Intercommunalités : construire l’avenir, dans le respect de ce que sont les communes

Depuis le 1er janvier, deux parties de la circonscription vivent une petite révolution intercommunale : le bassin chambérien se rapproche des Bauges, et la Haute-Combe de Savoie rejoint les trois autres intercommunalités du bassin albertvillois.

Elue municipale et communautaire du bassin chambérien, je souhaite la bienvenue aux élus et habitants des quatorze communes des Bauges ! La première agglomération de Savoie en nombre d’habitants et la communauté de communes du Cœur des Bauges ont évidemment des différences. Mais ils ont aussi beaucoup en commun et sont complémentaires sur bien des aspects. L’enjeu des prochaines années est de bâtir un projet et des réalisations sur un véritable partage, où chacun puisse être reconnu avec ses atouts, ses spécificités et ses besoins.

La loi est la loi. Les seuils de population ont été fixés avec les élus de l’ANEM (association nationale des élus de la montagne), alors que personnellement, j’ai toujours plaidé pour qu’il n’y ait pas de seuils “plancher” (qui induisent toujours un effet de seuil).

Dans mon rôle d’élue, de députée, je suis disponible pour contribuer, avec toutes les forces de nos territoires, à intégrer le massif dans le fonctionnement du bassin chambérien, dans le respect des intérêts des uns et des autres.

Il ne s’agit pas là de faire de la politique au mauvais sens du terme, mais au contraire, de construire ensemble, en s’appuyant sur nos différences, nos énergies, en étant en permanence à l’écoute des uns comme des autres. Ce n’est pas toujours facile, pas toujours spontané, mais c’est ainsi que l’on peut construire l’avenir de nos vallées et de nos montagnes.

La solidarité se construit chaque jour dans le respect de la diversité des élus représentant les communes, et dans une volonté commune d’avancer au service de nos concitoyens.

J’assure les maires, les élus et les citoyens des différents territoires impactés de ma disponibilité pour œuvrer en ce sens.


 

Bauges – Un débat autour de la fusion avec l’agglo de Chambéry

Invitée par un collectif citoyen local, avec Albert Darvey et Catherine Chapuis, conseillers départementaux, j’ai participé le 4 mars dernier à La-Motte-en-Bauges à une réunion publique sur le thème de la fusion de la communauté de communes du Cœur des Bauges avec Chambéry Métropole.

L’organisation intercommunale est une chose complexe, extrêmement technique, mais qui touche tellement notre quotidien qu’elle devrait aussi être l’objet de débats publics, pour que les citoyens puissent avoir tous les éléments d’information et de compréhension des choix organisationnels qui les engageront pour longtemps.

Depuis des décennies, et quels que soient les gouvernements, les regroupements intercommunaux sont favorisés. Sur les Bauges, le SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) a d’abord rassemblé les 14 communes, avant la création de la communauté de communes en 1993.

Sur Chambéry, le regroupement a commencé en 1957 (Syndicat intercommunal d’assainissement et d’urbanisme de la région de Chambéry – SIAURC), s’est poursuivi avec le Syndicat intercommunal de l’agglomération chambérienne (SIAC) en 1978, avant le passage au DUCC (District urbain de la Cluse de Chambéry) en 1995, puis à Chambéry Métropole depuis le 1er janvier 2000. La communauté d’agglomération est passée de 15 à 24 communes en 2006.

La loi « NOTRe » du 6 août 2015 promeut de nouveaux regroupements, notamment pour les petites communautés de communes, le seuil de population étant fixé en montagne à 5000 habitants. Or les Bauges ne comptent officiellement « que » 4964 habitants…

Depuis plusieurs mois, des échanges ont donc lieu entre élus baujus et élus du bassin chambérien, sous le regard attentif du Préfet de Savoie, ordonnateur du “schéma départemental de coopération intercommunale”.

Si je travaille aussi avec les élus sur ce dossier, il me semble démocratiquement primordial que la population soit informée, écoutée, afin que les enjeux de vie quotidienne, de coût des services soient pris en compte et clairement exprimés.

C’est dans cet esprit que j’ai participé à la réunion organisée à La Motte en Bauges. L’échange avec les 70 personnes présentes a été riche, entre identité baujue et enjeux techniques de la fusion projetée.

Une des conditions de la réussite de l’intercommunalité, c’est aussi le débat, l’information et la transparence aussi bien en direction des élus que des citoyens.


» L’article du Dauphiné Libéré du 7 mars sur la réunion publique à La Motte en Bauges :

DL 07.03.16 - fusion Bauges - Chambéry Métropole