Cyclisme – Chambéry en tête de peloton

Avec “France Cyclisme” (l’équipe pro AG2R) et “Chambéry Cyclisme Formation” (CCF), le bassin chambérien abrite des outils d’une exceptionnelle qualité, comme vient de le constater une délégation de parlementaires amateurs de vélo invités par le partenaire des équipes à faire le tour des installations ce mercredi 22 mars.

Pesez-moi ça”… D’une main surprise, les visiteurs soupèsent un cadre de vélo des professionnels de l’équipe AG2R La Mondiale. Poids plume pour une équipe devenue un poids lourd du cyclisme mondial. Pendant qu’une délégation de sénateurs et de députés visitent les locaux de La Motte-Servolex, les coureurs sont en Catalogne ou en Flandres. Il y a 25 ans, Vincent Lavenu parvenait à monter la première équipe professionnelle basée à Chambéry : l’équipe Chazal, devenue ensuite Casino, puis AG2R La Mondiale depuis l’an 2000.

Entrée dans l’élite mondiale en 2006, l’équipe a offert à la France de belles occasions de reprendre espoir dans un cyclisme renouvelé : la victoire de Christophe Riblon à l’Alpe d’Huez en 2013, puis les podiums de Jean-Christophe Péraud et de Romain Bardet en 2014 et 2016 ont montré que la persévérance déployée par l’équipe rassemblée autour de Vincent Lavenu pouvait être payante. France cyclisme est aujourd’hui une entreprise composée de 30 coureurs et de 45 personnels techniques et administratifs, pour un budget annuel de 14,5 M€. “Les partenaires sont indispensables, car le cyclisme est un sport gratuit, sans stade, sans droits télé…“, souligne Vincent Lavenu.

La formation en réserve
La réussite de l’équipe AG2R repose aussi sur une autre entité : Chambéry Cyclisme Formation (CCF), l’école qui forme des coureurs sur les hauts des Monts, toujours à Chambéry, dans des locaux mis à disposition par la municipalité de Louis Besson. L’aventure a commencé en 2002, en s’inspirant des centres de formation existant dans le rugby ou le hand -un sport (re)connu à Chambéry !-, et avec la volonté de construire un autre cyclisme après les affaires “Festina” (et autres…) de la fin des années 1990. “Nous voulions transmettre des valeurs, et offrir aux jeunes cyclistes de 18 à 22 ans des conditions d’études leur permettant d’allier sport et préparation d’une vie professionnelle ultérieure“, explique Loïc Varnet, le directeur de CCF. 37% des élèves sont passés professionnels ; ce qui veut dire que 63% n’ont pas pu aller plus loin dans leur rêve sportif. Mais tous, à vingt ans comme à trente, ont besoin de pouvoir se reconvertir et d’assurer une autre carrière que le vélo. “Nous formons des hommes équilibrés“. C’est important, y compris durant la carrière sportive.

La réussite de “Chambéry Cyclisme Formation” est évidente : l’équipe sportive est en DN1 (division nationale 1) de la Fédération Française de Cyclisme depuis 2007, et a été classée premier club français en 2016 (sur 2500 clubs !). Les six élèves d’une promotion restent trois ans, suivent des formations aux horaires adaptés, dans les divers domaines présents sur le pôle universitaire de Chambéry-Technolac. C’est d’autant plus compliqué à mettre en place que le vélo comme les cours se pratiquent le jour et en même temps. Les plannings sont donc très serrés, la discipline aussi, mais le CCF est très demandé : à la rentrée 2016, il y avait 66 candidats pour six places, des candidats issus de 24 pays et de 4 continents !

Equipe réserve de l’équipe pro “AG2R”, le CCF est aujourd’hui l’une des plus belles portes d’entrée vers le professionnalisme, avec 10 de ses anciens élèves courant sous les couleurs d’AG2R. France cyclisme assure d’ailleurs la moitié du budget annuel, les subventions publiques et des recettes propres apportent le reste. L’an dernier, j’avais d’ailleurs attribué une réserve parlementaire à CCF : une manière de marquer la réussite d’une expérience chambérienne.


Casques et vitres teintées

Au-delà du Pacte de performance signé en 2014 par le Ministre des sports pour faciliter l’accès des sportifs de haut niveau au monde de l’entreprise, l’action dans ce domaine ne se limite pas à la compétition.

En tant que parlementaire, je suis membre du Club des parlementaires pour le vélo, et nous avons durant ce mandat obtenu, entre autres, la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo, permettant aux salariés qui vont au travail par ce moyen de voir prise en charge une partie de leurs frais. Les cyclistes ont aussi contribué à la nouvelle législation contre les vitres teintées à l’avant sur les voitures (les forces de l’ordre veulent voir qui est dans le véhicule, mais les cyclistes veulent aussi et surtout savoir si le conducteur les a vus, le contact visuel étant essentiel à la sécurité du cycliste urbain).

L’obligation du port du casque pour les enfants de moins de douze ans est aussi une mesure en faveur de la sécurité des plus jeunes. Mais, à l’instar de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB), je pense que cette mesure doit s’accompagner d’une obligation de l’apprentissage du vélo, de la conduite et du code de la route, dans les écoles primaires. Un travail à poursuivre lors de la prochaine étape parlementaire !


 

Sciences et progrès dans la République française, un débat plus que jamais d’actualité

Alors que la session parlementaire à l’Assemblée nationale s’achevait cette semaine, quel plus beau thème que les sciences et le progrès dans notre République pour conclure nos travaux ? La résolution soumise à la discussion ce mardi 21 février au soir dans l’hémicycle, et votée à l’unanimité, appelle à une prise de conscience : face à un processus lent mais constant de (re)mise en cause et de déclin des sciences dans les médias, dans l’enseignement ou le débat politique, la parole scientifique doit retrouver toute sa place au cœur des grands débats de notre démocratie, dans les enceintes parlementaires comme dans les ministères, sur les ondes comme dans les classes des écoles de nos enfants.

La prolifération d’informations tronquées ou inexactes, comme de théories complotistes, ou l’essor abrupt des “faits alternatifs” et d’une ère de “post-vérité” remettent en cause les valeurs de notre république issues des Lumières. C’est pourquoi nous appelons dans cette résolution à ce que le Gouvernement prenne une série de mesures visant à redonner toute sa place et sa force, dans toutes les sphères de notre société, à la parole scientifique.

Au cours de mon intervention, lors de la discussion générale de la résolution, j’ai souhaité mettre l’accent sur le « filtre » indispensable que me semble être l’éducation. Des plus jeunes aux plus âgés, il s’agit là d’un des nœuds centraux du problème. Education permanente, éducation aux sciences tout particulièrement afin de pouvoir suivre l’évolution du monde, rapportée de manière accélérée, en permanence. Et nous tous, à commencer par les collectivités locales, disposons d’outils pour avancer dans ce sens. A Chambéry, l’exemple de la Galerie Eurêka (un “CCSTI”, centre de culture scientifique, technique et industrielle) est précurseur dans cette voie, à de multiples égards.

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention, ainsi que celui de la résolution :


“Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, jadis, quelques années d’études suffisaient pour comprendre un monde paraissant immuable. Il fallait des semaines pour qu’une nouvelle traverse un continent. Nous sommes la première génération à vivre un univers instantané. Peu importe le lieu et l’heure : tout est su ou vu dans l’instant, sur la terre entière, sans l’ombre d’un filtre. Le seul filtre dont nous disposons s’appelle l’éducation, l’apprentissage d’un savoir de base et, surtout, l’apprentissage de l’apprentissage permanent, pour que chacun puisse suivre la très rapide évolution du monde.

La science n’échappe pas à cette évolution : elle en est même le cœur. Cela rend plus indispensable que jamais une éducation à la science, aux sciences, qui nous permette d’en comprendre les fonctionnements, les évolutions, d’en peser les chances et les risques.

L’honnête homme d’hier pouvait savoir à peu près tout sur tout. Aujourd’hui, l’honnête homme sait qu’il ne sait plus grand-chose, mais qu’il doit avoir jusqu’à son dernier souffle l’esprit ouvert, la soif d’apprendre pour comprendre où l’on va.

Dans cette montagne d’informations qui nous arrive tous les jours, la science occupe sa part. Mais la formidable évolution scientifique que nous vivons est aussi au cœur des inquiétudes de la population, au cœur des manipulations potentielles où l’obscurantisme sait jouer avec des peurs ancestrales. Nous sommes désormais dans une société qui demande aux scientifiques non seulement de savoir, mais de faire savoir, voire de savoir combattre la contre-information ou l’opinion assénée avec certitude qui tend à se substituer à la démarche scientifique.

La compréhension de la science et du monde technique dans lequel nous vivons est indispensable à tous. Cette compréhension doit commencer très tôt. La place de la science doit être renforcée à l’école, dès le plus jeune âge, depuis l’école élémentaire jusqu’aux études supérieures. Transmettre une science ludique, « expérimentable », est primordial pour les enfants. En manipulant, en construisant, ils apprennent à démystifier un univers technique qui n’est pas magique, mais simplement scientifique, explicable, maîtrisable.

Cette pédagogie active fonctionne très bien dans les CCSTI, les centres de culture scientifique, technique et industrielle. Hélas, seules quelques dizaines de collectivités locales ont fait l’effort d’ouvrir de tels centres sur leur territoire. Il faut en effet des moyens financiers, mais aussi des partenariats avec le monde universitaire, avec l’éducation nationale ou des industriels pour donner à comprendre une part de notre technologie, une part de notre progrès technique.

Vulgariser, montrer, faire comprendre est indispensable à une saine appropriation de l’univers scientifique. Nous devons faire cet effort pour conserver un regard positif sur la science, alors même que l’avalanche d’informations qui s’abat à chaque instant sur les épaules de nos concitoyens fait qu’ils n’en voient bien souvent que les aspects les plus négatifs. Il est toujours plus simple d’effrayer que d’expliquer, de rejeter brutalement que de juger sereinement et objectivement, avec discernement.

Je remercie Jean-Yves Le Déaut et mes collègues de m’avoir laissée m’exprimer sur ce sujet pour témoigner de la difficulté des collectivités qui s’engagent. Ce choix, politique au bon sens du terme, n’est pas toujours partagé par toutes les collectivités qui devraient se sentir concernées. Pourtant, existe-t-il plus bel enjeu ?

Je me souviens de ce mois de mars 2011 où a eu lieu l’accident de Fukushima. Le hasard a voulu que se tienne alors à la galerie Eurêka de Chambéry une exposition sur le nucléaire : les visiteurs de tous âges ont pu trouver dans notre CCSTI les réponses aux graves questions qu’ils se posaient face aux nouvelles venues du Japon, face aux peurs légitimes que cet accident suscitait. Il est primordial que nous puissions disposer d’outils pédagogiques réellement scientifiques et de médiateurs formés.

Mais je me souviens aussi de la violence de certaines attaques contre un CCSTI d’une ville voisine, qui avait organisé une exposition sur les nanotechnologies.

Chacun reconnaît la valeur de la culture scientifique, mais il faudrait aussi que l’on reconnaisse qu’elle a un coût, et que, par exemple, l’État puisse s’investir davantage dans le financement des CCSTI au travers des contrats de plans État régions, mais aussi dans leur fonctionnement, les collectivités impliquées ne pouvant assumer seules cette mission si importante pour la cohésion sociale. Il faut que ces CCSTI soient décentralisés : c’est un enjeu d’égalité entre nos territoires et nos concitoyens.

Vulgariser, montrer, faire comprendre, c’est aussi donner envie de choisir un métier, une passion et, pourquoi pas, redonner goût à la science. N’hésitons pas à investir dans l’éducation, dès le plus jeune âge, pour que chacun comprenne bien le monde dans lequel il vit, mais aussi pour susciter des vocations. C’est notre responsabilité, c’est un investissement pour l’avenir, une chance pour notre pays et le monde.

Je me réjouis que ces propositions de résolution nous permettent de réaffirmer notre foi dans le progrès et la science, et notre volonté que la République se saisisse pleinement de cet enjeu.

Puissent les semaines à venir nous permettre de constater que nous avons été entendus et que le débat a permis de faire progresser la cause qui nous rassemble.”



 

Harcèlement à l’école : une mobilisation de tous les instants !

image-fbLongtemps le harcèlement à l’école a été sous-estimé ou mal compris. De par sa complexité et les non-dits entre enfants qu’il impliquait, il est resté jusqu’à récemment un phénomène relativement tabou. Violences physiques, psychologiques et, désormais, violences « en ligne » avec le développement des outils numériques : ce sont des centaines de milliers d’enfants, de jeunes qui en ont souffert, avec des conséquences parfois limitées, parfois dramatiques. Depuis quelques années, la prise en charge des victimes s’est améliorée, les politiques publiques ont commencé à prendre le problème à bras le corps en le traitant dans sa globalité. C’est l’objet du vaste plan « Non au harcèlement » lancée par la Ministre de l’éducation nationale il y a plus d’un an : « Le harcèlement repose sur le rejet de l’autre, sa mise à l’écart, le refus de sa singularité. Éduquer prend ici tout son sens ; dans la famille, à l’école, dans les médias, pour que cessent ces violences répétées. »

Les mots de la Ministre étaient au cœur de la 2ème Journée nationale consacrée à la lutte contre le harcèlement, jeudi dernier, le 4 novembre. Une journée qui sert avant tout à sensibiliser les esprits, et ne remplace pas, bien évidemment, l’indispensable travail au quotidien que réalisent toute l’année les équipe éducatives, les associations… Les victimes et les familles, elles aussi, osent de plus en plus témoigner, brisant peu à peu le tabou.

Premiers chiffres encourageants dans la lutte contre le harcèlement

infographie-4-axes-plan-lutte-harcelement-scolaireLe Ministère s’est tout d’abord attaché à mieux cerner le harcèlement : comment le reconnaître ? Quels en sont les signes, forts mais aussi, très souvent, faibles, qui, seuls, ne semblent pas « graves » mais qui combinés donnent corps à ce fait social ? En le définissant et en le comprenant mieux, c’est la prise en charge qui en sort facilitée.

Les quatre axes du plan de lutte contre le harcèlement à l’école en découlent : sensibiliser ; prévenir ; former ; prendre en charge (cliquer sur l’infographie ci-contre pour l’agrandir).

Jeudi dernier, la Ministre de l’éducation a fait un premier bilan de cette action : il semble que, pour la première fois, les victimes de harcèlement soient moins nombreuses en 2015 qu’auparavant. Des statistiques à prendre avec précaution bien sûr, mais qui doivent nous inciter à amplifier la prise de conscience de ce fléau qui peut impacter fortement, et à long terme, les enfants qui en sont victimes.

Le cyberharcèlement, nouvelle forme préoccupante de ce fléau

Cette Journée nationale a aussi permis de mettre en avant de nouvelles formes de harcèlement, à commencer par le « cyberharcèlement ». Sms, mails, réseaux sociaux, photos et autres outils numériques en plein essor ont profondément changé la donne. Par leur nature, les réseaux sociaux peuvent être à même d’amplifier l’effet « boule de neige » d’une rumeur, de dénigrements, de violences psychologiques qui, répétées, font système et représentent un nouveau type de harcèlement inédit : désormais, la sphère privée et le domicile familial ne sont plus forcément synonymes de répit pour les victimes ; les outils numériques peuvent prolonger à toute heure les attaques.

“Le harcèlement peut aussi débuter mais surtout se prolonger sur un téléphone portable, une tablette, un ordinateur, par des centaines de SMS, des vidéos, des photos, des commentaires injurieux sur les réseaux sociaux, sur les forums ou sur les jeux en ligne, a souligné Mme Vallaud-Belkacem. Le cyberharcèlement n’offre aucun répit et c’est pourquoi j’ai souhaité que cette deuxième journée « Non au harcèlement » y soit consacrée. Ce ne sont pas les outils ou les réseaux sociaux qu’il faut combattre mais bien les mauvais usages, les comportements et les propos déplacés qui parfois s’y répandent.”

Quel que soit votre âge, votre activité, votre situation familiale…, je vous invite en tout cas à parcourir le site du Gouvernement consacré à cette grande mobilisation : Non au harcèlement. Vous y trouverez les informations utiles et une grande partie des réponses à vos questions.


Une carte scolaire adaptée aux montagnes

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Groupe scolaire des Bauges Devant, commune d’Ecole

Souvent l’on entend des élus de montagne se plaindre que leur petite école ferme et que les élèves vont devoir faire des kilomètres pour rejoindre l’école la plus proche… Après de longues négociations avec le Ministère de l’Education nationale, nous avons obtenu deux avancées dans la loi, pour les écoles et pour les collèges de montagne (articles 8 ter et suivants).

Il ne s’agit pas de faire de la démagogie et de promettre le maintien de toutes les écoles dans n’importe quelle condition d’effectifs. Nous avons obtenu du Ministère un travail préalable sur la carte scolaire pour permettre « l’identification des écoles publiques ou des réseaux d’écoles publiques qui justifient l’application de modalités spécifiques d’organisation scolaire, notamment en termes de seuils d’ouverture et de fermeture de classe, au regard de leurs caractéristiques montagnardes, de la démographie scolaire, de l’isolement et des conditions d’accès par les transports scolaires ».

Dans un registre voisin, le même travail préalable sera fait pour les collèges, afin d’identifier « les collèges qui justifient l’application de modalités spécifiques d’organisation, notamment en termes de seuils d’ouverture et de fermeture de classe et d’allocation de moyens au regard de leurs caractéristiques montagnardes ».

Ce travail sur la carte scolaire permettra de poser un regard plus serein et anticipateur sur des dossiers souvent complexes, toujours sensibles, afin de trouver la meilleure solution pour garantir la qualité et la pérennité du service scolaire en montagne, en tenant compte -comme d’ailleurs pour l’offre de soins- « des temps de parcours et des spécificités géographiques, démographiques et saisonnières des territoires de montagne ».


 

Carte scolaire en Savoie : 4 ouvertures de classes décidées après la rentrée, dans la circonscription

capture 2 academie grenobleLe Directeur de l’inspection académique de Savoie me l’a confirmé ce lundi 5 septembre : les derniers ajustements suite au comptage des effectifs de la rentrée scolaire vont permettre l’ouverture de 3 classes pour les écoles de Vert-Bois et du Stade à Chambéry et pour celle de Vimines. De même, celle du Mollard à Chambéry, située en REP+, voit le blocage d’une classe (fixé en juin dernier) levé pour une réouverture imminente.

Même si tout n’est pas totalement satisfaisant et qu’il convient de rester vigilant en permanence, il s’agit là indéniablement d’une bonne nouvelle pour les écoles, les enfants et les habitants des quartiers qui vont en bénéficier…

Chaque année, en juin, une première carte scolaire prévoit l’évolution générale des ouvertures et des fermetures de classes pour l’année suivante ; un recomptage des enfants effectivement présents au sein de chaque établissement est réalisé le jour de la rentrée et débouche sur des ajustements quelques jours plus tard.

A chaque fois, j’ai sollicité le Directeur académique des services de l’éducation nationale en Savoie (DASEN) sur les situations difficiles et les points de blocage où une évolution des postes était nécessaire. L’annonce de ces ouvertures est donc une bonne nouvelle, qui ne nous fait pas pour autant oublier qu’il reste des endroits où la situation est tendue. Je reste bien évidemment mobilisée, et disponible, pour intervenir le cas échéant.


 

Budget 2017 : plus de moyens pour la jeunesse, l’emploi et la sécurité

Le détail du budget de l’Etat pour l’an prochain ne sera connu précisément qu’à l’automne prochain, mais le débat d’orientation des finances publiques pour 2017 qui s’est tenu le 7 juillet dernier à l’Assemblée nationale a permis d’en indiquer les orientations principales.

DSC_3403A l’instar des budgets précédents depuis 2012, le projet de loi de finances (PLF) pour l’an prochain continue de suivre une double direction : redressement des comptes publics alors que le déficit de l’Etat avait explosé suite à la crise de 2008 ; priorités et moyens supplémentaires pour l’emploi, la sécurité et la justice, la jeunesse et l’éducation.

Le déficit public atteindra 2,7% en 2017, comme prévu et conformément aux engagements du Gouvernement. Il repassera ainsi pour la 1ère fois depuis 2007 sous les 3% du PIB.

L’intervention du Secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, durant le débat a été particulièrement intéressante. Je tiens à vous en retranscrire certains passages :

« La crise budgétaire est donc terminée et ce sont les efforts des Français qui ont permis d’y mettre fin. Que faire alors pour 2017 ? Il est impératif que le déficit public soit limité à 2,7 % du PIB, conformément à nos prévisions et à nos engagements européens. Nous avons accompli des efforts pendant quatre ans et nous n’allons certainement pas les dilapider la dernière année : le déficit doit continuer sa réduction l’an prochain, il doit repasser sous les 3 %, et nous construisons un budget qui le permettra, qu’il s’agisse du projet de loi de finances ou du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Dans ce cadre budgétaire global, subsiste la liberté de choisir ce que l’on veut pour le pays. Cette liberté, nous n’y avons jamais renoncé. À chaque budget, nous avons pris des mesures pour que les choses changent dans le sens de davantage de solidarité et d’égalité, tantôt en accroissant les dépenses en faveur des Français les plus déshérités – avec, par exemple, le plan contre la pauvreté –, tantôt en allégeant la taxation des classes moyennes et modestes, comme cette année. À chaque budget, nous avons pris cette liberté, ce qui ne nous a pas empêchés, chaque année, de réduire le déficit. (…)

Pour 2017, nous vous proposerons davantage de moyens en faveur de l’éducation, de l’emploi et de la sécurité. Un pays où l’on vit en sécurité et où chacun, quelle que soit sa condition sociale, peut avoir accès au savoir, vivre du fruit de son travail et s’élever dans la société par ses propres mérites, voilà ce que nous voulons. Alors oui, la dépense de l’État hors charge de la dette et pensions augmentera de 3,3 milliards d’euros en 2017. Cette augmentation, non seulement nous l’assumons, mais nous la revendiquons (…). »

Ainsi, le Gouvernement dégagera en 2017 près de 7 milliards d’euros de moyens supplémentaires pour les secteurs prioritaires : éducation, emploi et sécurité. Les ministères de l’Éducation nationale, de la Défense, de la Justice et de l’Intérieur verront donc leurs moyens et leurs effectifs croître.

Le budget du Ministère du Travail et de l’Emploi augmentera de 1,8 milliard d’euros. Le Ministère l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche se verra, quant à lui, doté de 3 milliards d’euros : une hausse historique.

Cette augmentation de la dépense publique doit être remise en perspective et intervient après 4 années de baisse. La dépense de l’État aura en effet diminué de 9,4 milliards d’euros entre la loi de finances initiale de 2013 et celle de 2016.

Augmenter la dépense, ce n’est pas augmenter le déficit. Ces dépenses prioritaires seront compensées par des économies réalisées sur les ministères non-prioritaires ; elles seront également financées par des recettes supplémentaires comme celles issues de la lutte contre la fraude fiscale (1,4 milliard d’euros de recettes supplémentaires).

Enfin, le Gouvernement a confirmé une nouvelle baisse d’impôts pour les ménages des classes moyennes et modestes. Après les actions menées depuis 2012 pour un retour à l’équilibre des finances publiques, l’amélioration de la situation avait permis dès 2014 de commencer à baisser la fiscalité des ménages et des entreprises. Cela se poursuivra l’an prochain. Le Secrétaire d’Etat au budget l’a confirmé en conclusion : “Nous rendons aux Français une partie des efforts. La sécurité retrouvée de nos finances nous permet de le faire.”


Consultez ici le compte-rendu intégral du débat d’orientation des finances publiques pour 2017, le 7 juillet 2016 à l’Assemblée nationale


École inclusive : création de 32 000 contrats d’accompagnants des élèves en situation de handicap

Mettre fin à la précarité de personnels en contrat aidé (auxiliaires de vie scolaire) et permettre une plus grande stabilité pour les enfants en situation de handicap. Voilà toute l’ambition de l’annonce faite hier, le 19 mai, par le Président de la République à l’occasion de la 2ème Conférence Nationale du Handicap du quinquennat : créer 32 000 postes d’accompagnants des élèves en situation de handicap sur 5 ans, dont 6000 en 2016.

A cette fin, le Gouvernement va engager la transformation des contrats des auxiliaires de vie scolaire (AVS), qui sont des « contrats aidés », en contrats d’Accompagnant des Elèves en Situation de Handicap (AESH).

Aujourd’hui, 80 000 auxiliaires de vie scolaire accompagnent des enfants en situation de handicap, sur la base de contrats aidés qui représentent 20 heures par semaine, contrairement à un temps plein d’AESH qui est de 35 heures par semaine.

Ainsi, dans les 5 prochaines années, 56 000 contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire seront progressivement transformés en 32 000 emplois d’accompagnants d’élèves en situation de handicap. Cette évolution se fera au rythme de 11 200 contrats aidés par an, soit 6 400 équivalents temps plein (ETP) d’AESH.


Annonce du Président de la République lors de la CNH du 19 mai 2016

L’école inclusive est une priorité du ministère de l’Éducation nationale depuis 2012. Sur les deux dernières rentrées, 700 emplois d’AESH ont déjà été créés (pour un total de 18 000 à l’heure actuelle).

De plus, un nouveau diplôme d’État d’ « Accompagnant éducatif et social » est paru officiellement le 29 janvier dernier. Une spécialité “Accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire” permet la professionnalisation des accompagnants.

Depuis juin 2014, le passage en CDI de plus de 28 000 agents a été engagé. Un décret permet en effet de proposer un CDI à plus de 28 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) qui ont travaillé plusieurs années en contrat à durée déterminée. 6 000 AESH en ont déjà bénéficié. A terme, ce seront donc plus de 50 000 emplois d’AESH, formés et stabilisés dans leur poste, qui accompagneront les élèves en situation de handicap. Il s’agit incontestablement d’une étape positive vers une école et, plus largement, une société plus inclusives.


» Infographie : la scolarisation des élèves en situation de handicap de 2012 à 2016 – Point d’étape à l’occasion de la Conférence nationale du handicap

infographie - école inclusive - CNH 2016


 

« Ça demande quoi comme études, députée ? » – Rencontres avec des classes de lycée à Chambéry et du primaire à Cléry

Lycée Louis Armand (4)Derrière des questions de lycéens qui peuvent paraître anodines, se cachent, souvent, des interrogations très pertinentes sur la vie politique. « Ça demande quoi comme études, députée ? » m’a ainsi demandé l’un des lycéens de la classe de Seconde 9 du Lycée Louis Armand (Chambéry) que j’ai rencontrée le 3 mars dernier. Au-delà de mon propre parcours, c’est bien sûr de la diversité des trajectoires et des profils des élus dont il s’agit ; mais aussi du lien que nous devons sans cesse approfondir entre les citoyens et leurs représentants.

Sollicitée initialement par deux élèves de la classe, Julie Viallet et Malaury Veret, que je félicite pour leur initiative et leur dynamisme, je suis intervenue dans le cadre du cours d’Enseignement moral et civique (EMC) dispensée dans cette classe par Mme Carole Plassiard. Deux exposés ont d’abord présenté les fonctions et le contenu du règlement intérieur de l’établissement, avec même un sondage auprès des lycéens. C’est dans le cadre de ce travail que la professeure m’avait demandé d’intervenir sur les principales missions des députés et le fonctionnement du Parlement.

Tout (ou presque) a été abordé : élection des députés, parcours de la loi, séparation des pouvoirs, travaux en Commission à l’Assemblée et en circonscription… Durant plus d’une heure et demie, les élèves ont pu me poser de nombreuses questions : sur mon parcours donc, mais aussi sur les principaux dossiers pour lesquels je suis mobilisée, sur les indemnités que perçoivent les députés et les différentes enveloppes financières liées au mandat (frais matériels, salaire des collaborateurs), sur le clivage gauche-droite…

Avec les élèves de l’école de Cléry
Quelques jours plus tard, le lundi 7 mars, c’est à Cléry que je me suis rendue à l’invitation de la directrice de l’école et institutrice, Mme Jennifer Macheret, pour rencontrer les élèves. C’est sur le thème de la « fraternité », troisième pilier de notre devise nationale, que les enfants avaient été invités à réfléchir et autour duquel nous avons échangé pendant un bon moment. Une discussion à nouveau intéressante avec des élèves de primaire qui ont déjà travaillé cette année sur la liberté et l’égalité dans le cadre de l’opération “Vivre les valeurs de la République à l’école” mise en place par l’Education nationale.

A l’heure où notre pays traverse une période difficile de crise économique, d’attentats, de remise en question, le travail et la mobilisation autour des valeurs républicaines sont plus que jamais indispensables. Il est dans notre rôle de parlementaire d’assurer la transmission de ces valeurs indispensables au vivre ensemble et à la cohésion sociale, auprès des jeunes, futurs citoyens engagés.


Lycée Louis Armand (7)   Lycée Louis Armand (6)   Lycée Louis Armand (1)
Au Lycée Louis Armand, avec les ‘Seconde 9’

Ecole de Cléry
Avec les élèves de l’école de Cléry


République numérique : l’éducation aussi

capture loi numeriqueL’Assemblée nationale vient de terminer l’examen cette semaine du projet de loi “pour une République numérique”. Dans cette adaptation de notre pays à un nouvel univers, j’ai déposé un amendement incluant l’éducation dans la “République numérique”.

La loi sur la République numérique a bénéficié à l’automne dernier d’une procédure exceptionnelle très intéressante : un appel à contribution publique en ligne. Du 26 septembre au 18 octobre, 8500 arguments ont complété le texte proposé par le Gouvernement, et les 21 330 contributeurs ont généré 150 000 votes sur tous les sujets évoqués.

Comme souvent avant la discussion en séance, j’ai déposé ou cosigné un certain nombre d’amendements sur des points techniques, ou très politiques, du texte adopté en commission la semaine passée.

Mais cette fois, j’ai proposé un amendement sur ce qui n’était pas du tout dans la loi : l’univers de l’éducation, de la formation. Or il me semble que l’on ne peut envisager une véritable « République numérique » si l’on ne profite pas des avantages d’internet pour faciliter l’éducation et la formation de tous. J’ai ainsi justifié mon amendement modifiant le Code de l’éducation :

« L’avancée vers une République numérique égalitaire concerne aussi l’univers de la formation, initiale et continue. La République doit s’appuyer sur les nouveaux moyens apportés par l’univers numérique pour donner à tous les habitants de tous nos territoires les moyens d’accéder aux formations indispensables à une adaptation permanente aux évolutions économiques et sociétales induites par la mondialisation numérique.

Les “Formations en Ligne Ouvertes à Tous” (FLOT, équivalent des “MOOC” anglophones) sont un moyen de diffuser sur l’ensemble de nos territoires des formations jusque-là réservées à un plus petit nombre d’étudiants, centré sur les villes universitaires et des formations en présentiel. Via un univers virtuel organisé (par exemple une plateforme nationale), il s’agit de permettre à un grand nombre d’accéder à des formations à partir de chez soi, sans avoir à gérer des problèmes de déplacement, de logement. C’est un élément majeur pour la formation continue de travailleurs en activité comme de demandeurs d’emplois, avec le moins possible de difficultés organisationnelles périphériques, donc à des coûts très inférieurs.

Des sociétés privées sont déjà engagées sur ce nouvel univers – ce nouveau marché aussi- et il convient que le service public soit lui aussi en pointe dans le développement de nouveaux moyens de formation. »


Après un débat en séance, entre le rapporteur de la loi, Emeric Bréhier, la Secrétaire d’Etat en charge du numérique, Axelle Lemaire, et plusieurs collègues de diverses formations politiques (mais tous élus de secteurs ruraux ou montagnards), qui ont bien saisi l’intérêt de mon texte d’appel, mon amendement a été adopté. L’éducation fait ainsi une entrée « officielle » dans la “république numérique”. Le travail commence !


→ L’amendement est le suivant :

La seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 611‑8 du code de l’éducation est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :

« Cette mise à disposition peut se substituer aux enseignements dispensés en présence des étudiants afin de permettre une formation universitaire à distance et une formation continue destinée à la promotion professionnelle de travailleurs et de demandeurs d’emplois résidant loin des villes universitaires. Ces formations permettent la délivrance des diplômes universitaires dans des conditions de validation des acquis définies par décret. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

L’avancée vers une République numérique égalitaire concerne aussi l’univers de la formation, initiale et continue. La République doit s’appuyer sur les nouveaux moyens apportés par l’univers numérique pour donner à tous les habitants de tous nos territoires les moyens d’accéder aux formations indispensables à une adaptation permanente aux évolutions économiques et sociétales induites par la mondialisation numérique.

Les formations en ligne ouverts à tous (FLOT, équivalent des MOOC anglophones) sont un moyen de diffuser sur l’ensemble de nos territoires des formations jusque-là réservées à un plus petit nombre d’étudiants, centré sur les villes universitaires et des formations en présentiel. Via un univers virtuel organisé (par exemple une plateforme nationale), il s’agit de permettre à un grand nombre d’accéder à des formations à partir de chez soi, sans avoir à gérer des problèmes de déplacement, de logement. C’est un élément majeur pour la formation continue de travailleurs en activité comme de demandeurs d’emplois, avec le moins possible de difficultés organisationnelles périphériques, donc à des coûts très inférieurs.

Des sociétés privées sont déjà engagées sur ce nouvel univers – ce nouveau marché aussi- et il convient que le service public soit lui aussi en pointe dans le développement de nouveaux moyens de formation.

→ Retrouver ici le dossier du projet de loi sur le site de l’Assemblée nationale, et les principales mesures du texte (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

infog-loi-numerique-objectifs


Publié le 21 janvier 2016


 

Une belle rentrée scolaire 2015… avec des moyens supplémentaires !

DSC_5008 webHuit nouvelles classes ouvertes en maternelle et élémentaire, quatre dont le blocage imaginé en juin est finalement levé, pour seulement cinq classes fermées : le bilan est positif en Savoie. Surtout si l’on ajoute les huit implantations de titulaires remplaçants.

C’est à la fois le signe de la vigueur démographique de notre département, et celle des moyens mis par le Gouvernement pour tenir ses promesses. Après tant d’années consacrées à réduire la formation des enseignants, à supprimer des postes, la promesse de François Hollande est en passe d’être tenue : 35200 postes ont déjà été recréés depuis 2012, et 60 000 le seront au final en 2017. Cette volonté d’investir dans l’école, spécialement dès les premières années de scolarité, montre l’attachement que nous portons tous à cette institution républicaine, gage d’une vie citoyenne et économique solide.

Pour cette rentrée, je me suis rendue dans plusieurs écoles des communes de la circonscription et notamment à Barby où le Maire, Catherine CHAPPUIS, m’a fait un point sur la situation des établissements, les effectifs, la mise en place des activités périscolaires…

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Les mouvements dans la circonscription décidés par la Direction des services de l’Education nationale de Savoie le 2 septembre au regard des effectifs réels dans les établissements :

  • Levées de blocage :

– Chambéry, Caffe maternelle

– Saint Alban-Leysse, Louis Armand maternelle

– RP Sainte-Hélène-sur-Isère /La Pallaz

  • Implantations :

– Cognin, Château primaire

– Cognin, Pasteur élémentaire

– Saint-Pierre d’Albigny, élémentaire

  • Retraits de postes :

– Sonnaz, primaire

– Cognin, La Forgerie élémentaire

– Chambéry, Madeleine Revérioux élémentaire REP+


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Réforme des programmes scolaires: dernières retouches requises

Dans le cadre de la réforme des programmes scolaires, le Conseil supérieur des programmes est à nouveau saisi suite à la remise des conclusions de la concertation avec le corps enseignant à Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge de cette réforme ambitieuse et constructive.

Compte tenu du caractère crucial de cette problématique, Najat Vallaud-Belkacem souhaite créer un consensus le plus large possible autour de ces textes. C’est la raison pour laquelle elle a engagé, entre le 11 mai et le 12 juin, une grande consultation rassemblant l’ensemble des enseignants et inspecteurs des écoles et collèges sur ces projets. Cette phase de consultation, qui a largement mobilisé les personnels, est désormais achevée et fait l’objet d’un rapport national de synthèse. Ledit rapport fait part de l’accueil globalement favorable du corps enseignant, en particulier sur la place centrale donnée à la maîtrise de la langue. En revanche, il pointe certaines faiblesses, et notamment la nécessité d’améliorer la lisibilité du projet actuel.

Afin de tenir compte de ces remontées de terrain, la ministre saisit à nouveau le Conseil supérieur des programmes pour qu’il amende son projet selon des indications très détaillées, cycle par cycle, discipline par discipline. Dans la lettre de saisine, la ministre souligne par exemple la nécessité « que les projets de programmes s’appuient sur une terminologie claire, stable et unifiée. Il est en particulier essentiel que le vocabulaire utilisé soit explicite ». La ministre demande également au Conseil supérieur des programmes de « reconsidérer, en histoire, la nature et l’enjeu des thèmes proposés au choix afin que le programme n’élude aucune question jugée essentielle ou fondamentale ». Enfin, Najat Vallaud-Belkacem demande au Conseil supérieur des programmes de lui remettre des projets retravaillés pour la semaine du 3 septembre afin qu’elle puisse présenter les projets de programmes stabilisés devant le Conseil supérieur de l’éducation fin septembre 2015.

Réformer le collège pour lutter contre l’échec scolaire

L’école de la République constitue une priorité de l’action publique depuis bientôt trois ans. Après une période marquée par une suppression importante de postes et différents dispositifs qui ont accentué les inégalités scolaires, les efforts ont été concentrés entre 2012 et 2014 sur le premier temps de la scolarité obligatoire, avec la priorité au premier degré. Après le vote de la loi sur la refondation de l’école, la Ministre de l’Education nationale a présenté il y a quelques semaines les grandes lignes de la réforme du collègue. Une réforme adoptée à une large majorité par le Conseil Supérieur de l’Education le 10 avril dernier et qui va faire l’objet d’une large concertation dans les semaines qui viennent avec la communauté éducative, avant une adoption définitive prévue pour cet été et une mise en œuvre à la rentrée 2016.

Le constat est unanimement partagé : le collège est le maillon faible du système éducatif. Les résultats des évaluations nationales et internationales (PISA) sont sans appel : le nombre d’élèves en difficulté à la fin du collège augmente fortement depuis 2000, alors même qu’il diminue, en règle générale, chez nos voisins (voir l’infographie ci-dessous). L’organisation actuelle du collège n’apporte pas les solutions adaptées aux élèves rencontrant des difficultés significatives à la fin de l’école élémentaire. Elle conduit même à l’aggravation de ces difficultés.

College constat connaissances de base

Les élèves doivent “mieux apprendre au collège pour mieux réussir“, selon la formule de la Ministre. C’est le sens des nouveaux programmes que le Conseil supérieur des programmes a été chargé d’élaborer. Issu du nouveau socle commun de connaissances et de compétences (correspondant, en gros, à ce que tout élève doit maîtriser à la fin du collège), ces programmes ont été pensés et élaborés de manière transversale sur l’ensemble de la scolarité obligatoire, et non plus année par année. Organisés désormais sur la base de cycles de trois ans répartis entre l’école élémentaire et le collège, ils seront plus progressifs et plus cohérents.

Ces programmes constitueront un outil essentiel pour que la maîtrise des fondamentaux constitue une priorité dans toutes les matières. Les nouveaux programmes de français mettront au centre la maîtrise et l’utilisation de la langue, à l’oral et à l’écrit ; les mathématiques seront enseignées de manière plus attractive et l’utilisation de l’informatique sera accentuée en parallèle à une initiation aux principes de base du codage.

L’apprentissage des connaissances fondamentales passe aussi par le développement de nouvelles pratiques pédagogiques grâce à la mise en place des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) et à l’accent mis sur les temps de travail en groupes à effectifs réduits. Les enseignements pratiques interdisciplinaires permettront aux élèves de comprendre le sens de leurs apprentissages en les croisant, en les contextualisant, et en les utilisant pour réaliser des projets collectifs concrets. Ces projets s’inscriront dans huit nouveaux thèmes de travail correspondant à des enjeux d’actualité.

Les élèves bénéficieront également d’un accompagnement plus adapté à leurs besoins. Ainsi, en 6ème, tous les élèves auront trois heures d’accompagnement personnalisé par semaine, afin que la transition “école-collège” se fasse dans les meilleures conditions. En 5ème, 4ème et 3ème, il s’agira au minimum d’une heure d’accompagnement personnalisé.

La participation démocratique, la responsabilisation des élèves sur des projets, les temps de vie collectifs dans la classe et au sein de l’établissement, et les liens avec les familles figurent aussi parmi les mesures proposées pour faire du collège un lieu de lien social et d’apprentissage de la citoyenneté.

Ces évolutions complètent les décisions déjà annoncées pour mettre fin à la « ghettoïsation » des collèges, avec la création des secteurs communs pour favoriser la mixité sociale et la réforme de l’allocation des moyens qui s’appliquera dès la rentrée 2015 et qui permettra de tenir compte des difficultés sociales auxquelles sont confrontés les établissements.

Pour en savoir plus sur la réforme du collège, cliquez sur ce lien


Calendrier scolaire : de bonnes nouvelles en perspective pour l’économie de montagne

image CPLors d’un point presse ce mardi 10 février matin, la Ministre de l’Education nationale a annoncé la prochaine modification des dates du calendrier scolaire pour prendre en compte la réforme territoriale récemment adoptée et la nouvelle carte des régions.

Dans le prolongement des nombreux échanges que notre délégations d’élus de montagne avait eus avec la Ministre, Mme Vallaud-Belkacem a confirmé qu’elle intégrerait dans ces évolutions les problématiques soulevées par les élus de montagne et notamment les dates de vacances de printemps qui, si elles sont trop tardives, impactent fortement l’activité touristique de montagne et par conséquent l’emploi dans nos territoires.

Alors que l’annonce du nouveau calendrier doit intervenir fin mars ou début avril, nous resterons mobilisés auprès de la Ministre et de ses services pour la prise en compte de ces sujets majeurs pour l’activité des territoires de montagne et pour leurs habitants. Rendez-vous est pris début mars avec le Cabinet de Najat Vallaud-Belkacem pour faire le point…

Retrouvez mon communiqué de presse du 10 février 2015


Le Collège Côte-Rousse inclus dans la carte de l’éducation prioritaire : plus de moyens en faveur de l’égalité des chances

capture carte REPAttendue depuis des années, la réforme de l’éducation prioritaire a été dévoilée par la Ministre de l’Education nationale, Mme Najat Vallaud-Belkacem, ce mercredi 17 décembre. En refondant la carte des anciennes “ZEP” (zones d’éducation prioritaire) autour d’un indice social objectif (obtenu à partir de quatre indicateurs – voir pages 11-12 du dossier ci-dessous), l’objectif est de donner un second souffle à cette politique qui vise à lutter contre le poids du déterminisme social sur la réussite scolaire. Un poids qui, à en juger les enquêtes PISA successives, est croissant en France, et reste le plus élevé parmi les pays de l’OCDE.

Ainsi, l’académie de Grenoble comptera 25 Réseaux d’Education Prioritaire (REP) et 4 REP+. Parmi ces quatre REP+ figure le collège Côte-Rousse à Chambéry. Une bonne nouvelle pour cet établissement et les écoles qui s’y rattachent, ainsi que pour l’ensemble des élèves et des équipes éducatives du quartier des Hauts-de-Chambéry. Ceux-ci pourront bénéficier de moyens -humains et financiers- supplémentaires qui permettront de meilleures conditions de travail à chacun.

Cette information positive est intervenue très peu de temps après l’annonce de l’inscription de Chambéry dans le cadre du nouveau Programme national de renouvellement urbain 2014-2024 que j’avais également notée avec satisfaction.
En effet, même si Chambéry n’est pas identifiée par l’ANRU dans la liste des 200 quartiers de France rencontrant les difficultés sociales et urbaines les plus grandes -ce dont on ne peut que se réjouir-, et à ce titre ne relève pas de la catégorie de “site d’intérêt national“, la capitale savoyarde a été retenue comme “site d’intérêt régional signalé” et pourra ainsi bénéficier prioritairement de l’enveloppe de 850 millions d’euros gérée par les Préfets de Région dans le cadre du nouveau programme de renouvellement urbain. Le travail et les investissements accomplis au cours des précédents mandats des équipes municipales ont porté leurs fruits ; l’accompagnement sur la période 2014-2024 permettra la mise en œuvre de nouveaux projets sur le territoire, notamment dans les secteurs de Bellevue et du Biollay que le Ministère de la Ville a accepté d’inclure dans le périmètre concerné.

Consultez ici le dossier de la réforme de l’éducation prioritaire – La carte des réseaux d’éducation prioritaire dans l’académie de Grenoble


 

Entretien avec la Ministre de l’Education nationale concernant les dates du calendrier scolaire

Mardi dernier, le 25 novembre, une délégation d’élus de territoires de montagne dont je faisais partie a rencontré la Ministre de l’Education nationale. L’enjeu de cet entretien rue de Grenelle était de pouvoir avancer sur la question  des dates du calendrier scolaire. L’impact des vacances de printemps, qui se prolongent actuellement jusqu’au mois de mai, est en effet très important sur l’activité économique, et par conséquent, sur le maintien de l’emploi dans les territoires de montagne et les vallées.

Tout en maintenant l’intérêt des enfants comme priorité dans les dates des vacances, nous avons pu mettre sur le bureau de la Ministre des propositions concrètes pour maintenir le dynamisme des zones de montagne, pour les calendriers 2015-16 et 2016-17. Ont été évoquées en particulier la possibilité d’un “dézonage” partiel de calendrier (de 3 à 2 zones) et l’avancement d’une semaine des vacances d’avril. Très attentive à nos arguments, Mme Najat Vallaud-Belkacem s’est engagée à mettre en place un groupe de travail entre plusieurs ministères -Tourisme, Economie, Sports…- dépassant le seul cadre de l’Education nationale. Une manière pertinente d’avancer sur ce dossier complexe, et de parvenir à une solution médiane qui concilie les nombreux enjeux importants liés à cette question du calendrier.

→ Consulter mon communiqué de presse

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