Vie étudiante – Un 19ème Tour du Monde au Manège à Chambéry en fanfare !

Je me suis rendue vendredi dernier, le 17 mars, au lancement officiel de la 19ème édition du Tour du Monde au Manège. Une manifestation devenue centrale, au fil des ans, pour les Chambérien.ne.s et les nombreux étudiant.e.s étrangers qui viennent pour quelques temps dans notre département. Co-organisé par la Ville de Chambéry, l’Université Savoie Mont Blanc, en collaboration avec l’IAE Savoie Mont Blanc, l’ISEFE et l’INSEEC, cet évènement est devenu incontournable dans l’agenda savoyard !

Si cette édition a mis à l’honneur le Mexique, ce sont plus de 40 nationalités qui étaient représentées et ont su mettre en lumière leur(s) culture(s) d’origine. Après la visite inaugurale de l’ensemble des stands, je suis passée plus particulièrement à celui des étudiants népalais. En tant que présidente du groupe d’amitié France-Népal de l’Assemblée nationale, c’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur leur cursus, les conditions d’études et de vie dans la capitale savoyarde, les difficultés, aussi, qu’ils ont pu rencontrer…

Un Tour du Monde très réussi avec un public au rendez-vous ; une chance de plus, aussi, de souligner -si jamais cela était encore nécessaire…- l’excellence de notre université et des établissements d’enseignement supérieur savoyards qui ont su développer des accords à l’international et accueillent aujourd’hui, sur leurs différents sites, de très nombreux étudiants étrangers. Autant de jeunes qui deviendront ensuite des “ambassadeurs” de Chambéry et de la Savoie dans le monde entier !

Rendez-vous est pris l’an prochain pour un 20ème Tour du Monde à Chambéry, qui portera, cette fois, l’Inde à l’honneur !


États-Unis : une élection inquiétante

drapeau-etats-unis-drLes électeurs des Etats-Unis d’Amérique viennent de choisir Donald Trump comme 45ème Président. Ce n’est pas le choix que nous aurions fait, ni celui que nous attendions !

Les votants des Etats-Unis ont donc choisi de sauter dans l’inconnu plutôt que de faire confiance à l’expérience d’Hillary Clinton. C’est, de manière claire, le choix de ceux qui ont voté. Et, implicitement, la conséquence du choix de ceux qui ne sont pas allés voter du tout.

Ce vote nous place donc dans une situation totalement nouvelle. Nul ne sait quelle sera la politique de la première puissance économique et militaire de la planète.

Que va faire un président élu parce qu’il a su parler à certains électeurs d’une Amérique d’hier, d’une Amérique de demain où l’on ne se souciera ni d’environnement, ni de minorités, ni du droit, sinon du droit du plus fort ? Le choix est démocratique, mais guère rassurant pour l’avenir de la planète et de ses habitants !

Cette élection marque aussi un formidable rejet des appareils politiques, des médias et des sondages. Personne n’a su anticiper la vague « Trump », et si les Démocrates ont perdu, les Républicains -dont tous les ténors ont été laminés durant la primaire- n’en sortent pas indemnes, le nouveau président ayant construit son pouvoir en dehors du parti.

Après le référendum décidant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), l’arrivée de Donald Trump marque une nouvelle étape dans le repli planétaire. Le candidat Trump a su parler à une Amérique inquiète, qui se sent en déclin, menacée par une transformation économique, sociale et démographique.

Notre situation ressemble fortement à ce que vivent les Américains en cet instant. A ce que vivent les Britanniques. Mais dans un monde où tout est si fortement interdépendant, nous voyons bien avec le Brexit que la colère et l’angoisse exprimées dans les urnes ont du mal à trouver une forme concrète, qui ne soit pas pire que le malaise initial.

Ce vote nous interroge aussi sur nos exigences démocratiques. Au nom des défauts possibles d’Hillary Clinton, faut-il laisser élire Donald Trump ? Changeons les noms, et réfléchissons sur notre situation en France !

Enfin, alors que nous étions à deux pas de voir une femme diriger la première puissance mondiale, nous assistons au contraire à un formidable retour en arrière, avec l’irruption à la Maison Blanche d’un personnage dont le comportement sexiste –et raciste- n’a guère de limites.


 

Armée française : débat à l’Assemblée nationale sur l’engagement de nos forces à l’étranger

C’est sur un des sujets les plus lourds, les plus engageants, que le débat s’est porté ce mercredi 19 octobre à l’Assemblée nationale : l’engagement de nos forces armées à l’étranger. Alors que les regards sont tournés vers la reprise de Mossoul, la seconde ville d’Irak, avec un soutien aérien de la France, cette séance au Parlement a permis de renouveler l’hommage de la nation à ses soldats, la gratitude que les représentants ont vis-à-vis de ces hommes et de ces femmes qui s’engagent pour défendre la République et ses principes, sur notre sol comme à l’autre bout du monde.

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Cérémonie de passation de commandement du 13ème BCA, juillet 2014

Protection permanente du territoire national, opération “Sentinelle”, présences dans des bases et interventions à l’étranger (Sahel, République Centrafricaine, Syrie, Irak…) : au total ce sont plus de 10 000 militaires pour Sentinelle, 6500 déployés pour les OPEX (opérations extérieures), plusieurs dizaines de milliers stationnés dans des endroits stratégiques du globe… Je mesure ce que nous demandons à nos soldats et ce qu’ils apportent à notre pays.

À trois reprises au cours des trois dernières années, nous avons voté le déploiement des forces françaises. En avril 2013, pour la force Serval au Mali ; après les attaques janvier 2015 à “Charlie Hebdo” et dans un commerce casher, sur la poursuite de l’intervention en Irak contre l’Organisation Etat islamique (rappelons-le, une intervention décidée en septembre 2014 par le Président de la République à la demande du gouvernement irakien) ; et enfin, en novembre dernier, au lendemain des terribles attentats de Paris et de Saint-Denis, pour l’extension de nos opérations aériennes au territoire syrien.

Ces décisions et ces engagements répondent en premier bien sûr à des menaces et à un impératif de sécurité et de protection de notre pays. Il s’agissait aussi dans certains cas (Mali, République centrafricaine) de venir en aide à des pays amis au bord de la guerre civile et d’éviter des massacres.

Mais au-delà de ces décisions indispensables, je mesure à chaque fois ma responsabilité de parlementaire, élue d’une circonscription qui compte avec le 13ème BCA (Bataillon de Chasseurs Alpins) de nombreux militaires déployés à l’étranger et sur le sol français : si ces interventions sont nécessaires, si l’engagement de nos militaires dans l’armée française est volontaire -et déterminé-, je n’oublie jamais les risques qu’ils prennent dans leurs missions, et les craintes que leurs proches peuvent ressentir. Parce que ces hommes et ces femmes défendent la France et les valeurs qui fondent notre pays, liberté, égalité et fraternité.


» Je vous invite à lire le discours très intéressant du Premier Ministre à l’ouverture des débats, et pour plus d’informations, vous pouvez consulter cette note de synthèse des engagements des forces françaises.

» Le compte-rendu des débats à l’Assemblée nationale


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“Brexit” : en tirer vite les leçons

Les Britanniques ont voté et choisi de quitter le continent. Le caractère insulaire du Royaume Uni aura été le plus fort, plus fort que les liens historiques, plus fort que les passerelles (et le tunnel) ouverts depuis l’entrée du royaume dans la communauté européenne, en 1973.

C’est un choix démocratique, qui doit être respecté.

C’est un choix démocratique, qui doit être très rapidement concrétisé dans une séparation claire et nette, comme le souhaite la majorité des électeurs du Royaume-Uni. Comme nous le souhaitons, pour ne pas “traîner” indéfiniment un partenaire bénéficiant d’un pied dedans, et d’un pied dehors.

C’est un choix démocratique, qui nous pose énormément de questions sur notre passé, notre présent, notre avenir.

Comme l’a immédiatement annoncé notre Président de la République, il faut maintenant que des initiatives soient prises très rapidement pour que l’Europe trouve dans le « Brexit » une occasion de rebondir et de se réformer profondément.

capture UK - DR GVT v2Car ce que les électeurs britanniques ont rejeté, c’est sans doute moins l’idée d’un continent uni, en paix et prospère, qu’une machine administrative avançant à la manière d’un canard sans tête, pondant des directives sans direction politique claire.

S’il est urgent de gérer le « divorce » avec les Britanniques, il est à mon sens encore plus urgent de réformer la gouvernance, le fonctionnement de l’Europe désormais à 27. Car si les Britanniques ont voté pour la sortie de l’Europe, tout indique que d’autres peuples de notre continent feraient le même choix si on leur posait la question. Un choix qui serait irrationnel à long terme, un choix très probablement économiquement désavantageux à long terme, mais un choix qui se comprendrait quand on ne sait plus quel projet commun l’on partage. Quand on ne sait plus d’où l’on vient, ni ce que fut l’exacerbation des nationalismes sur notre continent (les derniers massacres de masse n’ont que vingt ans en Bosnie….).

Il est urgent désormais de refonder l’Europe, pour que chaque Européen, vivant dans les vieux pays fondateurs comme dans ceux qui viennent de rejoindre la famille, se sente concerné, protégé, invité à un progrès partagé.

Dans le fonctionnement actuel, nous en sommes hélas très loin.

Le vote des Britanniques permettra, je l’espère, de franchir un cap, et d’atteindre enfin cette Europe des peuples, pour les peuples et par les peuples que nous attendons. L’avenir de l’Europe n’est pas qu’un choix de techniciens : ce doit d’abord être une construction partagée, au bénéfice des citoyens européens.

Les Anglais -et eux essentiellement- ont massivement rejeté cette Europe de techniciens -ou d’élus- désincarnés. Réincarnons l’Europe, au travers de politiques claires, d’une solidarité réelle, d’une attention portée à l’avenir de tous, et notamment de nos jeunes. A vingt ans aujourd’hui, on n’a jamais connu les frontières. Comprenons que c’est une chance !


En lieu et place de la séance de Questions au Gouvernement ce mardi 28 juin se tiendra un débat sur les conséquences du “Brexit” et la situation actuelle de l’Union européenne. Je reviendrai sur les différentes interventions dans un prochain article…


 

Une semaine sur le terrain : travailleurs en situation de handicap, sécurité publique en Savoie, santé au quotidien et loi pour la Croix-Rouge

Emotion et soutien

La cérémonie de départ de Jacques Zanalda, Directeur départemental de la sécurité publique en Savoie, était à mon agenda ce jeudi 16 juin. Une semaine douloureuse pour la police, avec l’assassinat du couple de policiers de Magnanville, et, localement, la fin du procès des assassins de Cédric Pappatico, policier de la BAC tué en intervention à Saint Alban-Leysse le 11 avril 2012.

A chaque fois, au-delà des drames humains et familiaux dont nous ressentons tous l’ampleur et l’impact sur les enfants, c’est aussi la République qui est attaquée. C’est ce message de soutien que je voulais apporter à nos policiers, en assistant au départ de leur directeur.


La santé, au quotidien

Rapporteure d’une partie de la loi santé (titre II sur les « parcours de santé »), je m’intéresse particulièrement à cet aspect de notre vie sociale. Cette semaine, j’ai été invitée à deux rencontres sur le thème de la santé dans notre circonscription.

La première au Manège à Chambéry, lundi 13 juin, à l’initiative de la FAGIHT, la Fédération Autonome Générale de l’Industrie Hôtelière et Touristique (représentant les hôteliers indépendants). J’ai participé à une présentation sur la santé des professionnels, une donnée extrêmement importante dans de petites entreprises familiales, qui plus est saisonnières, où le chef d’entreprise -et ses collaborateurs- n’ont pas bien le temps de tomber malade durant les quelques mois de pleine activité touristique hivernale ou estivale !… La couverture santé, les mutuelles, mais aussi l’accès rapide aux soins et aux médecins spécialistes sont pour ces employeurs, comme pour un grand nombre de Français, des sujets quotidiens difficiles.

Jeudi 16 juin, j’ai tenu à être présente à l’AG de la Maison des Réseaux de Santé de Savoie, dans les locaux de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers du Centre Hospitalier “Métropole Savoie”. J’y ai été invitée en tant que rapporteure de la loi santé afin de présenter le nouveau dispositif des « Plateformes Territoriales d’Appui ». Cet outil déjà expérimenté dans plusieurs territoires suite à des initiatives locales a trouvé une base et une consolidation législatives dans l’article 74 de la loi de modernisation de notre système de santé.

L’objectif de ce dispositif est d’apporter une aide aux professionnels de santé, sociaux et médico-sociaux, pour faire face aux « cas complexes », à des ruptures dans les parcours de santé, ou pour éviter un recours à des hospitalisations non-nécessaires. Les « cas complexes » associent par exemple des difficultés médicales, des handicaps et/ou une situation sociale qui rendent difficile le suivi de soins qui, sans ces facteurs, ne présentent pas de difficultés particulières (pour plus d’informations sur ces situations et ce dispositif, vous pouvez vous reporter entre autres au texte de l’article 74 sur ce lien).

Les échanges avec les professionnels présents ont été très riches et permettent d’appréhender plus finement les réalités de situations très diverses sur le terrain. Concrètement, en Savoie, l’initiative des « réseaux de santé » répond déjà aux objectifs des « plateformes territoriales » développées à l’article 74… Quand les initiatives locales et la loi se valident mutuellement…


Le nouveau « Pôle Papier » de l’APEI de Chambéry

Soixante travailleurs handicapés : le tout nouveau bâtiment du « Pôle papier » de l’APEI est déjà un bel atelier, qui occupe le quart des 250 travailleurs en situation de handicap salariés des ESAT (établissements et services d’aide par le travail) de la structure chambérienne. La diversification dans l’univers du papier était aussi pour les dirigeants de l’APEI une reconversion indispensable après la chute des commandes traditionnelles faites aux ESAT par les industriels savoyards. Développant l’atelier d’imprimerie, déjà particulièrement performant, l’APEI s’est aussi diversifiée dans le tri des vieux papiers de bureaux et dans l’archivage, le tout étant regroupé sur le pôle « Berlioz » des Hauts-de-Chambéry.

Une visite très intéressante ce 13 juin matin, pour une structure qui prouve que le travail est aussi une belle manière d’insérer des personnes handicapées, en leur donnant une autonomie financière, et une place dans notre société.

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Croix-Rouge : une loi pour faciliter son action

Le rétablissement des liens familiaux est l’une des missions essentielles de la Croix-Rouge depuis le Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949. (En Europe en 1945, des millions de personnes cherchaient un membre de leur famille ; la Croix-Rouge s’était chargée d’une partie de cette mission…)

J’avais à cœur d’être parmi les cinq cosignataires de cette proposition de loi “portant sur l’exercice par la Croix-Rouge française de sa mission statutaire de rétablissement des liens familiaux”. Initialement porté par ma collègue Françoise Dumas, le texte adopté cette semaine en 1ère lecture à l’Assemblée précise la mission de la Croix-Rouge dans le cadre français, et lui donne des moyens d’accès aux données personnelles détenues par les administrations pour faciliter son œuvre de rétablissement des liens familiaux.

Le dépôt de cette proposition de loi m’a valu un petit mot de remerciements de la part du Professeur Jean-Jacques Eledjam, Président de la Croix-Rouge française. Dans son courrier, le Président se réjouit que ce texte vienne faciliter le travail de ses équipes, notamment dans le cadre de la très grave crise humanitaire que nous traversons, avec l’arrivée massive de réfugiés en Europe. Vis-à-vis des réfugiés, mais aussi au quotidien dans nos communes, nous saluons tous l’engagement des bénévoles et des salariés de la Croix-Rouge, indispensables rouages de notre vie sociale et de notre sécurité publique.

Le courrier du Président de la Croix-Rouge française et le texte de la proposition de loi


Notre métallurgie… et la Chine : dépôt d’une résolution pour lutter contre le dumping chinois

capture résolutionDepuis mon élection à l’Assemblée, je travaille activement à la reconnaissance des particularités des industries électro-intensives. J’ai, nous avons, obtenu des résultats, qui ont notamment permis de conforter la présence en Savoie d’usines fortement consommatrices d’électricité, comme Trimet, Carbone Savoie ou les sites du groupe Ferropem…

Mon combat pour le maintien d’une industrie métallurgique forte dans nos territoires se poursuit au travers d’une lutte plus commerciale, contre le dumping chinois. A la lumière de l’engagement d’Edouard Martin, député européen auteur d’un rapport sur l’industrie des métaux de base en Europe, je travaille actuellement à une résolution de l’Assemblée nationale visant à inciter l’Europe à mieux défendre son industrie contre les produits métallurgiques chinois. Des produits vendus à prix bradés, et qui menacent directement la survie de toute l’industrie métallurgique européenne. La liberté du commerce n’est pas synonyme de naïveté, l’Europe doit savoir défendre ses travailleurs, sa protection sociale et son environnement.

La résolution n’étant pas encore formellement déposée à l’Assemblée, j’aurai l’occasion d’y revenir plus en détails lors de sa publication et de son examen au Parlement…


 

Colloque à l’Assemblée nationale : « Népal, séisme du 25 avril 2015 : un an après »

Le 25 avril 2015, un puissant séisme de magnitude 7,9 frappait le Népal, suivi d’importantes répliques. Le bilan s’est élevé à près de 9 000 morts et environ 20 000 blessés ; plus de 500 000 maisons furent détruites, les infrastructures du pays durablement touchées, et le montant global des pertes et dommages estimé à plus de plus de 6 milliards d’euros.

capture logo colloqueA l’occasion du triste anniversaire de cette catastrophe, un colloque s’est tenu ce lundi 25 avril après-midi à l’Assemblée nationale pour faire le point sur la situation du pays et les actions menées depuis. En tant que présidente du groupe d’amitié de l’Assemblée nationale entre les deux pays, j’ai tout de suite répondu positivement à la demande du Collectif France-Népal, et de son dynamique président M. Binod Khakurel, d’organiser cette manifestation au sein du Palais Bourbon.

Quels enjeux un an après ?

Pour ce petit pays, connu par le grand public pour être le « toit du monde » avec les plus hauts sommets de la planète, l’enjeu est immense : quel est l’état des lieux sur place un an après ? L’aide et la reconstruction ont-elles véritablement commencé ? Arrivent-elles de manière homogène sur tout le territoire, relativement limité dans sa surface (environ 150 000 km2) mais à la géographie très diverse entre hautes montagnes au Nord et plaines au Sud à la frontière avec l’Inde ? Comment faire pour que les régions reculées puissent bénéficier, autant que la capitale Katmandou, des sommes promises par la communauté internationale?

Pour un des pays les plus pauvres d’Asie, au 145ème rang sur 188 de l’IDH (Indice de Développement Humain, combinant plusieurs facteurs), les défis de l’après-séisme se superposent à une situation institutionnelle et politique très complexe. Après des années de blocage, la Constitution népalaise a en effet été promulguée le 20 septembre 2015…sans pour autant mettre un terme aux tensions avec certaines minorités du sud du pays, engendrant un blocus à la frontière indienne. Des amendements constitutionnels ont heureusement contribué à dénouer un peu le contexte en ce début d’année…

Particulièrement mobilisé et fédérateur de nombreuses initiatives, le Collectif France-Népal a su inviter à la tribune des acteurs très divers représentant les multiples facettes des problématiques d’un pays aussi magnifique que complexe. L’ambassadrice du Népal en France, Mme Ambika Luintel, que j’ai eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises, était présente, tout comme l’ambassadeur de France sur place, M. Yves Carmona, délivrant à distance un message vidéo.

Consultez le programme complet du colloque ici

Axée sur l’analyse de la situation, la première partie du colloque a permis à des chercheurs, journalistes et responsables d’entreprises sur place d’évaluer la situation : enjeux sociaux et de reconstruction, état des infrastructures, vie économique, évolution de la couverture du Népal dans les médias français, échanges culturels et restauration des édifices religieux du pays…

L’accent était porté dans un second temps sur l’activité des associations mobilisées sur place. La diversité des acteurs impliqués frappait (grandes ONG, petites structures composées uniquement de bénévoles…), tout comme les domaines d’intervention : scolarisation des enfants sur place, orphelinats, accès à l’eau potable et assainissement dans des zones isolées, programmes de construction de logements, aides à la reprise de l’activité économique, lutte pour les droits des femmes et insertion dans la vie économique, rôle majeur de la diaspora népalaise dans la reconstruction. Sur ce dernier point, les chiffres sont éloquents : 20 à 30% des Népalais vivent hors de leur pays, générant annuellement des transferts de fonds de plusieurs milliards d’euros, soit une part importante du PIB.

Dans mon intervention, après avoir salué la richesse du programme et l’action du Collectif, il m’a semblé primordial de rappeler que l’agenda médiatique est rarement celui des situations humaines. Bien souvent, les projecteurs se détournent d’un pays très peu de temps après le drame. Les défis à relever et les souffrances humaines appartiennent au long terme… que le rythme effréné de l’info en continu ne sait couvrir. De plus, les attentats qu’a connus notre pays en 2015 ont pu, de manière compréhensible, détourner notre attention de ces lieux dans le monde où la solidarité internationale reste nécessaire. Gageons que ce colloque apportera sa pierre, certes bien modeste, à la dynamique de reconstruction du Népal…


Colloque France-Népal (1)   Colloque France-Népal (2)   Colloque France-Népal (3)   Colloque France-Népal (8)

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“Panama Papers” : stop à l’impunité !

8 mars 2016 : séance de questions au Gouvernement, Mme Bernadette Laclais

Les révélations qui s’enchaînent dans la presse sur le scandale des “Panama papers” nous laissent sans voix. La découverte de ces entreprises et de ces particuliers qui ont utilisé des montages financiers opaques via des sociétés situées à Panama (et autres paradis fiscaux) pour payer moins d’impôts provoque l’indignation légitime de la très grande majorité de nos concitoyens. Comment peut-on construire une société du vivre ensemble (sur tous les plans : économique, services publics…) si certains, plus nantis que d’autres, n’en acceptent pas les règles ?

Car ne nous trompons pas : à de rares exceptions près, ce ne sont pas des petites entreprises à court de trésorerie, ni des foyers issus de la classe moyenne qui profitent de montages offshore. Eux paient leurs impôts et leurs cotisations dans une période où l’effort demandé à tous pour redresser les finances publiques suite à la crise de 2008 est réel et se doit d’être le plus justement réparti.

Ce mardi 5 avril en séance, j’ai interrogé le Gouvernement sur la réponse qu’il entend apporter à ce scandale. Comment amplifier encore davantage les mesures existantes pour lutter contre l’évasion fiscale ? Michel Sapin, le Ministre des finances, m’a répondu sur un premier point : le Panama, devant ses réticences à se conformer aux normes internationales de transparence, sera réinscrit sur la liste noire des paradis fiscaux, dont la France l’avait sorti en 2011.

Mais plus globalement, il convient de renforcer les mesures structurelles de prévention de l’évasion fiscale, ainsi que les peines en cas de condamnation. Depuis 2012, beaucoup a été fait dans ce domaine. Mais ce n’est incontestablement plus suffisant. Alors que le Gouvernement s’apprête à faire de nouvelles annonces pour lutter contre ce fléau, la présentation en Conseil des ministres la semaine dernière (le 30 mars) du projet de loi « sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique » est arrivée au bon moment… Ce texte va contribuer à la dynamique qui est en cours. L’an passé par exemple, ce sont près de 3 milliards d’euros de régularisations pour fraude fiscale qui ont été effectuées auprès de particuliers.

» Retrouvez le texte de ma Question au Gouvernement sur ce lien


 

Le Parlement autorise à la quasi-unanimité la prolongation de l’intervention des forces aériennes françaises en Syrie

resultat vote solennelSimultanément, l’Assemblée nationale et le Sénat ont autorisé à la quasi-unanimité ce mercredi 25 novembre la poursuite des frappes françaises en Syrie. En application de l’article 35, alinéa 3 de notre Constitution, nous devions débattre et voter sur l’engagement des forces françaises à l’étranger moins de trois mois après la décision initiale du Président de la République de faire intervenir nos soldats. Après le lancement en septembre 2014 de l’opération Chammal pour frapper des cibles de Daech en Irak, François Hollande avait décidé début septembre 2015 des vols de reconnaissance puis des frappes sur le territoire syrien.

Après les terribles attentats du 13 novembre à Paris, les débats dans l’Hémicycle ont su prendre la hauteur de vue nécessaire et éviter les postures polémiques. Un esprit de concorde, qui n’empêche pas des divergences d’interprétation de la situation actuelle, s’est fait ressentir en séance avec au final un vote pour la prolongation des frappes de 521 voix pour et 2 contre (après mises au point à l’issue du scrutin).

L’effort militaire français sur place s’intensifie donc massivement avec le déploiement du groupe aéronaval incluant le porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale : le nombre d’avions de combat capables d’effectuer des missions au Levant (avec les premières bases en Jordanie et aux Emirats Arabes Unis) est ainsi multiplié par trois. Avec un approfondissement de la coordination avec les forces américaines en particulier, le nombre de frappes visant des infrastructures et centres d’entraînement de “l’Etat islamique” s’est considérablement accru ces derniers jours. Depuis le début de Chammal, on recense ainsi plus de 300 objectifs djihadistes frappés des deux côtés de la frontière.

Bien évidemment, comme l’a souligné à plusieurs reprises le Premier Ministre devant l’Assemblée nationale -de même que le Président de la République dans ses différentes allocutions- nous sommes conscients que la stratégie pour vaincre Daech ne peut se résumer aux seules frappes françaises. La coordination avec l’ensemble des parties extérieures (Etats-Unis, Russie, pays voisins et de la région…) est indispensable, tout comme la formation d’une coalition plus large à laquelle se consacre le Président ces jours.

Intervention de troupes au sol
Ensuite, le soutien aux forces modérées sur place, kurdes et syriennes, est tout aussi nécessaire. L’exécutif a bien souligné que, même si l’ennemi prioritaire était « l’Etat islamique », le régime de Bachar Al Assad ne saurait représenter une solution viable ni un avenir pour le pays. L‘analyse est désormais partagée par la très grande majorité des spécialistes et des organisations internationales et locales : c’est bien le régime actuel qui a favorisé l’essor de Daech sur place pour contrer les rebelles modérés ; c’est bien lui qui a usé, et continue de le faire, de moyens de terreur contre son propre peuple et est responsable d’une très grande partie des victimes civiles (torture, largage de « bombes barils » sur les villes et quartiers tenus par l’opposition, et autres crimes de guerre observés depuis 2012).

Dernier aspect de la stratégie plus large dans la lutte contre Daech : la présence de troupes au sol. L’exécutif français a confirmé qu’il était impensable d’en envoyer, mais que ce combat nécessitait forcément une intervention terrestre par des acteurs locaux : forces kurdes, Armée Syrienne Libre et groupes modérés, voire armées arabes sunnites…

Ce combat est un combat de long terme qui ne fait que commencer, tant à l’extérieur des frontières que sur le plan intérieur avec la mise en place provisoire de l’état d’urgence et le renforcement durable des moyens de protection et de sécurité sur le territoire national.


Retrouvez ici le compte-rendu de l’ensemble des débats en séance le 25 novembre 2015 sur “l’autorisation de la prolongation de l’engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien“, et le résultat détaillé du vote sur ce lien.


Actualisation de la programmation militaire pour 2015-2019 : face aux menaces, plus de moyens pour nos armées

unnamedA l’issue d’un vote solennel ce mardi 9 juin 2015, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019. Ce texte traduit dans la loi les décisions prises par le Président de la République lors du Conseil de défense du 29 avril dernier. Il prolonge et renforce les orientations de la politique de défense mises en place par la première loi de programmation militaire, promulguée le 18 décembre 2013.

Au lendemain des attentats de janvier 2015, la situation du pays nécessitait un renforcement des moyens militaires. L’engagement sur le long terme des forces françaises sur plusieurs théâtres d’opération à l’étranger, de la République Centrafricaine à la lutte contre l’organisation « Etat islamique » en Irak, représente bien évidemment un aspect de la situation. Le déploiement de l’opération « Sentinelle » sur le sol français depuis janvier dernier, et sa pérennisation dans le temps, ont changé la donne et entrainent une mobilisation et un effort des troupes françaises à un niveau très élevé. Ce sont ainsi 7000  militaires qui sont amenés à rester en poste, avec une possibilité de monter à 10 000 en quelques jours.

Le projet de loi voté mardi dernier prévoit 3,8 milliards d’euros pour consolider le budget de la Défense. Cela se traduira par un renforcement des moyens humains de l’armée avec près de 19 000 équivalents temps pleins (ETP) en plus par rapport aux prévisions de la loi initiale de programmation militaire 2014-2019. De même, une rallonge sera accordée aux équipements de nos forces armées.

Les capacités de renseignement et de cyberdéfense nécessitaient elles aussi d’être soutenues : plusieurs dispositions du texte viennent confirmer une hausse des effectifs dans ces secteurs.

Enfin, le projet de loi permet au Gouvernement de mettre en conformité la législation française avec la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Les militaires auront désormais le droit de s’associer et former des syndicats pour défendre leur statut et leurs conditions de travail.

Dans le contexte contraint de finances publiques que nous connaissons, cette actualisation des moyens des forces françaises vise en premier, bien sûr, à ajuster les capacités militaires aux évolutions survenues ces derniers mois. Plus largement, cette loi témoigne aussi, à son échelle, de la grande reconnaissance de la représentation nationale et de la Nation dans son ensemble envers l’effort considérable que nos bataillons mènent au quotidien pour la sécurité de tous.

Le texte du projet de loi adopté en 1ère lecture le 9 juin 2015


Entretien avec l’Ambassadrice du Népal en France au nom du groupe d’amitié France-Népal de l’Assemblée nationale

J’ai l’honneur d’avoir été nommée il y a quelques jours Présidente du groupe d’amitié France-Népal de l’Assemblée nationale. Le pays traverse une situation terrible depuis le tremblement de terre du 25 avril dernier et les répliques qui ont suivi, notamment le 12 mai. Le bilan des victimes se chiffre aujourd’hui en milliers de morts, l’aide humanitaire peine à parvenir à l’ensemble des villages reculés et l’effort de reconstruction s’annonce d’ores et déjà immense.

Dans ce contexte, c’est avec beaucoup d’humilité et de sympathie que j’ai rencontré mercredi dernier, le 13 mai, l’Ambassadrice du Népal en France, Son Excellence Mme Ambika Devi LUINTEL, accompagnée de l’attaché culturel de l’Ambassade à Paris. Après un premier point de situation, une nouvelle réunion est prévue le 26 mai prochain dans les locaux de l’Ambassade en présence des parlementaires des groupes d’amitié de l’Assemblée ainsi que du Sénat. Il sera question des enjeux immédiats et à plus long terme pour la population népalaise, mais aussi de discuter ensemble de la manière la plus pertinente pour les parlementaires français d’apporter leur pierre à l’élan de solidarité et de reconstruction aujourd’hui indispensable.

Le site de l’Ambassade du Népal en France (en anglais)

Les derniers points de situation du Ministère des Affaires étrangères


3,8 milliards d’euros de plus pour le budget de la Défense

Lors du Conseil de Défense qui s’est tenu à l’Elysée le 29 avril dernier, le Président de la République a tranché en faveur du renforcement des crédits alloués à la Défense. La poursuite des opérations extérieures et l’élévation du Plan Vigipirate à son plus haut niveau depuis les attentats de janvier dernier -“Opération Sentinelle” appelée à mobiliser 7 000 soldats de manière durable- ont poussé l’exécutif à mobiliser davantage de moyens financiers et humains pour nos forces armées.

Ainsi, les crédits pour 2015 seront sanctuarisés, atteignant 31,4 milliards d’euros. Une rallonge de 3,8 milliards d’euros pour la période 2016-2019 est entérinée. Par ailleurs, 18 500 postes sont préservés sur les 34 000 suppressions prévues au sein du Ministère de la Défense au cours des quatre prochaines années. J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur ces dispositions essentielles au regard de l’accroissement des missions de nos forces armées, lors de la présentation en Conseil des Ministres de la loi de programmation militaire actualisée, prévue le 20 mai prochain.

En savoir plus sur le Conseil de Défense du 29 avril 2015



Une large majorité à l’Assemblée en faveur de la reconnaissance officielle de l’Etat palestinien

capture drapeau ANCe mardi 2 décembre, par 339 voix pour contre 151, nous avons adopté à une très large majorité la proposition de résolution appelant le Gouvernement français à reconnaître officiellement l’Etat de Palestine. Ce vote se veut une étape supplémentaire pour inciter les deux parties à reprendre les négociations.

Le contexte particulièrement difficile en ce moment au Proche-Orient nous invite de plus à faire preuve d’un certain courage et d’initiatives. Le blocage du processus de paix, la montées des tensions à Jérusalem et en Cisjordanie, la guerre à Gaza l’été dernier ou encore le poids croissant -dans les deux camps- des partis ou groupes extrémistes appelant à la haine de l’autre ne peuvent qu’interpeller. Face à cette dynamique négative qui croît, soutenir que la guerre n’est pas une fatalité n’est pas forcément synonyme de naïveté. Massacres de civils, attentats terroristes, occupation et vengeance peuvent prendre fin dans le cadre d’une solution négociée, à deux Etats, comme la France et l’Union européenne l’ont toujours soutenue.

A l’instar de la Suède, puis des Parlements espagnol et britannique en Europe, la France doit à son tour officiellement reconnaître, comme plus de 130 pays dans le monde, l’Etat palestinien. Loin d’être une fin en soi, cette décision contribuerait, à sa mesure, à faire renaître l’espoir d’une solution à deux Etats, seule issue viable à la terrible situation sur place. Deux Etats qui vivraient côte-à-côte, libres et en sécurité, et dont la reconnaissance mutuelle serait à la fois une condition d’existence et un aboutissement logique.

Consultez sur ce lien la résolution adoptée par l’Assemblée le 2 décembre dernier


Renforcement de la lutte contre le terrorisme : une loi qui a su trouver le juste équilibre

capture gov.frMercredi dernier, le 29 octobre, le projet de loi visant à renforcer les dispositions de la lutte contre le terrorisme a été définitivement adopté en séance publique à l’Assemblée. Il devait en être de même ce mardi 4 novembre au Sénat, laissant la voie à une promulgation rapide du texte. Si le vote s’est fait quasiment à l’unanimité dans les rangs des parlementaires, c’est que ce projet de loi a su arpenter le chemin très étroit entre efficacité de la législation antiterroriste et respect des libertés fondamentales.

Les menaces pouvant peser sur la France et l’actualité quotidienne poussaient en effet à de nouvelles mesures visant à protéger nos concitoyens. L’examen du texte entre les deux Chambres a permis de maintenir le fil d’équilibre entre sécurité et liberté. Ainsi, mesure phare du projet de loi, une interdiction administrative de sortie du territoire pourra être prononcée contre un ressortissant français. Encadrée par un juge, et de durée limitée, elle vise à empêcher que des personnes souhaitant se rendre en Syrie ou en Irak mettent à profit leurs déplacements hors du territoire national “pour acquérir une compétence en matière de lutte armée ou pour se radicaliser davantage“, et deviennent à leur retour un danger pour la sécurité nationale.

Par ailleurs, le texte renforce la répression de l’apologie du terrorisme et de la provocation à des actes de terrorisme, en particulier sur Internet et les réseaux sociaux. A ce titre, il permettra le blocage administratif de sites web, mesure qui a suscité de nombreux débats. Le contrôle par une autorité judiciaire, et les possibilités de recours, ont été fortement renforcés lors de l’examen du texte en commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs statuant sur les dispositions non-conformes entre les deux chambres) afin d’apporter plus de garanties. Enfin, le projet de loi tend à s’adapter aux formes récentes de terrorisme, comme cela s’est produit en France, en Belgique ou au Canada, en créant un délit d’entreprise terroriste individuelle qui n’existait auparavant que sous la forme collective. Cette nouvelle incrimination qui individualise la préparation de l’acte terroriste sera conditionnée à l’obtention d’un “faisceau de preuves” -dont les caractéristiques sont formellement précisées dans la loi-, et qui servira de premier “garde-fou“à toute dérive.

Voir le texte adopté le 29 octobre. Sur cette question de l’équilibre entre sécurité et libertés fondamentales, je vous invite à consulter les débats très intéressants à ce sujet lors de l’examen du projet de loi en séance publique mercredi dernier.



Epidémie d’Ebola en Afrique : où en est-on ?

capture min santéLa Commission des affaires sociales a entendu ce mardi 30 septembre la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, sur la situation de l’épidémie d’Ebola en cours, affectant principalement trois pays de l’Afrique de l’Ouest : la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia. Dans son propos, la Ministre est revenue sur les origines de ce virus découvert en 1976 et sur les précédentes épidémies, à l’ampleur beaucoup plus limitée, qui se sont déclarées depuis 40 ans. Modes de contamination, symptômes, traitements expérimentaux, diffusion sur le continent africain…, la Ministre a fait un point relativement exhaustif sur la question alors que les autorités françaises et les Organisations Non-Gouvernementales (ONG) sont sur le devant de la scène depuis de nombreux mois.

Cette maladie frappe tout particulièrement par son taux de létalité très important, estimé par l’Organisation Mondiale de la Santé à plus de 50 %. Nous avons pu interroger Marisol Touraine sur l’action de la France en Afrique pour contrer ce fléau, que ce soit de manière bilatérale avec les autorités des pays concernés, multilatérale par l’intermédiaire des agences onusiennes comme l’OMS, ou en partenariat avec les ONG, notamment Médecins Sans Frontières (MSF). Enfin, l’ensemble des mesures prises en vue de protéger nos concitoyens et d’éviter le déclenchement d’une épidémie sur le territoire ont été longuement détaillées. Voir l’analyse de la Ministre sur ce lien

Revenant sur les dernières décennies et l’historique de cette maladie, j’ai souhaité interroger la Ministre des Affaires sociales et de la Santé sur les facteurs susceptibles d’expliquer l’ampleur qu’a pris cette fois l’épidémie, alors que d’autres par le passé ont eu un impact beaucoup plus limité. N’oublions pas que, si la propagation du virus continue au rythme actuel, l’OMS prévoit en effet plusieurs dizaines de milliers de morts dans les mois qui viennent… Le diagnostic très tardif des premiers cas, l’absence de confinement des populations touchées au début et, de fait, la diffusion dans les zones urbaines du virus -qui était resté auparavant limité à des zones rurales- font figures de principales réponses à ce développement massif de l’épidémie.

Retrouvez la vidéo de mon intervention ci-dessous, ainsi que le compte-rendu de cette audition

La page de l’InVS –Institut de Veille Sanitaire– sur la fièvre hémorragique virale (FHV) liée au virus Ebola, avec en particulier un point de situation hebdomadaire