Théâtre solidaire à Chambéry

Comme chaque année, la compagnie de Cognin du “Théâtre pour rire” a donné une série de représentations dont les recettes sont destinées aux actions de solidarité de la Cantine savoyarde. La comédie Paul m’a laissé sa clé a ainsi été jouée à plusieurs reprises dans l’agglomération, dont quatre fois au Théâtre Charles Dullin à Chambéry. Ce dimanche 19 mars, lors de la dernière représentation de la pièce, j’ai pu me rendre compte de l’engouement du public pour cette belle initiative, associant culture et humanisme.

L’association La Cantine savoyarde va ainsi bénéficier de ces sommes au profit de son “restaurant humanitaire” et des actions d’insertion qu’elle mène auprès des plus démuni.e.s. Les besoins étant croissants, j’avais moi-même tenu à contribuer -modestement- au cours des dernières années, au fonctionnement de cette structure via ma « réserve parlementaire ».

   


 

La culture n’est pas utile : elle est indispensable

L’âme et l’esprit de la France se sont forgés, pas à pas, en grand partie sur la culture. Une culture avec toutes ses facettes, agitée depuis toujours des querelles des “anciens” et des “modernes”, les créateurs irritants du jour devenant la plupart du temps les classiques de demain.

Au cours des dernières décennies, cette culture a été portée avec force par des ministres tels qu’André Malraux ou Jack Lang. Des maisons de la culture dans les années 1960 aux grandes scènes nationales en passant par les MJC et de multiples espaces de création, la culture s’est diffusée partout, et notamment à Chambéry. Au-delà de la diffusion, la plus grande attention doit aussi être portée à la création, qui seule assure le renouveau permanent.

La culture dérange, agace ? Elle est un peu faite pour cela ! Et c’est justement cela que certains semblent ne pas tolérer. Dans nos villes, dans notre belle région Auvergne-Rhône-Alpes, la droite revenue aux commandes s’en prend systématiquement à la culture. Aux budgets des grandes institutions, toujours et systématiquement jugées trop élitistes et gourmandes. A la diffusion sur le terrain, qui touche tant de petites compagnies, a fortiori les amateur.e.s. A la création, certes parfois déconcertante, mais qui se souvient des œuvres des cireurs de pompes des siècles passés ? Flaubert, Baudelaire, Beaumarchais eurent maille à partir avec la justice de leur temps et figurent aujourd’hui dans les bibliothèques des gens tout à fait respectables… Certains s’avouent même insensibles à la musique. Comment comprendre les autres sans émotion, sans partage de sentiments ?

Cette attaque de la culture, souvent voilée d’imparables prétextes budgétaires, survient dans une période trouble. Le peu qu’il reste de politique culturelle dans ces exécutifs de droite s’enferme souvent dans une vision étriquée du monde, de notre passé, de notre avenir. On folklorise pour s’enraciner, et surtout pour refuser un apport étranger, alors qu’un arbre vigoureux vit certes de ses racines, mais surtout de tout ce qu’il puisse d’étranger dans le sol, qu’il assimile pour faire son bois et sa force.

Les réseaux sociaux et les médias d’information en continu nous ont emmenés dans un univers de la réaction immédiate et épidermique, sans la moindre distance. Or c’est justement cette distance que diffuse la culture, la confrontation réfléchie avec d’autres visions du monde.

J’ai assisté récemment à un match de théâtre d’improvisation entre des collégiens chambériens et albertvillois, à la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC) de Chambéry. C’était un vrai travail de la part des élèves, avec un accompagnement épatant des équipes pédagogiques. C’était une réflexion, une présence et un engagement physique qui prouvaient tout l’intérêt d’une culture active, en complément d’une culture de spectateur.

C’était aussi une belle image de notre société, où d’aucuns aimeraient s’entourer de spectateurs passifs, applaudissant sur commande, alors que nous avons besoin de créateurs, d’esprits ouverts et engagés pour toujours changer et développer nos sociétés humaines.

Au cours de ce mandat législatif, et malgré des périodes difficiles, le budget du Ministère de la culture sort renforcé en fin de mandat. Le dossier de l’assurance-chômage des intermittents, dont on fait tant de cas, a bien avancé, en maintenant un régime capable de s’adapter à l’imprévisibilité et aux “hasards” inhérents à la profession. Dans un tout autre domaine, j’ai milité tout au long de mon mandat pour le statut des saisonniers en montagne. J’ai le sentiment d’avoir obtenu des avancées pour nos saisonniers de la neige. La culture est dans le même esprit : un travail intermittent, hors des cadres traditionnels, et qui par principe ne peut s’enfermer dans une règle stricte… Soyons innovants et capables de sortir des sentiers battus !

La culture n’est pas utile : elle est indispensable. Le recroquevillement politique n’est pas une politique d’avenir. L’avenir c’est la création. L’avenir s’invente, pas toujours avec les recettes d’hier. La création, sa diffusion, la médiation culturelle donnent des bases solides à ceux qui osent. La France a cette chance d’avoir encore ici et ailleurs l’image d’un pays d’aventuriers de l’esprit, capable(s) de faire rêver. Dans les livres ou dans les jeux vidéo, au cinéma ou sur scène, notre culture se diffuse, partage des idées, une vision du monde, un dynamisme. N’étouffons pas cet élan. Ni nationalement, ni localement !


 

Sciences et progrès dans la République française, un débat plus que jamais d’actualité

Alors que la session parlementaire à l’Assemblée nationale s’achevait cette semaine, quel plus beau thème que les sciences et le progrès dans notre République pour conclure nos travaux ? La résolution soumise à la discussion ce mardi 21 février au soir dans l’hémicycle, et votée à l’unanimité, appelle à une prise de conscience : face à un processus lent mais constant de (re)mise en cause et de déclin des sciences dans les médias, dans l’enseignement ou le débat politique, la parole scientifique doit retrouver toute sa place au cœur des grands débats de notre démocratie, dans les enceintes parlementaires comme dans les ministères, sur les ondes comme dans les classes des écoles de nos enfants.

La prolifération d’informations tronquées ou inexactes, comme de théories complotistes, ou l’essor abrupt des “faits alternatifs” et d’une ère de “post-vérité” remettent en cause les valeurs de notre république issues des Lumières. C’est pourquoi nous appelons dans cette résolution à ce que le Gouvernement prenne une série de mesures visant à redonner toute sa place et sa force, dans toutes les sphères de notre société, à la parole scientifique.

Au cours de mon intervention, lors de la discussion générale de la résolution, j’ai souhaité mettre l’accent sur le « filtre » indispensable que me semble être l’éducation. Des plus jeunes aux plus âgés, il s’agit là d’un des nœuds centraux du problème. Education permanente, éducation aux sciences tout particulièrement afin de pouvoir suivre l’évolution du monde, rapportée de manière accélérée, en permanence. Et nous tous, à commencer par les collectivités locales, disposons d’outils pour avancer dans ce sens. A Chambéry, l’exemple de la Galerie Eurêka (un “CCSTI”, centre de culture scientifique, technique et industrielle) est précurseur dans cette voie, à de multiples égards.

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention, ainsi que celui de la résolution :


“Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, jadis, quelques années d’études suffisaient pour comprendre un monde paraissant immuable. Il fallait des semaines pour qu’une nouvelle traverse un continent. Nous sommes la première génération à vivre un univers instantané. Peu importe le lieu et l’heure : tout est su ou vu dans l’instant, sur la terre entière, sans l’ombre d’un filtre. Le seul filtre dont nous disposons s’appelle l’éducation, l’apprentissage d’un savoir de base et, surtout, l’apprentissage de l’apprentissage permanent, pour que chacun puisse suivre la très rapide évolution du monde.

La science n’échappe pas à cette évolution : elle en est même le cœur. Cela rend plus indispensable que jamais une éducation à la science, aux sciences, qui nous permette d’en comprendre les fonctionnements, les évolutions, d’en peser les chances et les risques.

L’honnête homme d’hier pouvait savoir à peu près tout sur tout. Aujourd’hui, l’honnête homme sait qu’il ne sait plus grand-chose, mais qu’il doit avoir jusqu’à son dernier souffle l’esprit ouvert, la soif d’apprendre pour comprendre où l’on va.

Dans cette montagne d’informations qui nous arrive tous les jours, la science occupe sa part. Mais la formidable évolution scientifique que nous vivons est aussi au cœur des inquiétudes de la population, au cœur des manipulations potentielles où l’obscurantisme sait jouer avec des peurs ancestrales. Nous sommes désormais dans une société qui demande aux scientifiques non seulement de savoir, mais de faire savoir, voire de savoir combattre la contre-information ou l’opinion assénée avec certitude qui tend à se substituer à la démarche scientifique.

La compréhension de la science et du monde technique dans lequel nous vivons est indispensable à tous. Cette compréhension doit commencer très tôt. La place de la science doit être renforcée à l’école, dès le plus jeune âge, depuis l’école élémentaire jusqu’aux études supérieures. Transmettre une science ludique, « expérimentable », est primordial pour les enfants. En manipulant, en construisant, ils apprennent à démystifier un univers technique qui n’est pas magique, mais simplement scientifique, explicable, maîtrisable.

Cette pédagogie active fonctionne très bien dans les CCSTI, les centres de culture scientifique, technique et industrielle. Hélas, seules quelques dizaines de collectivités locales ont fait l’effort d’ouvrir de tels centres sur leur territoire. Il faut en effet des moyens financiers, mais aussi des partenariats avec le monde universitaire, avec l’éducation nationale ou des industriels pour donner à comprendre une part de notre technologie, une part de notre progrès technique.

Vulgariser, montrer, faire comprendre est indispensable à une saine appropriation de l’univers scientifique. Nous devons faire cet effort pour conserver un regard positif sur la science, alors même que l’avalanche d’informations qui s’abat à chaque instant sur les épaules de nos concitoyens fait qu’ils n’en voient bien souvent que les aspects les plus négatifs. Il est toujours plus simple d’effrayer que d’expliquer, de rejeter brutalement que de juger sereinement et objectivement, avec discernement.

Je remercie Jean-Yves Le Déaut et mes collègues de m’avoir laissée m’exprimer sur ce sujet pour témoigner de la difficulté des collectivités qui s’engagent. Ce choix, politique au bon sens du terme, n’est pas toujours partagé par toutes les collectivités qui devraient se sentir concernées. Pourtant, existe-t-il plus bel enjeu ?

Je me souviens de ce mois de mars 2011 où a eu lieu l’accident de Fukushima. Le hasard a voulu que se tienne alors à la galerie Eurêka de Chambéry une exposition sur le nucléaire : les visiteurs de tous âges ont pu trouver dans notre CCSTI les réponses aux graves questions qu’ils se posaient face aux nouvelles venues du Japon, face aux peurs légitimes que cet accident suscitait. Il est primordial que nous puissions disposer d’outils pédagogiques réellement scientifiques et de médiateurs formés.

Mais je me souviens aussi de la violence de certaines attaques contre un CCSTI d’une ville voisine, qui avait organisé une exposition sur les nanotechnologies.

Chacun reconnaît la valeur de la culture scientifique, mais il faudrait aussi que l’on reconnaisse qu’elle a un coût, et que, par exemple, l’État puisse s’investir davantage dans le financement des CCSTI au travers des contrats de plans État régions, mais aussi dans leur fonctionnement, les collectivités impliquées ne pouvant assumer seules cette mission si importante pour la cohésion sociale. Il faut que ces CCSTI soient décentralisés : c’est un enjeu d’égalité entre nos territoires et nos concitoyens.

Vulgariser, montrer, faire comprendre, c’est aussi donner envie de choisir un métier, une passion et, pourquoi pas, redonner goût à la science. N’hésitons pas à investir dans l’éducation, dès le plus jeune âge, pour que chacun comprenne bien le monde dans lequel il vit, mais aussi pour susciter des vocations. C’est notre responsabilité, c’est un investissement pour l’avenir, une chance pour notre pays et le monde.

Je me réjouis que ces propositions de résolution nous permettent de réaffirmer notre foi dans le progrès et la science, et notre volonté que la République se saisisse pleinement de cet enjeu.

Puissent les semaines à venir nous permettre de constater que nous avons été entendus et que le débat a permis de faire progresser la cause qui nous rassemble.”



 

Cruet – Que va-t-il advenir du « Pont des Anglais », plus vieux pont métallique de France ?

Le 3 février dernier, j’ai participé à Cruet à une réunion, au côté du Maire de la commune, M. Etienne Pilard, de plusieurs élus locaux et de l’association « Cruet Nature et Patrimoines », portant sur l’avenir du Pont Victor-Emmanuel, le « Pont des Anglais », dont l’état dégradé met en péril ce monument classé.

Dernier vestige de l’époque des pionniers du rail en Savoie, ce pont métallique d’environ 236 mètres de longueur a servi à la ligne Culoz-Chambéry-Tunnel du Mont-Cenis de 1854 à 1876. C’est donc par ce pont que sont passés les premiers trains ayant traversé les Alpes, et son architecture est le dernier exemple en Savoie -et sans doute en Europe- issu d’une ligne internationale alors à voie unique. Désaffecté en 1876 -quand la ligne est passée par Saint-Pierre d’Albigny pour éviter un secteur trop inondable-, ce pont est ensuite revenu au département de la Savoie. Sans entretien depuis près d’un siècle, il a failli être démoli juste avant les Jeux Olympiques de 1992. Ce projet de démolition a opportunément mis en lumière cet ouvrage, qui a ensuite été inscrit le 19 août 1994 au titre des monuments historiques.

Depuis ce classement, l’état de l’ouvrage s’est lentement dégradé. Le syndicat des digues fait part de ses craintes quant à l’effondrement du pont lors d’une crue majeure, les piles étant partiellement déchaussées. Les travaux de réhabilitation étant chiffrés à un montant élevé, le Département a privilégié l’hypothèse d’une démolition, moins onéreuse.

Suite à la réunion du 3 février dernier, j’ai interpellé par courrier la Ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay, pour savoir si une subvention exceptionnelle était envisageable du fait du caractère unique de ce type d’édifice en Europe… Dossier à suivre donc, en espérant que les démarches multiples puissent aboutir !


» Retrouvez ci-dessous l’article du Dauphiné Libéré du 3 février dernier qui fait état des différents enjeux de ce dossier :

cliquez sur l’image pour l’agrandir


10 ans, ça se fête ! Un très bon anniversaire à Radio Alto, dans les Bauges !

Le 10 décembre dernier, je me suis bien évidemment rendue aux 10 ans de Radio Alto à Lescheraines. Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) « Alto », il s’agit d’une radio locale, associative, qui diffuse informations, programmes et musique sur le territoire des Bauges, et au-delà. Sur les ondes localement (94.8) et, en ligne, tout autour de la planète sur leur site Internet.

Indéniablement, si cette belle aventure associative fonctionne, c’est grâce aux salariés (trois actuellement) et à la quarantaine de bénévoles qui s’investissent pour mettre en valeur, et en ondes, musiques, projets, débats politiques, culturels et de société et initiatives individuelles ou collectives qui « font » les Bauges.

Alors, je souhaite à Radio Alto de continuer à faire vivre ses ondes au plus près de nos territoires baujus pendant de longues années encore. Et d’abord, pour ce lien social bien vivant que fait naître une radio locale.


⇒ Retrouvez nos échanges sur Radio Alto au cours de cette journée spéciale pour leur 10ème anniversaire :

⇒ Et l’article du Dauphiné Libéré du 14 décembre :

 


 

2ème édition de l’Expo “Photo d’Art” à Montailleur

Trois jours dédiés à la photo, sous toutes ses formes : argentique, numérique, couleur, noir et blanc, portraits, animaux, paysages et abstractions…

 La photographie s’exposait le week-end dernier à Montailleur. Ou, plus précisément, 14 photographes de la région (en grande partie) qui donnaient à apercevoir leur(s) vision(s), exposée(s) dans la salle polyvalente de la commune. Des auteur-e-s que l’on pouvait aussi rencontrer au travers d’ateliers sur les trois jours consacrés à diverses techniques photos.

Cette 2ème édition de l’expo Photo d’Art qui s’est déroulée la semaine dernière, du 6 au 8 mai, a, de nouveau, été une réussite. Présente le samedi matin pour l’« inauguration officielle », je tiens à saluer le travail des artistes qui ont exposé, mais aussi celui de l’équipe de la Bibliothèque qui a organisé l’évènement, et l’engagement du Maire, Jean-Claude Sibuet-Becquet, et de la municipalité !

progr Phot d'art Montailleur - 07.05.16


 

Les Déserts : inauguration réussie pour la « Bibliothèque Adrienne Monnier »

De la “Maison des Amis des Livres” à Paris, à la Bibliothèque des Déserts, il n’y a qu’un pas. Celui d’Adrienne Monnier, savoyarde d’origine et figure de la vie littéraire française de l’entre-deux-guerres. En 1915, elle monte, au 6 rue de l’Odéon à Paris, sa société de lecture, à la fois bibliothèque, maison d’édition et salon de rencontres et de débats des plus grands écrivains jusqu’aux années 1950. Louis Aragon, Paul Valéry, ou encore Walter Benjamin pour ne citer qu’eux, franchissent fréquemment le pas de la porte de cet établissement en plein quartier de Saint-Germain Des Prés.

Depuis samedi dernier, le 13 février, la bibliothèque des Déserts porte officiellement le nom de “Bibliothèque Adrienne Monnier” en référence aux racines de cette femme de lettres dans la commune. Présente à la cérémonie de “dénomination” de cet équipement -en service depuis 2013-, j’ai pu me rendre compte, au côté du Maire de la commune, Michel André, des élus municipaux, de la conseillère départementale Catherine Chappuis, et de nombreux habitants, du travail effectué autour de cette généalogie par les bénévoles de la bibliothèque et, plus particulièrement, par sa responsable, Liliane Badin.

Ce projet apporte incontestablement une aura bienveillante à cette bibliothèque, un équipement culturel de proximité, accessible, et qui possède de nombreux ouvrages dont bénéficient petits et grands. En 2013 déjà, à l’invitation du précédent Maire de la commune, j’avais eu l’occasion de me rendre Place de la Mairie pour visiter les locaux en construction.

Je suis heureuse que ce projet ait abouti -grâce à la persévérance des différentes équipes municipales- pour le plus grand bonheur des habitants, des bénévoles et de tous les amoureux des livres.

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→ Retrouvez ci-dessous l’article du Dauphiné Libéré du 18 février sur cette inauguration :

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Projection du film “Regards sur nos assiettes” à l’Assemblée nationale : circuits courts et générations futures en débat

capture afficheLe 27 janvier dernier, j’ai souhaité inviter le réalisateur savoyard Pierre Beccu à l’Assemblée nationale pour projeter en avant-première le film documentaire qu’il a réalisé, “Regards sur nos assiettes“. Son initiative remonte à 2010 et s’est construite patiemment au fil de ces années. Par un reportage sur France 3 tout d’abord, puis par ce film où six étudiants en géographie et ingénierie de l’espace rurale vont prendre la caméra pour enquêter sur nos modes d’alimentation. Des grandes surfaces aux petits producteurs bio, ils remontent les filières des produits que nous consommons quotidiennement : pain, fromage, légumes… A la rencontre des acteurs locaux des deux Savoie, ce documentaire très bien réalisé montre, petit à petit, l’incohérence d’une grande partie de nos pratiques et de nos consommations.

Le réalisateur Pierre Beccu et plusieurs protagonistes du film (un des étudiants, ainsi que Paul Rochet, boulanger bio) avaient fait le déplacement à Paris pour l’occasion. Devant les députés présents, dont le président de la Commission du développement durable, mon collègue de l’Indre, Jean-Paul Chanteguet, et les partenaires de ce projet (fondations, entreprises, collectivités….), ce fut l’occasion d’échanger après la projection sur les politiques de soutien aux filières bio et aux circuits courts, leur valorisation, leur développement dans la restauration collective et les cantines scolaires… Autant de discussions que nous avons poursuivies ensuite en partageant, entre autres produits savoyards, de la Tome des Bauges et du pain de Paul Rochet…

Pour plus d’informations sur cet excellent film, je vous invite à consulter le site internet de Bas Canal Productions, la société de production et de distribution, basée à Bellecombe en Bauges. Vous y trouverez des extraits vidéos, la liste des producteurs locaux et des protagonistes du film, et surtout, la programmation des prochaines séances en Savoie et Haute-Savoie pour les semaines à venir !


Regards sur nos assiettes Bande Annonce from bascanal


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Lancement du 15ème “Salon du Livre” à l’Ecomusée de la Combe de Savoie

P1030225C’est à Grésy-sur-Isère dimanche dernier, le 7 décembre, que s’est ouvert le 15èmeSavoie en Livres, un salon annuel qui regoupe plus d’un millier d’ouvrages sur la vie, les métiers et les payages de Savoie et des Alpes. Je tenais à être présente pour cette inauguration au sein de l’Ecomusée de la Combe de Savoie, une “institution” du canton qui met en avant la culture et les traditions locales et plus largement des Pays de Savoie. Géré par l’Association “Les Coteaux du Salin“, ce Musée a su trouver son public et contribuer d’une belle manière à la vie culturelle et à l’attractivité du territoire.

Ce dimanche l’ouverture du Salon avait une saveur particulière : 15ème anniversaire donc, mais aussi 10ème Prix littéraire du “Patrimoine des Pays de Savoie“, et nouveau Président pour l’associationLe Dauphiné Libéré est revenu dans son édition de Tarentaise de mardi sur l’ensemble de ces enjeux :

article DL - 09.12.14

→ Pour plus d’informations, consulter le site internet de l’Ecomusée de la Combe de Savoie


Vers une meilleure régulation de la vente en ligne des livres

Le vote à l’unanimité de ce matin vient confirmer la très grande importance que nous accordons au marché du livre et aux librairies. La proposition de loi tendant “à encadrer les conditions de la vente à distance des livres” adoptée en deuxième lecture va permettre une meilleure régulation du secteur en interdisant l’inclusion des frais de livraison dans le prix du livre. L’objectif est de moderniser la loi Lang de 1981 et d’éviter, à l’heure du développement exponentiel du commerce en ligne, une distorsion de concurrence entre les différents acteurs du secteur, qui met en danger l’équilibre économique des librairies indépendantes en particulier.

 

La loi devrait être adoptée définitivement dans les tout prochains mois au Sénat, dans l’attente de l’avis conforme de la Commission européenne sur ces nouvelles règles.

Voir le texte adopté en 2ème lecture le 20 février

“Je suis née avant la guerre à Saint Jean”, récit admirable sur la vie rurale et l’enfance au siècle passé

DSC_0098 (Copier)Il est des opportunités qui ne se manquent pas. Geneviève Roux était présente dimanche dernier à la salle polyvalente de Bassens à l’occasion de mes vœux au canton. J’ai saisi cette occasion pour saluer le prix littéraire qu’elle vient de recevoir. L’Ecomusée de la Combe de Savoie vient en effet de lui attribuer le prix 2013 du Patrimoine des Pays de Savoie pour “Je suis née avant la guerre à Saint Jean“.

Paru en 2011, ce livre est un ouvrage admirable, récit réaliste et émouvant de son enfance à Saint-Jean d’Arvey. Une enfance au milieu du XXème siècle, tout juste avant la Seconde Guerre mondiale qui, déjà, n’est plus très loin.


 

 

 

 

 

 

 

 

Lancement de la Foire de Savoie 2013

DSC_6657Inaugurée samedi dernier, le 14 septembre, l’édition 2013 de la Foire de Savoie 2013 s’annonce déjà comme un grand cru. Près de 80 000 visiteurs attendus en 10 jours, 40 000m2 de stands pour plus de 400 exposants, un espace de rencontre et de dialogue inédit entre les entreprises locales, les collectivités et les habitants de nos territoires… Cet évènement est assurément un des temps forts de notre département chaque année.

Une rencontre essentielle pour les acteurs locaux au plan économique : dans le contexte de crise que nous connaissons, une telle manifestation renforce la visibilité, le développement du commerce local et les carnets de commande de nos entreprises. Ce rendez-vous présente aussi une dimension culturelle très forte avec la mise en avant des savoir-faire nombreux et variés de notre département.

La 85ème Foire de Savoie se tient jusqu’au lundi 23 septembre au Parc des Expositions à Chambéry. Plus d’infos sur le site de la Foire.

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Reconnaissance de la langue savoyarde au sein de l’Education nationale

Le “Dauphiné Libéré” a évoqué dans son édition du 3 septembre la question de la langue savoyarde (franco-provençal) et de sa reconnaissance dans les diplômes et options de l’Education nationale. Un sujet sur lequel j’avais eu l’occasion d’interpeller le Ministre de l’Education nationale en janvier dernier au travers d’une question écrite.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Des élèves du collège Côte Rousse exposent “Les Jardins de la Liberté” à l’Hôtel de Ville de Chambéry

DSC_8713Vendredi 31 mai en fin d’après-midi, j’ai inauguré l’exposition “Les Jardins de la Liberté” au sein de l’Hôtel de Ville de Chambéry : les élèves de l’Atelier Expressions du collège Côte Rousse, emmenés par Martine CANAL, ont pu me retracer l’histoire des nombreuses oeuvres qu’ils présentent le long des escaliers d’entrée et dans le hall principal de la Mairie.

Réalisés au cours de cette année scolaire, ces tableaux très colorés s’inspirent notamment du travail du peintre Charles BELLE que les collégiens avaient eu la chance de rencontrer dans son atelier l’année dernière… Confirmant l’adéquation parfaite de cet atelier avec le projet d’établissement du Collège qui place la culture parmi ses priorités, les “élèves-artistes” ont ensuite procédé, dans le Salon d’Honneur de l’Hôtel de Ville, à la lecture de différents poèmes dans la continuité de leur travail tout au long de l’année.


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