du soir à 19 h et le creux du matin à 6 h, la France baisse sa consommation de 20%. A 7 h 30, tout le monde est réveillé, et la consommation est de nouveau proche des sommets.

En fonction des prévisions techniques des producteurs électriques, et météorologiques, les industriels anticipent leurs productions à la semaine, à la journée, voire sur des délais encore plus courts, par exemple pour baisser un four et faire gagner quelques mégawatts à la consommation nationale.

« Nous avons environ 150 clients industriels, et nous pouvons effacer 1000 mégawatts » explique Olivier Baud, dont l’entreprise assure environ 80% du marché français de l’effacement.

Dans ses locaux de Savoie Technolac, Energy Pool emploie aujourd’hui 70 personnes. L’entreprise est aussi présente dans plusieurs pays étrangers, où elle gère aussi de l’effacement électrique. C’est le cas au Cameroun, mais aussi au Japon, en Turquie ou en Corée. Le chiffre d’affaires était en 2016 de 25 M€. L’ambition est de doubler le nombre de salariés d’ici 2018, en étant présents sur un plus grand nombre de marchés mondiaux. « Nous avons une technologie et un savoir-faire exportables » note Olivier Baud. Ce qui est doublement bon pour l’industrie savoyarde : voilà de nouveaux emplois, qui contribuent à maintenir les anciens emplois de l’électrométallurgie… Un maintien facilité aussi par les mesures obtenues (loi de transition énergétique principalement) auprès du Gouvernement sur le prix de l’électricité pour les entreprises électro-intensives…


 

Au Châtelard comme à Chambéry, échanges de vœux riches et conviviaux pour 2017 !

Après Saint-Vital le 14 janvier dernier, c’est au Châtelard puis à Chambéry, dans la salle “La Bisseraine”, les 20 et 21 janvier, que j’ai tenu à poursuivre mes cérémonies de vœux aux habitant.e.s, élu.e.s et associations des différents territoires de notre circonscription.

L’occasion m’était donnée en cette année d’élections de revenir sur quelques-uns des dossiers et situations locales sur lesquelles je me suis mobilisée plus particulièrement : accès aux soins dans notre territoire, loi Montagne, soutien aux associations… Et aussi bien sûr d’échanger sur les sujets qui touchent nos concitoyens : la fusion entre l’agglomération de Chambéry et les Bauges, l’avenir du tourisme local, la participation citoyenne, ou encore la révision du réseau de transports (PDU) de l’agglomération de Chambéry et son impact sur les communes, les habitants et les écoliers de nos territoires… En compagnie des nombreux élus locaux présents, nous avons poursuivi ces discussions autour du traditionnel verre de l’amitié et de la galette républicaine !


» Consultez ici le diaporama que j’ai diffusé à cette occasion


     
A Chambéry

     
Au Châtelard


 

Intercommunalités : construire l’avenir, dans le respect de ce que sont les communes

Depuis le 1er janvier, deux parties de la circonscription vivent une petite révolution intercommunale : le bassin chambérien se rapproche des Bauges, et la Haute-Combe de Savoie rejoint les trois autres intercommunalités du bassin albertvillois.

Elue municipale et communautaire du bassin chambérien, je souhaite la bienvenue aux élus et habitants des quatorze communes des Bauges ! La première agglomération de Savoie en nombre d’habitants et la communauté de communes du Cœur des Bauges ont évidemment des différences. Mais ils ont aussi beaucoup en commun et sont complémentaires sur bien des aspects. L’enjeu des prochaines années est de bâtir un projet et des réalisations sur un véritable partage, où chacun puisse être reconnu avec ses atouts, ses spécificités et ses besoins.

La loi est la loi. Les seuils de population ont été fixés avec les élus de l’ANEM (association nationale des élus de la montagne), alors que personnellement, j’ai toujours plaidé pour qu’il n’y ait pas de seuils “plancher” (qui induisent toujours un effet de seuil).

Dans mon rôle d’élue, de députée, je suis disponible pour contribuer, avec toutes les forces de nos territoires, à intégrer le massif dans le fonctionnement du bassin chambérien, dans le respect des intérêts des uns et des autres.

Il ne s’agit pas là de faire de la politique au mauvais sens du terme, mais au contraire, de construire ensemble, en s’appuyant sur nos différences, nos énergies, en étant en permanence à l’écoute des uns comme des autres. Ce n’est pas toujours facile, pas toujours spontané, mais c’est ainsi que l’on peut construire l’avenir de nos vallées et de nos montagnes.

La solidarité se construit chaque jour dans le respect de la diversité des élus représentant les communes, et dans une volonté commune d’avancer au service de nos concitoyens.

J’assure les maires, les élus et les citoyens des différents territoires impactés de ma disponibilité pour œuvrer en ce sens.


 

Déplacement du Président de la République à Chambéry : une inauguration de l’hôpital sous le signe du « contrat social »

Le Président de la République s’est déplacé en Savoie ce jeudi 22 décembre. Avec pour objet de l’invitation que nous lui avions fait parvenir, l’inauguration du nouvel hôpital de Chambéry. Un évènement marqué par la défense de notre modèle social, de ce lien social qui nous unit et que certains veulent fragiliser au profit d’un modèle où l’extrême libéralisme est synonyme d’individualisme et de rupture avec un certain sens du « contrat social ».

Les patients s’y faisaient déjà soigner depuis octobre 2015, mais le nouvel hôpital de Chambéry a été officiellement inauguré hier, jeudi 22 décembre, par le Président de la République. Après un accueil républicain par l’ensemble des élus et professionnels impliqués dans cette réalisation, François Hollande a pu visiter l’établissement, aux côtés du Directeur de l’établissement, M. Guy-Pierre Martin, et du Président de la Commission médicale d’établissement, Dr. Patrick Lesage. Comme il l’a ensuite souligné à plusieurs reprises dans son discours au milieu du grand atrium de l’hôpital, le Chef de l’Etat a pu se rendre compte de visu de la modernité et de l’innovation de la structure.

L’ancien bâtiment Jacques Dorstter étant devenu obsolète et inadapté, la construction du nouveau s’est étalé de 2009 -pour les premiers plans- jusqu’à octobre 2015 -pour le déménagement des derniers patients et des dernières unités. 235 millions d’euros auront été nécessaires pour permettre d’avoir une structure de soins des plus modernes, avec un équipement performant, et une qualité d’accueil des plus élevées. Avec plus de 4000 professionnel.le.s et une fusion, en 2015 avec l’hôpital d’Aix-les-Bains, le centre hospitalier Métropole Savoie est un établissement de référence pour le territoire de Savoie et du secteur de Belley. Désigné structure pivot dans le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) mis en place le 1er juillet 2016, il a su jouer, très tôt, un rôle structurant dans l’offre de soins de proximité pour nos concitoyens.

Les missions effectuées par le Centre Hospitalier Métropole Savoie s’inscrivent pleinement dans la refondation du service public hospitalier, telle que le Gouvernement l’a inscrite dans la loi dès l’automne 2012. Ainsi, le Président de la République a rappelé les 4 priorités de la politique de santé menée depuis maintenant presque 5 ans : faire de la prévention un pilier à part entière du système de santé, soutenir les personnels soignants et l’emploi en milieu hospitalier, augmenter le taux de remboursement pour les actes et les médicaments, favoriser l’accès aux soins pour tous avec la généralisation progressive du tiers-payant en 2017.

Je souscris aux mots prononcés par François Hollande : l’hôpital public est par définition un des tout premiers services publics attendus et désirés par les Français. Il représente, peut-être mieux que tout autre, cette solidarité nécessaire entre les citoyens, ce lien social qui fonde le ciment de ce qui nous permet de vivre ensemble, et la santé est un des domaines où l’on le peut le mesurer le pus directement. Le Chef de l’Etat a su garder ce cap, cette vision tout au long de l’inauguration du nouvel hôpital, et plus encore, puisque nous l’accompagnions, juste avant, aux Charmettes, dans la Maison où Jean-Jacques Rousseau vécut quelques années au milieu du 18ème siècle. Sur les traces du penseur du contrat social, cette hauteur de vue et cette cohérence m’ont apparu très fortes. Et les postures politiciennes d’élus locaux, incohérentes avec les programmes de leurs candidats respectifs, n’en paraissent que plus mal venues.


        

        

     


⇒ Voir les photos et le texte du discours sur le site de l’Elysée. La vidéo du discours d’inauguration du Président de la République :


 

Déplacement de la Ministre du Travail en Savoie : à la rencontre des saisonniers

La Ministre du Travail, Myriam El Khomri, était à Chambéry ce vendredi 7 octobre pour marquer les avancées récentes sur la situation des travailleurs saisonniers.

dsc_5864Arrivée en train, la Ministre a commencé sa visite par l’aéroport de Chambéry-Aix. L’aéroport est en effet un important gisement d’emplois saisonniers. En pleine saison d’hiver, le site reçoit jusqu’à plus de 10 000 passagers par jour les week-ends. C’est l’équivalent de la fréquentation quotidienne du dixième aéroport français ! Mais cela ne dure que les samedis et dimanches, et uniquement sur les 17 semaines de la saison hivernale. Cela explique le recrutement de 260 saisonniers à l’approche de chaque fin d’automne. Il s’agit pour beaucoup d’étudiants (le site de Technolac de l’Université de Savoie Mont Blanc est en face de l’aéroport)- qui trouvent là des contrats de 15 à 20 heures par semaine qui complètent leurs revenus et financent une part de leurs études.

dsc_5971La ministre est venue se rendre compte de cette problématique particulière, où vingt métiers saisonniers s’activent ensemble pour assurer la qualité et la sécurité d’accueil des 215 000 passagers de la plateforme savoyarde. Les dirigeants de Vinci Airport, la société délégataire du Conseil départemental, ont souligné l’importance de la formation, et l’importance d’avoir aussi des saisonniers qui reviennent d’une saison à l’autre (un sur deux revient à l’aéroport). A noter, tout particulièrement, l’utilisation pour ces formations de maquette d’escalier mécanique conçue par les élèves du Lycée Monge à Chambéry…
La sécurisation des contrats des saisonniers est d’ailleurs un sujet traité dans la loi Travail examiné au printemps dernier, sujet qui intéresse autant les employeurs que les salariés (nul besoin de former un salarié déjà expérimenté, et pas de temps d’adaptation non plus lorsque l’on connait l’entreprise).

Loi sur la formation professionnelle

Devant les techniciens de l’aéroport et les jeunes employés sur le site, Myriam El Khomri a d’ailleurs souligné l’importance de la loi de 2014 sur la formation professionnelle, dont l’objectif était d’améliorer l’utilisation des crédits de formation, afin qu’ils servent en priorité aux demandeurs d’emplois, avec l’objectif premier qu’ils retrouvent un poste, notamment dans les métiers en tension, où les entreprises ont du mal à recruter. “Il faut former selon les besoins des entreprises, selon les besoins des bassins d’emploi” a rappelé la ministre.

Myriam El Khomri s’est ensuite rendue au Forum de l’Emploi au Phare, rencontrant demandeurs d’emplois et employeurs, dans une ambiance détendue, multipliant les “selfies”. On ne rencontre pas tous les matins une ministre en allant chercher du travail…


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Lutte contre le cancer du sein : « A la mer, à vélo » saison 2, c’est parti !

Elles sont 34 cette année. 34 savoyardes, de 34 à 75 ans, atteintes d’un cancer du sein ou en rémission qui vont rejoindre à vélo les rivages de l’océan Atlantique pour la 2ème édition de « A la mer, à vélo ».

dsc_5207En 2015, elles avaient pédalé le long de la ViaRhôna de Chambéry jusqu’en Camargue aux Saintes-Maries-de-la-Mer, sur plus de 500 km. Cette année, après un long et intensif entrainement depuis mars dernier, elles se sont élancées pour cette 2ème saison samedi dernier, le 24 septembre, depuis le parvis de l’Hôtel de Ville de Chambéry où j’ai tenu à être présente pour les encourager.

Après un trajet en bus pour se lancer depuis Orléans, ce groupe de battantes pédalent en ce moment (jeudi 29 septembre…) jusqu’à Saint-Nazaire. Le groupe est accompagné par 14 bénévoles pour mener à bien cette aventure (2 médecins, 1 kiné, 1 infirmière, 2 sécurité-matériel, 3 chauffeurs, 1 organisation, 1 cuisinière, 1 photographe, 1 cinéaste).

Le but du projet ? Montrer que le cancer n’est pas une fin et que le sport est, très souvent, une forme de thérapie des plus efficaces pour repartir dans la vie. Plus largement, il s’agit aussi de mobiliser en faveur de la lutte contre le cancer du sein, de sensibiliser le plus grand nombre de femmes à se faire dépister…

Les organisateurs de cette aventure, l’association « 4S -Sport, Santé, Solidarité, Savoie » qui monte déjà Odysséa dans la Cité des Ducs chaque année avec la réussite que l’on connait, l’agence Ecomobilité qui promeut en Savoie les mobilités douces et en particulier le vélo, ont réussi leur pari à l’aube du lancement d’Octobre Rose. Tout au long de ce mois en effet, l’association “DOC Savoie” (Dépistage Organisé des Cancers en Savoie) et  le Comité de Savoie de la Ligue contre le Cancer organisent un grand nombre de manifestations pour la lutte contre cette forme de cancer qui reste, rappelons-le, le premier cancer féminin avec 54 000 nouveaux cas par an et près de 12 000 décès annuels (en 2015). On considère qu’une femme sur huit sera confrontée au cours de sa vie à cette pathologie ; or s’il est détecté à un stade précoce, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10…

dsc_5164« A la mer, à vélo », c’est aussi l’occasion de rappeler, au-delà des victoires individuelles et de groupe pour ces femmes (et les hommes qui les accompagnent !), que le dépistage précoce et fréquent est le premier rempart contre le cancer. Il s’agit aussi de promouvoir les bienfaits des activités sportives pour la santé avec le développement croissant des dispositifs tels que « Bouger sur prescription » et du sport-santé.

C’est en tout cas un enjeu qu’il m’a toujours semblé primordial de défendre, que ce soit au cours de l’examen de la loi santé où nous nous étions battu.e.s pour renforcer de tels dispositifs, ou plus récemment au printemps dernier quand j’avais invité les participant.e.s de la 1ère édition d’ « A la mer, à vélo » à venir témoigner à l’Assemblée nationale de leurs parcours et de leurs forces le 8 mars 2016 (retrouvez le compte-rendu ici).

Bravo à ce beau groupe de battantes, aux organisateurs bien sûr, et plus largement à tous ceux qui luttent pour ces valeurs.

» Pour suivre cette belle aventure et en avoir plus, consultez leur site !


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Réseau de bus de l’agglo – Aux côtés des parents d’élèves de Vimines

La nouvelle organisation des lignes de bus sur le bassin chambérien pose problème. J’étais ce jeudi 8 septembre avec les parents d’élèves de Vimines pour qu’avec le STAC et l’agglo des solutions soient trouvées.

L’organisation d’un réseau de transport public est une affaire extrêmement complexe. Je le sais : j’ai eu notamment en charge les transports de la Région Rhône-Alpes ! La mise en place à la rentrée de la nouvelle organisation des lignes sur le bassin chambérien n’échappe donc pas à la règle : sur le terrain, cela ne se passe pas comme il était prévu dans les bureaux.

A Vimines, les familles étaient habituées à leur ligne 15, et c’est parfois même parce qu’il y avait une ligne de bus que certaines familles se sont installées là. Il était donc prévisible que la profonde modification des lignes, des horaires et des zones desservies allait bouleverser les habitudes. C’est le cas avec la nouvelle ligne 17, qui dessert une plus faible part du territoire vimenais qu’avant.

Quelques jours après la rentrée, les parents d’élèves m’ont donc invitée à une rencontre avec les responsables locaux des transports, pour pouvoir exposer leurs remarques sur la baisse de qualité de la desserte de leur village, et notamment de certains hameaux et du ramassage scolaire, tant pour les petits que pour les lycéens.

A l’issue de la réunion au sein de la mairie de Vimines, un groupe de travail a été créé afin de voir comment améliorer le service. Un dossier à suivre, sur cette commune comme sur d’autres, les transports étant un élément majeur de toutes les politiques urbaines et environnementales, et la qualité du transport scolaire étant aussi un élément contribuant à la réussite des études.

(c) STAC – détail


 

Odysséa 2016 : record battu pour les 10 ans d’une aventure exceptionnelle !

Ce samedi 21 mai avait lieu la 10ème édition de la course Odysséa dans la capitale savoyarde. Un évènement sportif et solidaire qui a pris depuis son lancement en 2007 une ampleur inédite dans le département : cette année, ce ne sont pas moins de 10 000 participants -record battu ! – qui se sont élancés, vêtus de rose, depuis le Parc du Verney pour une course de quelques kilomètres, ou tout simplement pour nombre d’entre eux, pour une marche solidaire sur un plus petit circuit.

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Sur les différents tracés prévus, on croisait des sportifs entrainés bien sûr, mais aussi des personnes de tous âges (seniors, enfants, poussettes et bébés, familles au complet…), des personnes à mobilité réduite, en fauteuil… Toute une partie de notre société était rassemblée le temps d’une journée pour un projet sportif et festif, mais aussi, et surtout, de sensibilisation et de mobilisation contre le cancer.

Ici, comme ailleurs en France, les courses Odysséa ont un but : informer la population, récolter des sommes au profit de la lutte contre le cancer, afin d’aider les femmes touchées ou en rémission à mieux affronter au quotidien cette pathologie. Cette année, record de participants oblige, ce sont plus de 100 000 euros qui ont été récoltés grâce à la course chambérienne et qui vont bénéficier à des associations et structures mobilisées autour de ces thématiques. Dans le Parc du Verney, plusieurs stands d’acteurs de santé étaient également installés pour diffuser des messages de prévention et inciter au dépistage…

Si Odysséa a pu prendre une telle ampleur en Savoie depuis 2007, et faire preuve d’année en année d’une organisation sans faille, c’est sans aucun doute grâce aux plus de trois cents bénévoles qui ont œuvré pendant des mois et à l’association « 4S » qui est à l’initiative de cette course dans notre département. Comme j’ai eu l’occasion de le faire ce samedi en fin de journée lors de la remise du chèque final à la tribune, je tiens une fois de plus à saluer les deux coprésidentes de « 4S », Christine Aguettaz et Michelle Berliat, pour leur implication constante et leur dynamisme. Et féliciter également tous les bénévoles présents, les participants et ceux qui les accompagnaient.

Il y a quelques semaines déjà, j’avais reçu à l’Assemblée nationale Mme Aguettaz et le groupe de participant-e-s à un autre projet de l’association “4S”, « A la mer, à vélo ». Pour la première édition, à l’automne dernier, une vingtaine de femmes touchées par le cancer du sein avaient rejoint à vélo Les Saintes-Maries-de-la-Mer depuis Chambéry. Avec déjà l’ambition de pouvoir combattre la maladie par la pratique sportive et par un projet qui tisse du lien. L’édition 2016 est à venir, vers Saint-Nazaire et la Loire… Bravo à elles (et à ceux qui les accompagnent…) !


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