Lyon-Turin : la mission de programmation des accès français au tunnel est en route

Lorsque l’on parle en bien ou en mal du Lyon-Turin, on n’évoque généralement que le tunnel de base. La logique du projet, c’est aussi d’améliorer les accès à la traversée des Alpes, et donc le cadencement des TER et d’éviter des passages le long du lac.

Une déclaration d’utilité publique a d’ailleurs été obtenue le 23 août 2013 sur ces accès du versant français.

Le chantier du tunnel de base étant aujourd’hui lancé pour une ouverture vers la fin des années 2020, la question des accès n’est plus une question lointaine, mais un sujet qu’il faut étudier avec attention. C’est pour cela que le Secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, vient de nommer une mission relative à ce sujet, articulée autour de trois grands objectifs :

  • Evaluer les capacités du réseau existant et tracer des perspectives pour l’horizon 2030
  • Identifier les améliorations pertinentes en termes de capacité et de fiabilité entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne
  • Proposer un calendrier de réalisation progressive des nouvelles infrastructures y compris celles du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise.

En associant tous les acteurs et partenaires de ce projet structurant, la mission devra rendre ses orientations à l’été prochain. Son pilotage a été confié à M. Hervé de Tréglodé, ingénieur général des Mines.


Visite du barrage de Génissiat à l’occasion de grandes opérations sur le Rhône

Ce vendredi 27 mai, j’ai été invitée, aux côtés de nombreux élus locaux, à visiter l’aménagement de Génissiat dans l’Ain, géré par la CNR (Compagnie Nationale du Rhône), à l’occasion d’importantes opérations de gestion des sédiments du Haut-Rhône.

Visite CNR Génissiat - 27.05 (14)Mobilisée sur les questions d’énergie dans notre région, et particulièrement sur la production d’électricité d’origine hydraulique, j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises les représentants de la CNR afin d’échanger sur ces problématiques et sur les enjeux du secteur. Leur modèle de gestion du Rhône et d’exploitation des centrales hydroélectriques, en lien avec les collectivités locales, est un modèle reconnu, performant et innovant, que j’ai eu l’occasion de défendre à plusieurs reprises lors de travaux au Parlement, à commencer par la loi sur la transition énergétique.

Du 19 au 31 mai se déroulent ce que l’on dénommait auparavant les « chasses suisses » : les vidanges du barrage de Verbois en Suisse menées depuis les années 1940 visent à prévenir le risque d’inondation de certains quartiers de Genève, du fait de l’accumulation de sédiments. La dernière fois, en 2012, ce sont des quantités exceptionnelles de sédiments qui ont été évacuées des retenues suisses : 2,6 millions de tonnes (trois fois plus qu’en 2003) ! Ces opérations ont bien évidemment des impacts importants sur la faune et la flore du fleuve en aval, et donc sur la partie française gérée par la CNR.

Rappelons que la Compagnie Nationale du Rhône, créée en 1933, gère 19 barrages et centrales hydroélectriques sur le Rhône et 21 plus petites centrales. (La compagnie s’est diversifiée avec les années vers l’éolien et le photovoltaïque, produisant aujourd’hui l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 6 millions d’habitants).

A la suite des « chasses suisses » de 2012, un nouveau mode de gestion des sédiments pour la période 2016-2026 a été élaboré pour limiter les risques sur l’environnement. Associant les trois exploitants industriels concernés le long du fleuve ainsi que les autorités des deux pays, les différents volets de la gestion sédimentaire procèdent d’un cahier des charges très strict pour l’environnement.

Plus de trois cents employés de la CNR, ainsi que des équipes de la DREAL, des experts de bureaux d’étude, de laboratoires d’université et des membres d’associations de protection de la nature, assurent tout au long des 10 jours de l’opération les mesures de suivi et d’analyse sur une soixante de points le long du fleuve.

Principal indicateur, le taux de matières en suspension dans l’eau est un facteur déterminant pour la biodiversité. Un ensemble de leviers (actions sur les barrages pour augmenter ou diminuer le débit, mise en place d’outils et de refuges piscicoles…) permet de moduler ce taux dans l’eau, et donc de diminuer, si besoin, l’impact sur les espèces protégées et la flore.

La présentation très complète du dispositif, par la CNR et par les autorités franco-suisses, lors de la visite du barrage était particulièrement intéressante. Je n’étais pas la seule ce vendredi matin à découvrir l’ampleur de cette opération et des investissements (financiers, humains, technologiques…) indispensables pour assurer la bonne marche du processus. Plus que jamais, la production d’électricité d’origine hydraulique, très présente également en Savoie, ne saurait s’accompagner de « dommages collatéraux » pour l’environnement. Je tiens à saluer un dispositif qui, avec les années, tend à prendre en compte l’ensemble des paramètres et à s’inscrire, ainsi, dans une démarche globale de développement durable.


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Dimanche 13 décembre : un vrai choix pour notre Région !

– Dimanche 13 décembre : second tour des élections régionales –

Un vrai choix pour notre région !

Dimanche dernier, au premier tour des élections régionales, la liste conduite par Jean-Jack Queyranne est arrivée en tête dans notre circonscription.

Cependant, et cela doit interroger tous les candidats, le premier parti est partout celui des abstentionnistes. Pour des raisons sans doute très diverses, la moitié des électeurs n’est pas allée voter, n’a pas exprimé de choix clair pour l’avenir de la région, malgré la présence de neuf listes.

Trois listes se présentent à nos suffrages ce dimanche 13 décembre.

Les électeurs du premier tour choisiront sans doute massivement de confirmer leur choix de dimanche dernier. Mais l’avenir de la région est aussi entre les mains des abstentionnistes. Chaque liste a son programme, ses ambitions pour nos territoires. Chacun sait d’avance que les politiques, les gouvernances, l’écoute ne seront pas les mêmes selon le vainqueur du dimanche 13 décembre.

Dimanche soir, des électeurs se seront prononcés, des choix seront faits. A quelques heures du scrutin, j’invite les déçus, les abstentionnistes à bien peser leur choix de ne pas participer à l’élection. Ne pas voter, c’est se condamner au silence durant six ans.

Demain, il est possible que des politiques restrictives soient menées sur nos TER, ou que les associations ne soient plus soutenues, ou sélectivement soutenues.

Demain, il est possible que la culture ne soit plus une politique ambitieuse de la Région, ou que seule une tradition recroquevillée fasse office de politique culturelle.

Demain, il est possible que nos lycées ne bénéficient plus de la même attention.

Dimanche, vous avez l’occasion de vous exprimer. Lundi, il serait dommage de regretter de ne pas l’avoir fait !

Quant à moi, je ne vous surprendrai toujours pas ! Je suis persuadée que Jean-Jack Queyranne et son équipe « Nous, c’est la Région » seront au rendez-vous du développement ferroviaire, du soutien à la jeunesse, du développement de nos entreprises, de l’innovation et de nos territoires, au rendez-vous de la reconnaissance de la culture et des artistes. Au rendez-vous pour l’Auvergne et Rhône-Alpes !


Elections régionales – Le devoir d’user de son droit de vote

Dimanche 6 décembre : 1er tour des élections régionales

Le devoir d’user de son droit de vote

Les attentats du 13 novembre ont éclipsé la campagne des élections régionales. Depuis trois semaines, et même si certains n’ont évité aucune polémique, les Français ont montré une cohésion, une union révélées… par les terroristes. Face à l’agression contre ce qu’est la France, contre notre mode de vie, notre liberté, nous nous sommes réappropriés les symboles nationaux que sont notre drapeau, notre hymne.

Mais la France n’est pas faite que de symboles : nous sommes les citoyens libres d’un pays libre, et nous devons user des droits chèrement acquis au fil de siècles de lutte.

Le droit de vote en fait partie. Et alors que les élections régionales font généralement le plein… d’abstentionnistes, je veux espérer que les attaques que nous venons de subir rappelleront à beaucoup que nous pouvons, que nous devons nous exprimer.

De nombreuses listes se présentent à nos suffrages. Avec des programmes très variés. Là encore, l’exercice de notre droit de vote est un acte majeur de responsabilité. A l’heure où l’on zappe dans l’instant, où l’on tape 1 ou 2 pour éliminer Pierre ou Paul et où l’on change d’avis dès le lendemain, notre vote est un choix qui pèsera pour les six prochaines années.

Un choix qui pèsera sur la vie de nos enfants (la Région s’occupe des lycées, des transports scolaires, de la formation professionnelle…). Qui pèsera sur notre quotidien (les TER par exemple). Qui pèsera sur notre économie, notre tourisme, nos entreprises. Sur nos associations, notre lien social, et finalement sur ce qui fait l’âme de notre pays. « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », dit l’article 1 de notre Constitution. Elle ne se veut ni une dictature religieuse, ni un marché économique sauvage.

Le vote de dimanche se fait aussi sur le choix de valeurs, et je ne vous surprendrai pas en vous disant que je partage totalement les valeurs et le projet de l’équipe « Nous, c’est la Région » menée par Jean-Jack QUEYRANNE. J’ai été sa vice-présidente, et je peux attester de sa détermination dans l’action en faveur de toute la région, mais aussi de nos territoires savoyards.
Tout au long de son action, il a eu à cœur de travailler au développement de nos départements alpins, en soutenant nos spécificités industrielles, touristiques ou agricoles et viticoles. La Région a fortement soutenu l’Université de Savoie, le développement de l’Institut de la Montagne, de l’Institut National de l’Energie Solaire à Technolac. Et c’est aussi Jean-Jack Queyranne qui a retissé des liens avec nos voisins suisses et piémontais, avec des projets ambitieux et fédérateurs.


 

Elections régionales

Carte Région Rhone-Alpes -AuvergneLes 6 et 13 décembre prochains, nous voterons pour les élections régionales. Exceptionnellement, le Parlement a voté une loi autorisant les nouvelles inscriptions sur les listes électorales jusqu’au 30 septembre, afin de favoriser la participation à cette élection importante.

Vous pouvez donc aller vous inscrire, dans votre mairie, jusqu’au 30 septembre 2015, muni d’un justificatif de domicile récent (facture d’eau, gaz, électricité, téléphone (même mobile), avis d’imposition…).

Inscrivez-vous, et faites inscrire vos proches !

Voir la loi promulguée le 13 juillet dernier, visant à la réouverture exceptionnelle des délais d’inscription sur les listes électorales

Comment s’inscrire ? Tout est expliqué ici, sur le site Service-Public.fr