Sciences et progrès dans la République française, un débat plus que jamais d’actualité

Alors que la session parlementaire à l’Assemblée nationale s’achevait cette semaine, quel plus beau thème que les sciences et le progrès dans notre République pour conclure nos travaux ? La résolution soumise à la discussion ce mardi 21 février au soir dans l’hémicycle, et votée à l’unanimité, appelle à une prise de conscience : face à un processus lent mais constant de (re)mise en cause et de déclin des sciences dans les médias, dans l’enseignement ou le débat politique, la parole scientifique doit retrouver toute sa place au cœur des grands débats de notre démocratie, dans les enceintes parlementaires comme dans les ministères, sur les ondes comme dans les classes des écoles de nos enfants.

La prolifération d’informations tronquées ou inexactes, comme de théories complotistes, ou l’essor abrupt des “faits alternatifs” et d’une ère de “post-vérité” remettent en cause les valeurs de notre république issues des Lumières. C’est pourquoi nous appelons dans cette résolution à ce que le Gouvernement prenne une série de mesures visant à redonner toute sa place et sa force, dans toutes les sphères de notre société, à la parole scientifique.

Au cours de mon intervention, lors de la discussion générale de la résolution, j’ai souhaité mettre l’accent sur le « filtre » indispensable que me semble être l’éducation. Des plus jeunes aux plus âgés, il s’agit là d’un des nœuds centraux du problème. Education permanente, éducation aux sciences tout particulièrement afin de pouvoir suivre l’évolution du monde, rapportée de manière accélérée, en permanence. Et nous tous, à commencer par les collectivités locales, disposons d’outils pour avancer dans ce sens. A Chambéry, l’exemple de la Galerie Eurêka (un “CCSTI”, centre de culture scientifique, technique et industrielle) est précurseur dans cette voie, à de multiples égards.

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention, ainsi que celui de la résolution :


“Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, chers collègues, jadis, quelques années d’études suffisaient pour comprendre un monde paraissant immuable. Il fallait des semaines pour qu’une nouvelle traverse un continent. Nous sommes la première génération à vivre un univers instantané. Peu importe le lieu et l’heure : tout est su ou vu dans l’instant, sur la terre entière, sans l’ombre d’un filtre. Le seul filtre dont nous disposons s’appelle l’éducation, l’apprentissage d’un savoir de base et, surtout, l’apprentissage de l’apprentissage permanent, pour que chacun puisse suivre la très rapide évolution du monde.

La science n’échappe pas à cette évolution : elle en est même le cœur. Cela rend plus indispensable que jamais une éducation à la science, aux sciences, qui nous permette d’en comprendre les fonctionnements, les évolutions, d’en peser les chances et les risques.

L’honnête homme d’hier pouvait savoir à peu près tout sur tout. Aujourd’hui, l’honnête homme sait qu’il ne sait plus grand-chose, mais qu’il doit avoir jusqu’à son dernier souffle l’esprit ouvert, la soif d’apprendre pour comprendre où l’on va.

Dans cette montagne d’informations qui nous arrive tous les jours, la science occupe sa part. Mais la formidable évolution scientifique que nous vivons est aussi au cœur des inquiétudes de la population, au cœur des manipulations potentielles où l’obscurantisme sait jouer avec des peurs ancestrales. Nous sommes désormais dans une société qui demande aux scientifiques non seulement de savoir, mais de faire savoir, voire de savoir combattre la contre-information ou l’opinion assénée avec certitude qui tend à se substituer à la démarche scientifique.

La compréhension de la science et du monde technique dans lequel nous vivons est indispensable à tous. Cette compréhension doit commencer très tôt. La place de la science doit être renforcée à l’école, dès le plus jeune âge, depuis l’école élémentaire jusqu’aux études supérieures. Transmettre une science ludique, « expérimentable », est primordial pour les enfants. En manipulant, en construisant, ils apprennent à démystifier un univers technique qui n’est pas magique, mais simplement scientifique, explicable, maîtrisable.

Cette pédagogie active fonctionne très bien dans les CCSTI, les centres de culture scientifique, technique et industrielle. Hélas, seules quelques dizaines de collectivités locales ont fait l’effort d’ouvrir de tels centres sur leur territoire. Il faut en effet des moyens financiers, mais aussi des partenariats avec le monde universitaire, avec l’éducation nationale ou des industriels pour donner à comprendre une part de notre technologie, une part de notre progrès technique.

Vulgariser, montrer, faire comprendre est indispensable à une saine appropriation de l’univers scientifique. Nous devons faire cet effort pour conserver un regard positif sur la science, alors même que l’avalanche d’informations qui s’abat à chaque instant sur les épaules de nos concitoyens fait qu’ils n’en voient bien souvent que les aspects les plus négatifs. Il est toujours plus simple d’effrayer que d’expliquer, de rejeter brutalement que de juger sereinement et objectivement, avec discernement.

Je remercie Jean-Yves Le Déaut et mes collègues de m’avoir laissée m’exprimer sur ce sujet pour témoigner de la difficulté des collectivités qui s’engagent. Ce choix, politique au bon sens du terme, n’est pas toujours partagé par toutes les collectivités qui devraient se sentir concernées. Pourtant, existe-t-il plus bel enjeu ?

Je me souviens de ce mois de mars 2011 où a eu lieu l’accident de Fukushima. Le hasard a voulu que se tienne alors à la galerie Eurêka de Chambéry une exposition sur le nucléaire : les visiteurs de tous âges ont pu trouver dans notre CCSTI les réponses aux graves questions qu’ils se posaient face aux nouvelles venues du Japon, face aux peurs légitimes que cet accident suscitait. Il est primordial que nous puissions disposer d’outils pédagogiques réellement scientifiques et de médiateurs formés.

Mais je me souviens aussi de la violence de certaines attaques contre un CCSTI d’une ville voisine, qui avait organisé une exposition sur les nanotechnologies.

Chacun reconnaît la valeur de la culture scientifique, mais il faudrait aussi que l’on reconnaisse qu’elle a un coût, et que, par exemple, l’État puisse s’investir davantage dans le financement des CCSTI au travers des contrats de plans État régions, mais aussi dans leur fonctionnement, les collectivités impliquées ne pouvant assumer seules cette mission si importante pour la cohésion sociale. Il faut que ces CCSTI soient décentralisés : c’est un enjeu d’égalité entre nos territoires et nos concitoyens.

Vulgariser, montrer, faire comprendre, c’est aussi donner envie de choisir un métier, une passion et, pourquoi pas, redonner goût à la science. N’hésitons pas à investir dans l’éducation, dès le plus jeune âge, pour que chacun comprenne bien le monde dans lequel il vit, mais aussi pour susciter des vocations. C’est notre responsabilité, c’est un investissement pour l’avenir, une chance pour notre pays et le monde.

Je me réjouis que ces propositions de résolution nous permettent de réaffirmer notre foi dans le progrès et la science, et notre volonté que la République se saisisse pleinement de cet enjeu.

Puissent les semaines à venir nous permettre de constater que nous avons été entendus et que le débat a permis de faire progresser la cause qui nous rassemble.”



 

10 ans, ça se fête ! Un très bon anniversaire à Radio Alto, dans les Bauges !

Le 10 décembre dernier, je me suis bien évidemment rendue aux 10 ans de Radio Alto à Lescheraines. Pour ceux qui ne connaissent pas (encore) « Alto », il s’agit d’une radio locale, associative, qui diffuse informations, programmes et musique sur le territoire des Bauges, et au-delà. Sur les ondes localement (94.8) et, en ligne, tout autour de la planète sur leur site Internet.

Indéniablement, si cette belle aventure associative fonctionne, c’est grâce aux salariés (trois actuellement) et à la quarantaine de bénévoles qui s’investissent pour mettre en valeur, et en ondes, musiques, projets, débats politiques, culturels et de société et initiatives individuelles ou collectives qui « font » les Bauges.

Alors, je souhaite à Radio Alto de continuer à faire vivre ses ondes au plus près de nos territoires baujus pendant de longues années encore. Et d’abord, pour ce lien social bien vivant que fait naître une radio locale.


⇒ Retrouvez nos échanges sur Radio Alto au cours de cette journée spéciale pour leur 10ème anniversaire :

⇒ Et l’article du Dauphiné Libéré du 14 décembre :

 


 

“Eclatant succès après un beau travail parlementaire” : une tribune de mon suppléant, Jean-Pierre Burdin

dsc_6427-webJean-Pierre Burdin, député-suppléant de la 4ème circonscription de Savoie, ancien Maire de Bassens et Conseiller général du canton, était présent à l’Assemblée nationale le 18 octobre dernier, à l’occasion d’une journée passée au Palais-Bourbon avec les membres de son association “Agir ensemble pour Bassens“. C’est précisément ce jour que s’est déroulé le vote à la quasi-unanimité du projet de loi Montagne. Je vous invite à lire la tribune qu’il a souhaité m’envoyer après cette belle réussite collective.

Eclatant succès après un beau travail parlementaire

“31 ans après l’adoption, en 1985, de la première loi globale consacrée à la montagne, un nouveau texte dénommé « Loi de modernisation, de développement et de protection des Territoires de Montagne » vient d’être adopté, en première lecture par l’Assemblée Nationale, avant son examen par le Sénat, par un vote exceptionnel de 511 voix pour et une seule contre (15 abstentions).

En Savoie, on ne peut que s’en réjouir, d’autant plus que ce texte est le fruit de multiples rencontres et d’auditions diverses réalisées par la députée de la 4ème circonscription, Bernadette Laclais.

En septembre 2015, elle a rendu un premier rapport au Premier Ministre Manuel Valls, coécrit avec Annie Genevard, députée « Les Républicains » du Doubs.

Cette fois encore, elle a été rapporteure de la loi que le Gouvernement a présentée en s’inspirant de ce premier rapport.

Il n’est pas anodin de rappeler que la nouvelle loi prend la suite de celle de 1985, pour la rendre plus actuelle et mieux adaptée aux problèmes et aux multiples aspects que présente, en 2016, la vie des populations de montagne.

Cette première loi fondatrice, c’était déjà un parlementaire savoyard qui lui a attaché son nom, Louis Besson. A une génération d’intervalle, la montagne bénéficie du travail d’une belle lignée de parlementaires savoyards !

Toutes celles et tous ceux qui sont concernés par la montagne -nous le sommes tous, plus ou moins- ne peuvent que se réjouir du vote de ce texte à la quasi-unanimité des députés. Que les parlementaires en soient remerciés et, en particulier, Bernadette Laclais qui a mis beaucoup d’énergie pour améliorer le texte du gouvernement et le présenter devant ses collègues et auprès des populations des communes de montagne !

Suppléant de Bernadette Laclais, je ne cache pas ma fierté devant ce résultat. Même si ma contribution directe a été mineure, j’ai soutenu fermement ce projet.

Il est d’autant plus heureux que le Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités Territoriales, en charge du projet de loi, est Jean-Michel Baylet, remplacé récemment par Sylvia Pinel à la présidence nationale du Parti Radical de Gauche (PRG).

Moi-même, en tant que président de la Fédération de Savoie de ce parti, je trouve bien entendu une source supplémentaire de satisfaction dans les conditions de préparation et d’adoption de cette dernière loi. Mon plaisir est partagé par les membres de la Fédération de Savoie du PRG et par tous les élus de France qui défendent la montagne, ses territoires et ses acteurs.”

Jean-Pierre BURDIN
Député-suppléant de Bernadette LACLAIS


 

Entretiens sur ‘8 Mont-Blanc’ et dans ‘La Vie Nouvelle’ autour de la loi Montagne

Actualité parlementaire oblige, c’est -principalement- sur la loi Montagne et son adoption à la quasi-unanimité que la presse m’a interrogée cette semaine.

Sur 8 Mont-Blanc tout d’abord, dans l’émission La Place de l’Info diffusée ce lundi 17 octobre, où après quelques échanges autour de sujets d’actualité politique du moment, j’ai répondu aux questions du journaliste sur le projet de loi Montagne :

En cette fin de semaine, c’est l’hebdo savoyard La Vie nouvelle qui a réalisé un dossier très complet sur le projet de loi de modernisation, de développement et de protection des territoires de montagne, avec notamment un entretien que nous avons eu :

itw-la-vie-nouvelle-loi-montagne-21-10-16-v3

(c) La Vie nouvelle – Cliquez pour agrandir


 

Harcèlement et sexisme : lutter partout et toujours

Récemment, les médias ont braqué les projecteurs sur le comportement de certains hommes au sein du monde politique. Mais toutes les femmes savent que la politique n’est pas le seul milieu concerné par des problèmes de harcèlement et des comportements sexistes ! Cela existe partout ! Depuis 2012, nous avons voté des textes permettant de mieux lutter contre le harcèlement.

Tout récemment, la presse locale m’a interrogée sur ce sujet, si sensible pour nombre d’entre nous. Bien rares sont celles qui a un moment ou à un autre de leur vie n’ont pas subi cette pression insistante… Et ce quel que soit le milieu, professionnel, étudiant, associatif…


→ Retrouvez mon interview dans Le Dauphiné Libéré du 24 mai 2016 (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :
DL 24.05.16 - itw harcèlement politique


En politique, l’introduction de la parité a d’abord changé les équilibres, puis certaines habitudes, même si toutes celles qui siègent dans l’Hémicycle savent bien que des propos sexistes peuvent encore surgir à tout instant… Des siècles d’entre soi un tantinet machiste ne s’effacent pas en une ou deux législatures !

En tout cas, et c’est pour cela que je suis élue, l’action politique permet de faire bouger les choses.

La loi contre le harcèlement
Dès notre élection en 2012, nous avons voté une loi contre le harcèlement sexuel, défini comme “le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante”. Des circonstances aggravantes ont été clairement définies et lourdement sanctionnées, notamment l’abus d’autorité, le harcèlement de personnes vulnérables, des mineurs de moins de 15 ans. Ou encore le harcèlement en groupe. Ce texte remplaçait la définition du harcèlement déjà présente dans le code pénal, mais invalidée par le Conseil constitutionnel en mai 2012.

Dans tous les milieux
Promulguée en août 2015, la loi sur le dialogue social a aussi combattu les agissements sexistes dans le monde du travail. Un univers fortement hiérarchisé, propice à certains dérapages et pressions sur les plus faibles des salarié.e.s. Au même moment est paru un décret sur le harcèlement sexiste et sexuel dans les universités, “ce qui prouve bien que celui-ci n’est l’apanage d’aucun milieu, d’aucun lieu, et je souhaite vivement que la publicité des débats en cours dans les milieux politiques serve à toutes les femmes pour qu’elles s’expriment, et à tous les hommes, dans tous les milieux, pour qu’ils s’interrogent sur leur propre responsabilité”, répondait Laurence Rossignol, la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, à une question posée par ma collègue Catherine Coutelle, députée et présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale.

Une proposition de loi portée par MM. Tourret et Fenech, déjà votée en première lecture, va aussi porter de 3 à 6 ans les délais de prescription des délits comme le harcèlement, et de 10 à 20 ans celui des crimes (le viol par exemple).

Même la loi Travail…
Enfin, la loi Travail portée par Myriam El Khomri renforce elle aussi la lutte contre le sexisme dans le monde du travail. L’employeur sera tenu de rembourser à Pôle emploi les indemnités chômage versées à la personne licenciée suite à un traitement discriminatoire ou à un harcèlement moral ou sexuel. En cas de licenciement pour motif discriminatoire, lié notamment au sexe, à la grossesse, à la situation familiale ou suite à un harcèlement sexuel, l’indemnisation ne pourra pas être inférieure aux salaires des 6 derniers mois.

Mais, si les lois donnent un cadre à notre combat, c’est au quotidien et dans l’éducation qu’il se gagnera !


 

Pour un tourisme social et solidaire dans nos montagnes

Le déplacement du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, vendredi dernier, le 26 février, à La Féclaz et à Saint-François de Sales dans les Bauges, a été l’occasion de mettre en valeur des aspects (moins médiatiques mais tout aussi importants) de nos montagnes : stations familiales, moyenne montagne et tourisme social apparaissent trop souvent comme les parents pauvres des discours et des images dans les médias à propos du “tourisme hivernal”. Pas question de nier ici l’apport économique des grandes stations, et donc en emplois et en attractivité, mais plutôt de braquer le projecteur vers des territoires moins souvent exposés. Et pourtant, de très nombreux Savoyards se rendent très fréquemment à La Féclaz et dans les Bauges.

capture LJDASEStations à taille “humaine”, centres de vacances porteurs de valeurs, projets pédagogiques fondés sur la solidarité et la justice, l’humilité aussi. Notre parcours avec le Ministre a (aussi) été élaboré sur ces thèmes qui doivent rester, même en montagne -si ce n’est plus-, au cœur des priorités des politiques publiques pour les mois et les années à venir.

A ce sujet, je vous invite à lire l’article très intéressant paru dans Le Journal des Activités sociales de l’énergie (magazine de l’organisme qui gère des séjours au centre de vacances du “Sorbier”) sur la visite du Ministre : « Une colo citoyenne, bien ancrée dans son environnement ».

Consultez également l’article sur le site du Ministère de ville, de la jeunesse et des sports, sur le déplacement de Patrick Kanner en Savoie


“La Voix est Libre” sur France 3 Alpes : quel avenir pour nos stations de montagne ?

capture emissionSamedi dernier, le 6 février, j’ai été invitée à intervenir dans l’émission “La voix est libre” sur France 3 Alpes (tous les samedis à 11h30). Avec Jean-Marc Silva, directeur de France Montagnes, Vincent Rolland, vice-président de Savoie Mont-Blanc Tourisme et Lionel Gay, maire de la commune de Besse dans le Puy-de-Dôme, le débat s’est centré sur l’avenir à court et à moyen termes des domaines de montagne dans notre région Auvergne-Rhône-Alpes, première région de montagnes d’Europe.

Les conséquences du réchauffement climatique, la diversification des activités sur quatre (ou, au moins, deux) saisons ont donc figuré parmi les principaux sujets d’échanges… En insistant bien, au regard du sujet abordé, sur l’impact pour les stations “familiales”, petites et moyennes, susceptibles d’être touchées en premier.

→ Retrouvez l’ensemble du débat (et les reportages) ci-dessous et sur le lien ici (1ère partie de l’émission) :


La voix est libre


 

Une interview pétillante sur Radio Alto !

Je vous invite vivement à écouter l’émission Les Racines du Futur sur Radio Alto, radio associative basée à Lescheraines et disponible sur les ondes baujues ainsi que sur le web.

Merci à Jeanne Lacaille pour cette interview à la fois fouillée et décalée à propos de l’acte 2 de la loi Montagne et de multiples autres sujets : avenir de l’intercommunalité dans les Bauges avec la réforme territoriale, réaction suite aux résultats des dernières élections régionales… Et d’autres questions que l’on m’a moins souvent posées !… L’émission est diffusée cette semaine (4 janvier) mais elle est à écouter en ligne ci-dessous.

Un entretien à l’image de cette radio locale, décalée, sincère et indépendante, qui mène des projets remarquables au plus près du terrain, pour les habitants des Bauges et de (beaucoup) plus loin…

L’émission est à retrouver en cliquant ici, ou ci-dessous :


Le site internet de Radio Alto


 

Objectif 2016 pour la loi Montagne

Comme je l’ai confirmé dans Le Dauphiné Libéré du 31 décembre dernier, le texte portant l’acte II de la loi Montagne doit bien être présenté au Parlement courant 2016.

Suite à la remise de notre rapport au Premier Ministre début septembre 2015, Manuel Valls avait détaillé, devant le Conseil National de la Montagne à Chamonix, la feuille de route du Gouvernement pour les territoires de montagne. Une feuille de route, et je m’en réjouis naturellement, qui reprend l’essentiel de nos recommandations “pour un pacte renouvelé entre la Nation et les territoires de montagne“. Accès aux services publics, transports, protection de l’environnement, emploi et développement économique, numérique, normes, figureront entre autres dans ce texte.

Si l’acte II de la loi montagne constituera un nouveau cadre structurant pour les territoires de montagne après le texte fondateur de 1985, les questions qui touchent à la vie de ceux et celles qui y habitent, sont pour autant présentes dans de très nombreux autres textes au cours de la session parlementaire. Citons par exemple pour les semaines à venir, l’amélioration du statut et des conditions de travail des saisonniers dont de nombreuses mesures, issues des conclusions du groupe de travail du Ministère de l’Emploi auquel j’ai participé depuis plus de six mois, seront discutées dans le projet de loi sur la réforme du Code du Travail.

L’article du Dauphiné Libéré du 31 décembre 2015 (cliquez pour agrandir) :

 DL 31.12.15 - p.4 - LM 2016

C’est par ailleurs dans ce même état d’esprit que je suis intervenue la semaine dernière auprès du Premier Ministre, dans un courrier co-signé avec mon collègue député des Hautes-Alpes et président de la Commission permanente du Conseil National de la Montagne, Joël Giraud, pour lui faire part d’inquiétudes soulevées par plusieurs acteurs de la montagne rencontrés récemment.

Différents points y étaient évoqués : la diminution de l’attractivité touristique de nos montagnes pour les touristes étrangers du fait des attentats et de ce qui peut apparaître comme un “pays en guerre” ; la demande d’un “calendrier bienveillant” pour la collecte de taxes et cotisations pour les acteurs qui ont été fortement impactés par des vacances de Noël sans neige et avec une activité ralentie ; l’avenir des offices de tourisme en montagne alors que la loi NOTRe prévoit leur transfert aux intercommunalités ; le démontage des pré-enseignes (application du Grenelle de l’environnement) qui peut être un frein important pour la petite hôtellerie indépendante rurale et de montagne…
Enfin, nous avons demandé au chef du Gouvernement d’intervenir auprès des institutions communautaires pour revoir les normes récentes imposant une augmentation de l’équipage minimal dans les hélicoptères pour le secours en montagne (SMUH). Bref, des sujets qui semblent très techniques mais qui, au final, concernent directement ou indirectement des enjeux concrets et importants pour nos territoires, pour l’emploi des habitants qui y vivent et pour l’activité…

Le Dauphiné Libéré s’en est fait l’écho dans ses éditions des Hautes-Alpes du 6 janvier et de Haute-Savoie le lendemain (cliquez pour agrandir l’image) :

DL HA 06.01.16 - courrier PM


Retrouvez sur ce lien la présentation de notre rapport pour un acte II de la loi Montagne


“Aller plus loin dans la loi Montagne” – Interview dans l’Eco des Pays de Savoie

Dans son édition du 2 octobre, l’Eco des Pays de Savoie m’a interrogée sur le contenu de notre rapport pour un acte II de la loi Montagne, et les suites législatives évoquées par le Premier Ministre le 25 septembre à Chamonix à l’occasion du Conseil National de la Montagne. Pourquoi vouloir, aujourd’hui, actualiser la loi Montagne de 1985 ? Quid des mesures concernant la rénovation de l’immobilier de loisirs et les pistes de réorientation du dispositif Censi-Bouvard ? Sans oublier les questions de la gouvernance des territoires de montagne et du réchauffement climatique… Autant de sujets abordés dans une interview que je vous invite à lire ci-dessous :

capture eco


Entretien dans “La Vie Nouvelle” : “Treize questions à… Bernadette Laclais, députée de la Savoie”

La Vie Nouvelle” m’a consacré une longue interview dans son édition parue vendredi 18 septembre dernier. L’occasion de revenir sur des sujets d’actualité comme l’acte II de la loi montagne ou le projet de loi de santé, mais aussi plus généralement sur mes débuts en tant qu’élue, le sens de mon engagement en politique et de l’action de parlementaire, les personnes qui m’ont marquée au cours de mes mandats… Je vous invite à retrouver les deux pages de cette interview ci-dessous :

page 1 :

Itw LVN - p.18

page 2 :
Itw LVN - p.19


“La montagne est un patrimoine national” – Retour dans Le Dauphine Libéré sur notre rapport pour un “Acte II de la loi Montagne”

Le Dauphiné Libéré est revenu en détail dans son édition du 4 septembre sur le rapport pour un acte II de la loi Montagne que nous venons de remettre, avec ma collègue du Doubs Annie Genevard, au Premier Ministre. Rappel de la situation des territoires de montagne, présentation des principaux points de notre rapport et entretien figurent au sommaire de cette page très complète dont je vous invite à prendre connaissance ci-dessous :

image article 2


 

Visite du chantier du tunnel de base du Lyon-Turin en Maurienne

Retenue ce mercredi 6 mai après-midi par des auditions prévues de longue date à l’Assemblée dans le cadre de la Mission sur l’acte II de la loi Montagne, je n’ai malheureusement pas pu me joindre à mes collègues et aux différentes autorités présentes pour la visite du chantier du tunnel de base du Lyon-Turin en Maurienne. Commencés il y a quelques semaines à Saint-Martin-La-Porte, les travaux de la descenderie préfigurent le futur tunnel transfrontalier de la nouvelle ligne ferroviaire. Après l’accord d’engagement des travaux définitifs signé en février dernier à l’Elysée puis le dépôt d’un dossier commun de demande de subvention auprès de la Commission européenne par les deux pays, le chantier commence à porter ses premiers fruits, visibles et concrets.

Retour sur cette visite dans Le Dauphiné Libéré du 7 mai 2015 : (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

DL 07.05.15 p. 36


Interview sur le projet de loi de santé : quelle place pour le secteur privé non-lucratif ?

Alors que l’examen du projet de loi de santé va commencer dans les jours qui viennent en Commission des affaires sociales (mardi prochain plus exactement, le 17 mars, avec l’audition de la Ministre de la Santé), j’ai souhaité partager cet entretien que j’ai donné à la revue “Perspectives sanitaires et sociales (n°238 de janvier-février) éditée par la FEHAP (Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés non-lucratifs). Dans cette interview sont notamment abordés la place du secteur non-lucratif dans la réforme en cours, et plus généralement, les points saillants du projet de loi et le contexte politique qui a marqué ces trois premiers mois de l’année.

Cliquez ici pour lire cet article

capture p 1

“Fin de vie : de nouveaux droits pour chaque personne”, notre tribune dans ‘Le Monde’

capture logo le mondeCe mardi 10 mars après-midi commencera l’examen en séance publique de la proposition de loi sur la fin de vie, dite “Claeys-Leonetti” du nom de mes deux collègues rapporteurs du texte. Les travaux en Commission des affaires sociales à la mi-février ont fait ressortir les enjeux fondamentaux de cette question parmi les plus complexes : remédier aux lacunes de la loi de 2005 tout en instaurant des garde-fous contre les dérives éventuelles. Certains voulaient plus, d’autres moins. Nous sommes 125 parlementaires à avoir co-signé une tribune parue sur Le Monde ce lundi 9 mars, à l’initiative de ma collègue députée de la Gironde, Michèle Delaunay : nous y appelons à soutenir les avancées que permettra cette proposition de loi, fruit d’une réflexion d’équilibre.

Culture palliative développée, nombre d’unité de soins palliatifs augmenté, droit à la sédation, directives anticipées contraignantes, ces différentes avancées sont le fruit d’un dépassement et non d’un compromis. Comme toujours, le tout est ici supérieur à la somme des parties.”

Consultez l’intégralité de notre tribune en cliquant sur ce lien