Nombre d’amendements adoptés, interventions à l’Assemblée… Que nous disent les classements de parlementaires pour ce mandat ?

Parmi les nombreux classements de parlementaires, on m’a donné la 25ème place sur 577 députés pour « l’influence à l’Assemblée nationale », et le 15ème rang pour le nombre d’amendements adoptés au cours de ces 5 ans de mandat. Ces chiffres reflètent à mes yeux le sens et la fonction mêmes d’être élue et de représenter nos concitoyens. Pragmatisme, assiduité et mobilisation, petits pas concrets en avant, plutôt que grands soirs utopiques ou omniprésence superficielle sur les réseaux sociaux.

Il est toujours difficile de quantifier l’efficacité d’un travail parlementaire. Certains s’inquiètent de voir des bancs vides à l’Assemblée nationale, et en concluent que les députés ne travaillent pas. Mais les nombreuses réunions de commission ne sont diffusées que sur la chaîne Internet de l’Assemblée Tout le travail de rencontres, d’auditions de professionnels, d’associations et des très nombreux acteurs sur un projet de loi (que l’on sollicite ou qui nous en font eux-mêmes la demande) n’est pas rendu public, ou du moins pas diffusé largement.

Rendre compte de son mandat, encore et toujours
Au cours de ces cinq années, j’ai tenu à vous rendre compte constamment de mon travail de représentante de la Nation et de la 4ème circonscription de notre département : lettre électronique hebdomadaire, comptes-rendus de bilan annuels, réunions thématiques et sur des lois précises… Mais, est-il possible de vraiment faire part de manière exhaustive de la diversité des activités parlementaires ? Elles sont très variées : présence en circonscription à des « temps forts » (inauguration, manifestations et fêtes diverses…), rendez-vous nombreux à ma permanence parlementaire à Chambéry, mais aussi ailleurs en Savoie et à Paris avec les organisations, associations, entreprises, citoyens, etc. pour échanger sur un point précis de la législation qui pourrait être amélioré, ou solliciter légitimement l’intervention de son député sur un dossier problématique…

Il n’existe pas de critère parfait pour mesurer l’activité des parlementaires : un député qui serait en permanence dans l’hémicycle mais sans jamais intervenir peut-il être considéré comme « travailleur » ? Néanmoins, certaines associations, médias ou agences de communication tentent d’établir de tels classements. Tous prennent en compte les données (disponibles en open data) publiées sur le site NosDéputés.fr à l’initiative de l’association Regards Citoyens. Ces statistiques reprennent l’essentiel des indicateurs visibles du travail à l’Assemblée nationale. Donc pas celui que nous faisons en circonscription ; et avec le biais induit du « chiffre » pour le chiffre. Tout en les prenant donc avec distance, je ne vais pas pour autant dédaigner des résultats positifs pour mon activité et pour le sens que je donne à la fonction de parlementaire.

Au travers de statistiques et graphiques, le site NosDéputés.fr mesure ainsi la présence des parlementaires en commission et en séance publique, le nombre d’interventions, d’amendements déposés et d’amendements ensuite adoptés, la quantité de rapports écrits, de propositions de loi cosignées ou de questions écrites et orales déposées…

Sur la majorité de ces indicateurs, le site me classe parmi les 150 premiers sur 577 (à noter qu’il n’indique que 2 catégories : les 150 premiers et les 150 derniers) : pour la présence en séance et en commissions, pour le nombre d’interventions longues (plus de 20 mots), pour le nombre d’amendements proposés à mon initiative et ceux qui ont été au final adoptés, pour le nombre de rapports réalisés au cours des 5 ans de ce mandat… Ces résultats sont une forme de reconnaissance du travail effectué et de l’engagement qui a toujours été le mien en tant qu’élue.

Sur un plan légèrement différent, une agence de communication (“Rumeur publique“) a publié il y a quelques semaines un classement de l’ « influence » des députés, en partant des critères des amendements adoptés et des rapports réalisés, mais aussi des réseaux sociaux…

Au terme de ces cinq années de mandat, avec 942 amendements adoptés et 9 rapports effectués, le site me classe 25ème sur 577 pour mon « influence » à l’Assemblée nationale. Et même 15ème si l’on considère uniquement le critère du nombre d’amendements adoptés.

Alors que ce premier mandat s’est déroulé dans un contexte des plus complexes, être dans le peloton de tête des députés ayant eu un impact réel et concret sur le travail législatif et la production de lois est une vraie satisfaction. Car, au-delà des tweets, posts Facebook et autres interventions médiatiques, une des missions premières des parlementaires, si ce n’est le cœur du mandat, est bien de faire la loi. Le critère des « amendements adoptés » permet ainsi opportunément d’avoir une idée de l’investissement de chaque parlementaire dans ce domaine et de sa capacité à faire adhérer ses collègues à ses positions.

Enfin, le classement s’intéresse à la présence des députés dans les médias et les réseaux sociaux. J’avoue avoir été moins portée sur ces aspects que sur le travail de fond. Dernier classement, le nombre d’articles parus dans la presse qui mentionnent le parlementaire, établi uniquement sur l’année 2016, est marqué par les primaires de la droite, qui ont donné une large place dans les médias aux députés porte-parole des candidats.


» Retrouvez l’ensemble des données sur mon mandat sur ma fiche sur le site NosDéputés.fr, et l’intégralité de l’étude du cabinet Rumeur Publique


 

Moments d’émotion à l’accueil des derniers groupes venus visiter l’Assemblée nationale

A quelques semaines de la fin de la mandature, c’est avec une émotion –et un peu de nostalgie- non-feinte que j’ai accueilli mes deux derniers groupes de visiteurs savoyards à l’Assemblée nationale.

Vendredi 31 mars, une vingtaine de membres de l’Association des Piémontais en Savoie m’avait ainsi sollicitée pour arpenter le Palais-Bourbon et en découvrir le patrimoine. Retenue en Savoie par des engagements prévus de longue date, un de mes collaborateurs les a reçus dans la capitale à cette occasion. Une visite atypique en cette période entre deux législatures où les députés ne siègent plus dans l’hémicycle : les services de l’Assemblée nationale en profitent pour réaliser les chantiers importants qui n’ont pu être effectués pendant cinq ans du fait de l’activité parlementaire. Malgré un parcours raccourci et parsemé d’échafaudages, j’espère que cette découverte leur a plu. Une visite qui s’inscrivait d’ailleurs, pour l’association, dans le cadre d’un séjour à Paris avec, notamment, un passage au Musée de l’Histoire de l’Immigration.

Cinq jours plus tard, ce mercredi 5 avril, j’ai pu cette fois, avec bonheur, être présente en personne pour accueillir la petite équipe très dynamique du Conseil Municipal Jeunes de Saint-Jean d’Arvey. Soit 12 enfants-ados, du CM2 à la 4ème, qui avaient eux aussi -bien encadrés par les élus en charge de la jeunesse- élaboré une journée dans la capitale. Le déjeuner ensemble à l’Assemblée leur a permis de me poser toutes les –très nombreuses- questions qu’ils se posaient sur la fonction de parlementaire, des plus matérielles aux plus poussées sur le plan historique.

Le dédale du Palais-Bourbon, avec sa bibliothèque historique comportant des centaines de milliers d’ouvrages anciens, nous a aussi amenés dans les galeries de l’hémicycle, réservées au public venus assister en temps normal aux débats de la séance publique. Point d’orateur cette fois, mais des grandes bâches surplombant le « perchoir » (le fauteuil du Président de l’Assemblée nationale) pour cause de restauration de la célèbre tapisserie des Gobelins du 17ème siècle représentant un tableau de Raphaël. Indiscutablement, la curiosité et les connaissances, certes hétérogènes mais impressionnantes, de ces jeunes emprunts de citoyenneté sont de bon augure pour les générations à venir. Bravo aux trois accompagnants et au conseil municipal de la commune de les soutenir dans tous ces projets !

Pendant les 5 ans de ce mandat, j’aurai ainsi accueilli près de 50 groupes venus visiter l’Assemblée nationale. Beaucoup de scolaires bien sûr, mais aussi des étudiants, des associations, des élus, des citoyens intéressés et impliqués dans la vie démocratique… La découverte du Palais Bourbon en compagnie de savoyards de tous horizons est bien plus qu’une simple visite touristique : elle permet de se faire une idée concrète du travail réel, au quotidien, de ceux qui les représentent. Et de s’apercevoir, quelles que soient les idées et le bord politique de chacun, que, derrière cette impression lancinante du « tous pourris », certains s’efforcent, sans bruit -parfois sans faire assez de bruit- de représenter la voix de nos concitoyens petit à petit, au jour le jour. Avec humilité.

   


 

Restaurer la confiance

L’immense majorité des élu.e.s assume ses mandats avec honnêteté et engagement. Mais il suffit qu’un petit nombre accumule les écarts de conduite pour que l’ensemble des élus soit vu comme une clique de voyous malhonnêtes…

Dans un climat d’antiparlementarisme qui rappelle les heures les plus sombres de nos républiques, comment restaurer cette confiance perdue ?

Les pistes de réforme sont multiples

La première peut concerner la représentativité sociale du Parlement. Des progrès ont été faits en matière de parité, mais il est clair que l’on ne retrouve pas au Parlement une représentation équilibrée de la société française. Depuis des décennies, les parcours professionnels des élus tendent à trop se ressembler, mais il est difficile d’imposer des quotas d’ouvriers, d’employés ou de salariés du privé…

La solution peut résider dans une obligation de ne pas cumuler les mandats dans la durée. Ne pas faire plus de trois mandats au parlement limiterait une professionnalisation qui peut aujourd’hui durer une vie entière, sans jamais mettre un pied dans la « vie réelle » du pays.

Le non-cumul des mandats est, il me semble, une donnée acquise à partir de cette année. Mais il faudra aussi s’interroger sur le cumul des fonctions, dans des organismes intercommunaux par exemple, ou des sociétés d’économie mixte (SEM).

Le statut de l’élu

Si l’on veut une diversité sociale, il faut que le statut de l’élu permettre de retourner ensuite vers l’emploi initial dans le privé. Il existe des marges de progrès en ce domaine.

De même, et alors même que nous avons au cours de ce mandat rendu obligatoire la déclaration d’intérêt, je crois qu’il nous faut aller plus loin, en interdisant tout lien entre le parlementaire, qui vote la loi, avec des cabinets de conseil, des laboratoires. Cette limitation des conflits d’intérêt peut passer par le choix de la commission dans laquelle travaille le parlementaire : évitons par exemple qu’un vendeur d’armes soit membre de la commission de la défense !

Mais le statut de l’élu, c’est aussi que le parlementaire ne s’octroie pas un régime de faveur dans un monde où l’on exige des efforts collectifs. Il serait par exemple souhaitable que le régime de retraite des parlementaires soit aligné sur le régime général. Des efforts en ce sens ont déjà été faits durant cette mandature, mais il faut symboliquement que tous soient au même régime.

Les moyens des parlementaires

Jadis, avant cette mandature, les députés pouvaient utiliser les dotations de l’Assemblée pour acheter leur permanence, en se constituant ainsi un patrimoine. Nous l’avons interdit, mais si les députés ne s’enrichissent plus personnellement, la location de nos permanences enrichit d’autres privés. La nation pourrait faire une économie en fournissant les permanences à ses parlementaires. Il ne manque souvent pas de locaux appartenant à l’Etat ou à des collectivités, qui pourraient ainsi passer d’un député à l’autre, sans grande dépense…

Disposer d’une enveloppe destinée au fonctionnement technique d’une permanence et d’une action locale est indispensable. Mais l’usage de ce que l’on appelle l’IRFM (indemnité représentative des frais de mandat) devrait être davantage contrôlé : il serait logique que chaque parlementaire tienne une comptabilité de cette IRFM, et qu’un service puisse la contrôler. Cela contribuerait à restaurer la confiance. De même, le budget général de l’Assemblée devrait être lui aussi contrôlé par un organisme extérieur, l’auto-contrôle pouvant toujours être sujet de méfiance…

Les moyens pourraient aussi être adaptés à l’évolution des usages : nous avons un crédit “courrier” très important, mais moins utilisé que par le passé, alors que les crédits pour l’informatique sont plus limités, en fin de mandat.

S’il est normal que le parlementaire ait un accès illimité aux transports entre sa circonscription et l’Assemblée, cet accès pourrait se limiter à lui-même, en n’accordant aucun avantage à ses proches.

Les collaborateurs

L’affaire de ces dernières semaines a vicié le débat. Comment dire que les parlementaires ont réellement besoin de payer correctement des collaborateurs capables d’analyser et de mettre en forme des lois, des textes modifiant la vie du pays ? Exiger des moyens de fonctionnement à la hauteur des enjeux, c’est aussi s’imposer une exigence de transparence élevée. Par exemple, en interdisant les embauches de proches, y compris par des collègues (afin de ne pas détourner la mesure). Enfin, peut-on s’assurer qu’un collaborateur travaille vraiment, sans cumuler en même temps des mandats locaux, ou d’autres postes ? Je le crois.


 

Votre députée et l’usage des moyens mis à sa disposition

L’affaire a éclaté dans les pages d’un palmipède célèbre : un député “Les Républicains” a employé son épouse en tant qu’assistante parlementaire, certains émettant des doutes sur la cohérence entre les salaires et le travail réellement fourni. La justice enquête, et c’est à elle de préciser la réalité des faits.

Mais beaucoup en profitent pour mettre en doute l’honnêteté de tous.tes les député.e.s dans l’usage qu’ils feraient des moyens mis à disposition par l’Assemblée nationale. C’est insupportable, mais très lié à une ambiance générale où tout est source de polémiques et de rumeurs.

Pourtant, les moyens officiels mis à disposition des parlementaires sont une grande conquête de la démocratie : comment avoir des élus objectifs, neutres, indépendants, s’ils doivent se faire prêter un local par une entreprise, faire financer leur secrétariat par tel ou tel lobby, et dépendre d’un « honorable sponsor » pour leur vie quotidienne ? L’indemnisation des élus doit être la garantie de leur indépendance. Nous avons les moyens financiers officiels de mener notre action : à nous d’avoir la rigueur et l’honnêteté permises par ces moyens publics.

Députée depuis 2012, voici comment j’utilise les moyens fournis par l’Assemblée nationale, en suivant d’ailleurs les conseils que les fonctionnaires de l’Assemblée m’ont longuement donnés après mon élection, chaque élu ayant donc eu au départ un clair rappel des règles.

Le crédit “collaborateur”


Objet du “litige”, ce crédit de 9561 euros brut mensuel permet à tous les députés d’embaucher une petite équipe pour l’assister. J’ai choisi d’avoir cette équipe complètement en circonscription, à Chambéry au 3 rue Favre.

L’équipe comprend 3,5 équivalents temps plein, avec les missions suivantes :

  • Gestion de mon agenda, des rendez-vous et des suites à donner (il peut y avoir des situations personnelles ou techniques complexes à traiter)
  • Suivi des nombreux courriers arrivant à la permanence (tout le monde sollicite le député.e !)
  • Aide au travail parlementaire (rédaction de questions écrites ou orales au gouvernement, travail et suivi législatif, rédaction d’amendements sur les projets de loi…)
  • Communication sur l’action de la députée (lettre hebdomadaire, site web, réunions publiques…) et relations avec la presse.

Inutile de fantasmer sur les salaires des assistants parlementaires : chez moi, le plus bas salaire est 20% au-dessus du smic, le plus élevé 75% au-dessus (net 2150 € prime de transport comprise). Les sommes annoncées dans la presse sont donc assez ahurissantes…

Toute l’équipe est à Chambéry, notamment parce que ces salaires assez modestes ne permettent pas de vivre à Paris. S’il y a des choses à faire à l’Assemblée, je les fais moi-même. L’utilisation des portails électroniques de l’Assemblée permet de toute façon un travail très efficace depuis Chambéry, au cœur de la circonscription.

Enfin, je précise qu’aucun de mes quatre salariés n’est membre de ma famille, ni de près, ni de loin !

Le règlement de l’Assemblée fixe aujourd’hui des limites pour l’embauche d’un proche : son salaire est au maximum de 50% du crédit “collaborateur”, soit 4780,5 € brut. Le problème étant moins de savoir si les assistants sont, ou non, membres de la famille, que s’ils travaillent vraiment ! C’est aussi une question d’éthique, voire d’efficacité.

L’IRFM : indemnité représentative des frais de mandat


Autre grande interrogation dans le public : l’IRFM, d’un montant de 5805 € brut. Cette somme, non imposable mais soumise à la CSG (5369 € après CSG) sert aux dépenses matérielles et techniques du député et de son secrétariat. Jadis, certains s’en servaient pour acheter leur local, qui revenait dans leur patrimoine à la fin du mandat. Cet enrichissement est désormais interdit par l’Assemblée. Je suis donc locataire de ma permanence, suffisamment grande pour garantir une qualité de travail à mes assistants. (Un usage économe des moyens publics pourrait d’ailleurs consister pour l’Etat à fournir sa permanence au député, les locaux appartenant à l’Etat ne manquant pas dans nos villes !).

L’IRFM sert aussi à l’action quotidienne du député : payer les fournitures du bureau, sa documentation, les gerbes déposées devant les monuments aux morts, les réunions publiques et leurs petits pots de l’amitié, les déplacements… Compte tenu du grand nombre de kilomètres parcourus dans la circonscription, la voiture du député est aussi prise en charge par l’IRFM. Mais je tiens personnellement à bien séparer les choses : quand je suis en vacances, ou pour un déplacement personnel, je paye les frais avec ma carte personnelle, et pas celle de l’Assemblée. De même, les costumes de « représentation » peuvent être pris sur l’IRFM, mais il n’est pas question de pouvoir habiller la famille sur le dos de l’Assemblée !

Les députés disposent aussi de crédits pour leur informatique, leur courrier, leur téléphone, leurs déplacements en taxi à Paris : le plus souvent, j’entame à peine la ligne de crédit mise à disposition. Internet a beaucoup réduit le courrier, et le métro est souvent plus efficace qu’un taxi !

J’ai aussi un accès à la SNCF payé par l’Assemblée : cela me permet de me déplacer entre Paris et Chambéry en fonction des besoins. Il est d’ailleurs logique pour une question d’équité entre eux que les députés aient ces facilités : un député parisien n’a besoin que d’un ticket de métro pour rejoindre l’Assemblée, pour d’autres, au fond des montagnes de province, c’est une expédition bien plus longue ! (Et nous sommes avantagés en Savoie avec des TGV directs !)

L’indemnité du député


L’indemnité nette est de 5547 euros. Certes, cela parait beaucoup. Mais c’est aussi une conquête de la démocratie, pour que le député ait les moyens de son indépendance. Rien n’est pire que ces pays, ou ces époques, où des élus sans ressources vendent leur vote au plus offrant, aux manœuvres les plus troubles.

Mon indemnité (imposable par ailleurs) me permet de vivre d’un mandat où l’on vote les 35 heures sans se l’appliquer à soi-même, sans regarder les heures de séance de nuit, les rencontres du week-end en circonscription… Une passion de l’action publique.

La vraie question que doit se poser le citoyen électeur est de savoir si son député assure bien sa mission, non seulement dans les séances publiques, mais aussi en commission, ou dans les multiples missions et enquêtes qui incombent à l’Assemblée Nationale.

L’application du non-cumul des mandats à partir de la prochaine législature est en ce sens un vrai progrès. Même si les indemnités cumulées sont plafonnées à 8321,66 euros, le cumul du temps de travail et des dossiers à traiter fait qu’il devient difficile de tout faire correctement. Mon expérience personnelle m’a convaincue de la nécessité de ce non-cumul pour les parlementaires, même s’il faut pouvoir continuer à siéger dans les conseils des collectivités, sans être dans les exécutifs, pour rester en lien avec le quotidien des collectivités et des citoyens.

La transparence imposée par l’Assemblée nationale, la loi, et surtout l’extrême attention du public au sujet de l’usage de l’argent public, nous imposent la plus grande clarté ainsi qu’une gestion des plus rigoureuses des deniers publics. C’est à ce prix que l’on pourra aussi défendre la nécessité de donner des moyens à ses parlementaires, à ses élus en général. Car laisser les élus se débrouiller sur leur fortune personnelle ou avec l’aide de « généreux donateurs » serait la garantie d’un avenir douteux et coûteux. L’indépendance a un coût. Et une obligation : le contrôle et la transparence.


 

Au Châtelard comme à Chambéry, échanges de vœux riches et conviviaux pour 2017 !

Après Saint-Vital le 14 janvier dernier, c’est au Châtelard puis à Chambéry, dans la salle “La Bisseraine”, les 20 et 21 janvier, que j’ai tenu à poursuivre mes cérémonies de vœux aux habitant.e.s, élu.e.s et associations des différents territoires de notre circonscription.

L’occasion m’était donnée en cette année d’élections de revenir sur quelques-uns des dossiers et situations locales sur lesquelles je me suis mobilisée plus particulièrement : accès aux soins dans notre territoire, loi Montagne, soutien aux associations… Et aussi bien sûr d’échanger sur les sujets qui touchent nos concitoyens : la fusion entre l’agglomération de Chambéry et les Bauges, l’avenir du tourisme local, la participation citoyenne, ou encore la révision du réseau de transports (PDU) de l’agglomération de Chambéry et son impact sur les communes, les habitants et les écoliers de nos territoires… En compagnie des nombreux élus locaux présents, nous avons poursuivi ces discussions autour du traditionnel verre de l’amitié et de la galette républicaine !


» Consultez ici le diaporama que j’ai diffusé à cette occasion


     
A Chambéry

     
Au Châtelard


 

A Saint-Vital samedi dernier : neige vive, vœux chaleureux et lois concrètes

Samedi dernier, le 14 janvier, à Saint-Vital, s’est déroulée la première de mes trois cérémonies de vœux pour 2017. Dans la salle polyvalente de la commune, élu.e.s, habitant.e.s et associations avaient bravé la neige qui tombait densément depuis la veille au soir. Et notamment le Maire de Saint-Vital, M. Gérard Blanco, que je tiens à remercier à nouveau ici pour son accueil républicain toujours chaleureux. Des membres du Conseil municipal, le maire de Tournon (et désormais vice-président de la toute nouvelle Communauté d’Agglomération Arlysère) Xavier Tornier, les conseillers départementaux du canton, Dominique Ruaz et André Vairetto, ainsi que la conseillère régionale Noëlle Aznar-Molliex, étaient notamment présents dans le public.

Alors que cette année marque ma 5ème série annuelle de vœux en tant que parlementaire, comment ne pas saisir l’occasion pour faire un bilan des principales réformes, des dossiers qui m’ont le plus mobilisée, mais aussi de ceux pour lesquels une certaine frustration a pu naître de ne pas pouvoir plus avancer ?

L’actualité législative la plus récente donnait l’opportunité de présenter la loi Montagne, tout juste promulguée le 28 décembre dernier. En tant que co-rapporteure du texte, j’ai tenu à réaliser un petit livret (disponible sur demande auprès de ma permanence parlementaire) qui résume les 95 articles de la loi. Santé, agriculture, environnement, développement économique, emplois et saisonniers… S’il est une loi qui touche concrètement un grand nombre d’aspects du quotidien des habitants de nos montagnes et des vallées voisines, cet acte II en fait partie.

Ceux d’entre vous qui suivent ce blog n’en seront pas étonnés, les principales mesures et dossiers sur lesquels je suis ensuite revenue lors de cette cérémonie de vœux concernait l’accès aux soins, la défense de notre modèle de protection sociale -et la loi Santé dont j’ai été rapporteure l’an passé-, ainsi que le soutien à des entreprises locales, en difficulté ou non, aux activités agricoles, ou encore l’engagement associatif… Autant de dossiers qui resteront mes priorités pour cette nouvelle année !

Nos discussions se sont poursuivies de manière très conviviale autour d’une part de galette et du verre de l’amitié. Prochaines dates pour les cérémonies suivantes dans les différents territoires de notre circonscription : ce vendredi 20 janvier soir au Châtelard, à 18h à la salle des fêtes, et, enfin, ce samedi 21 janvier à 18h à Chambéry à la salle La Bisseraine à Bissy (505 route de Labiaz). Venez nombreux !!


     


 

Café-débat sur la fonction d’élu.e au Parlement des Etudiants de Grenoble

capture-parlement-des-etudiants-drAutre invitation, autre sujet… J’étais à Grenoble vendredi 4 novembre au soir pour participer au 2ème café-débat du “Parlement des Etudiants” sur le thème : La fonction d’élu.e est-elle vraiment ouverte à tous.tes ?, un sujet fondamental qui nous interroge, élu.e.s locaux ou nationaux, dans le quotidien et le cœur même de notre mandat. Quelle représentativité, quels liens avec les « citoyens-électeurs-codécideurs » ?

Au côté d’autres élus locaux, les échanges ont porté sur l’accessibilité à tous, ou non, des mandats, la formation et le statut des élu.e.s…  Des questions centrales dans la période de défiance envers le système politique que nous traversons ; des interrogations légitimes et pertinentes de la part de tous ces jeunes qui s’intéressent et s’impliquent dans la vie de la Cité au quotidien.


 

Comptes-rendus de mandat 2016 : réunions publiques à Cognin, Cruet et Le Châtelard

Comme je m’y étais engagée lors de mon élection en 2012, et pour la quatrième année consécutive, je tiendrai dans quelques semaines trois rencontres de compte-rendu de mandat ouvertes à tous. Ce sera l’occasion, sur les différents territoires de notre circonscription, de revenir sur les principales réformes engagées, sur mon travail en tant que députée, et surtout, pour vous, de poser les questions que vous souhaiterez.

Vendredi 26 août 2016 à 19h à Cognin
      Salle de la Forgerie (avenue de Corinthe)

Samedi 27 août 2016 à 18h à Cruet
      Salle des fêtes (chef-lieu, en-dessous de l’église)

Vendredi 2 septembre 2016 à 18h30 au Châtelard
      Salle des fêtes Lire la suite

Meilleurs vœux pour 2016 !

Chère Madame, Cher Monsieur,

L’année qui s’achève aura profondément marqué notre pays. Dans la douleur, nous avons ensemble montré l’attachement à notre République, à notre démocratie.

Parlementaire, j’ai mesuré tout le poids des décisions à prendre, à assumer, pour que notre pays passe ce cap difficile sans perdre son âme.

A l’heure des vœux pour 2016, le ton se fait plus grave. Nous nous formulons tous mutuellement des vœux de bonheur, de santé et de prospérité, mais c’est bien d’abord à notre démocratie, à notre République que nous souhaitons une bonne année 2016. Car nous sentons bien que le bonheur individuel sera difficile si notre pays est attaqué dans ses valeurs fondamentales.

Un regard positif sur l’avenir dépend aussi de l’emploi, de la situation sociale et économique. Favoriser l’emploi, le dynamisme et la compétitivité de nos entreprises, accompagner les demandeurs d’emploi dans leurs recherches et leurs formations sont parmi mes engagements majeurs au sein de l’Assemblée nationale.

L’avenir de la montagne, de notre système solidaire de santé sont aussi des sujets sur lesquels je me suis mobilisée tout au long de l’année 2015, dans un travail de fond au service de nos concitoyens et de nos territoires.

A l’aube de cette année 2016, je formule le vœu que cet élan de solidarité nationale s’exprime dans tous nos projets, dans notre vie personnelle et collective.

Meilleurs vœux à tous !

Bernadette Laclais,

Députée de Savoie


C’est avec plaisir que je vous présenterai mes vœux et que j’échangerai avec vous lors de trois rencontres, ouvertes à tous. Venez avec vos proches, vos amis :

Samedi 9 janvier à 18 h à la salle des fêtes de Barby

Samedi 16 janvier à 11 h à la salle de la Treille à Saint-Pierre-d’Albigny

Samedi 23 janvier à 11 h à la salle des fêtes du Châtelard

Pour tous renseignements, précisions… ou vous inscrire, n’hésitez pas à contacter ma permanence parlementaire :

Permanence parlementaire – 3 rue Favre, 73000 Chambéry
Tél. : 04 79 25 80 09 – Mail : rsvp.voeuxbl@gmail.com

capture carte voeux 2016


 

Compte-rendu de mandat 2015

J’avais pris l’engagement en 2012 de vous présenter le bilan de mon activité parlementaire tous les ans. J’aurai ainsi le plaisir de vous retrouver :

ce vendredi 28 août à 19h

à la salle des fêtes de Cruet

pour échanger sur une année législative particulièrement chargée : loi “croissance et activité” (“loi  Macron”), transition énergétique, loi santé pour laquelle j’ai été rapporteure du titre II, loi NOTRe (nouvelle organisation des territoires…)

L’année a aussi été marquée par la mission que le Premier Ministre m’a confiée avec ma collègue Annie Genevard, députée du Doubs, pour un acte II de la loi Montagne de 1985. Nous lui remettrons notre rapport officiellement le 3 septembre prochain.

A vendredi, vous êtes toutes et tous les bienvenu-e-s pour aborder ces sujets et tous ceux que vous souhaiterez…

LOGOCOUL


 

La Lettre parlementaire N°1

 

Ma première Lettre parlementaire est parue en décembre : six mois après mon élection comme députée, elle dresse un premier bilan des textes majeurs déjà votés au Parlement, mais aussi de mon travail à l’Assemblée nationale et en circonscription, des chantiers prioritaires pour nos territoires, de mes contributions aux débats actuels…

Vous pouvez la lire en cliquant ici.