Economie en Savoie – “Energy Pool” : grands froids et finesses de gestion

Un mois de janvier très froid, quelques tranches nucléaires en maintenance : le réseau électrique français abordait la période avec inquiétude. Mais en gérant avec finesse l’”effacement” d’usines grosses consommatrices d’électricité, la start-up « Energy Pool » basée à Savoie Technolac contribue à sécuriser notre approvisionnement. A leur invitation, et dans le prolongement du travail parlementaire que j’ai effectué pour que nos industries électro-intensives -nombreuses en Savoie- aient un prix de l’électricité compétitif, j’ai rendu visite à l’équipe d’Energy Pool ce vendredi 20 janvier.

Plus que d’autres pays, la France a choisi l’électricité, notamment pour le chauffage des logements. Un choix plutôt bon pour la pollution, mais un choix problématique en hiver, lorsque l’on a à la fois les consommations classiques de l’industrie et de toute l’activité de la vie courante, et de forts besoins en chauffage. Généralement, ces périodes de pointe se traduisent par des appels ponctuels à l’importation d’énergie.

Cet hiver 2016-2017 s’annonçait mal : une part importante des centrales nucléaires françaises est en maintenance, l’automne a été sec (ce qui n’est pas bon pour l’hydro-électricité) et la stagnation de l’anticyclone sur l’Europe de l’Ouest, sans vent, rend plutôt inopérantes les éoliennes de France ou d’Allemagne…

L’accident électrique était presque garanti.

Tout s’est pourtant bien passé, car le réseau a su gérer ses pointes de consommation en fonction de l’énergie disponible. En grande partie grâce à une entreprise de Savoie Technolac : Energy Pool.

Fondée en 2009 par Olivier Baud, un ancien dirigeant des usines d’aluminium de Pechiney, Energy Pool assure l’interface entre RTE (Réseau de Transport d’Electricité) et de gros consommateurs industriels. L’enjeu est de passer des contrats avec les usines pour gérer leur consommation avec réactivité. L’industriel y trouve un fort avantage tarifaire (les plus efficaces obtiennent de 10 à 20% de remise sur leur facture globale). En contrepartie, il doit adapter sa fabrication au rythme de consommation du pays. Entre le pic du soir à 19 h et le creux du matin à 6 h, la France baisse sa consommation de 20%. A 7 h 30, tout le monde est réveillé, et la consommation est de nouveau proche des sommets.

En fonction des prévisions techniques des producteurs électriques, et météorologiques, les industriels anticipent leurs productions à la semaine, à la journée, voire sur des délais encore plus courts, par exemple pour baisser un four et faire gagner quelques mégawatts à la consommation nationale.

« Nous avons environ 150 clients industriels, et nous pouvons effacer 1000 mégawatts » explique Olivier Baud, dont l’entreprise assure environ 80% du marché français de l’effacement.

Dans ses locaux de Savoie Technolac, Energy Pool emploie aujourd’hui 70 personnes. L’entreprise est aussi présente dans plusieurs pays étrangers, où elle gère aussi de l’effacement électrique. C’est le cas au Cameroun, mais aussi au Japon, en Turquie ou en Corée. Le chiffre d’affaires était en 2016 de 25 M€. L’ambition est de doubler le nombre de salariés d’ici 2018, en étant présents sur un plus grand nombre de marchés mondiaux. « Nous avons une technologie et un savoir-faire exportables » note Olivier Baud. Ce qui est doublement bon pour l’industrie savoyarde : voilà de nouveaux emplois, qui contribuent à maintenir les anciens emplois de l’électrométallurgie… Un maintien facilité aussi par les mesures obtenues (loi de transition énergétique principalement) auprès du Gouvernement sur le prix de l’électricité pour les entreprises électro-intensives…


 

Budget 2017 et transition énergétique

capture-renovation-ciUn an après la COP 21 et les accords signés pour l’avenir de la planète et de ses habitants, le budget 2017 du Ministère de l’environnement prouve que les engagements sont suivis d’actes !

Une hausse de 7% à 35 milliards d’euros, dont 14 consacrés à la transition énergétique : le budget 2017 du Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer prend en compte les urgences du pays et de la planète.

Les mesures touchant directement les citoyens :

  • le crédit d’impôt “transition énergétique” est maintenu à 30%, et représente 1,7 milliard d’euros d’aides publiques, mais aussi 30 000 emplois créés dans des filières non-délocalisables ;
  • le bonus de 10 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique est prolongé, complété d’un nouveau bonus de 1000 euros pour l’achat d’un deux-roues électrique. L’indemnité kilométrique “vélo” pour ceux qui vont travailler à vélo est en place.

capture-teposPour les collectivités, les 500 TEPOS, “territoires à énergie positive pour la croissance verte” (agglomération de Chambéry et Massif des Bauges ou l’Arlysère, par exemple en Savoie) voient le fonds de financement de la transition énergétique abondé de 250 millions d’euros (en plus des fonds de l’ADEME pour la maîtrise de l’énergie).

Par ailleurs, la hausse du prix de la tonne de carbone votée au Parlement permet de dégager plus d’un milliard d’euros en faveur des énergies renouvelables.

Un effort supplémentaire (345 millions) est fait pour l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF) afin de favoriser le développement de solutions durables de mobilité.

Un emprunt vert

capture-green-bondsLe financement du 3ème programme d’investissements d’avenir (“PIA3”) sera assuré à 60% par des « obligations vertes ». La France sera ainsi le premier Etat à émettre ce type de produit, mettant de l’éthique environnementale dans la finance. Le “PIA3”, ce seront dix milliards d’euros d’emprunts, 6 pour l’enseignement et la recherche, 4 pour l’innovation dans les entreprises, avec toujours la transition énergétique comme fil conducteur des investissements et des recherches.

Outre les aspects environnementaux et de santé, tous ces programmes de transition énergétique ont aussi pour but de développer l’emploi local, avec plusieurs dizaines de milliers de nouveaux emplois chaque année.


 

Environnement → Fin des sacs plastique à usage unique. Non, les députés n’ont pas voté ça pour vous embêter…

…mais bien parce qu’il s’agit là d’un problème écologique énorme pour l’environnement et pour nous tous !

Application de la loi sur la transition énergétique, les « sacs plastique à usage unique » (en gros, ceux d’une épaisseur très fine, inférieure à 50 microns) ne sont plus distribués aux caisses des magasins depuis le 1er juillet. Que ces sacs soient payants ou gratuits, tous les commerces sont concernés. Les sacs proposés doivent être réutilisables et constitués d’une autre matière que le plastique (papier ou plastique dit « biosourcé »).

L’enjeu est de taille : chaque année en France,  ce sont cinq milliards de sacs plastique à usage unique qui sont distribués en caisse ! On estime leur durée moyenne d’utilisation à 20 minutes seulement… alors qu’ils mettent jusqu’à 400 ans pour être dégradés dans la nature. Du fait des circuits de dispersion, ces sacs se retrouvent principalement dans les mers et océans et sont ensuite ingérés par les animaux marins et les oiseaux.

Quelques chiffres pour mieux cerner le problème ? 75 % des déchets en mer sont en plastique, 260 espèces sont impactées par ces sacs (et en particulier 86 % des espèces de tortues marines, tout comme les oiseaux, où par exemple en Mer du Nord, les estomacs de 94 % des oiseaux contiennent cette matière). La boucle étant bouclée, on retrouve ces fragments de plastique dans les espèces de la chaine alimentaire que nous consommons à notre tour. De plus, 80% de ces sacs sont importés d’Asie, accentuant l’impact environnemental, via les de gaz à effet de serre.

Avec un calendrier de mise en œuvre progressif et des alternatives qui existent et forment une filière créatrice d’emplois, cette interdiction est une des mesures-clés, et visibles dans le quotidien de tous, de la loi sur la transition énergétique.

En savoir plus ici sur le site service-public.fr et ici sur le site du Ministère de l’Environnement


Cliquez sur l’image pour l’agrandir
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Des mesures fortes pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 décembre, nous avons adopté à l’unanimité une série de mesures visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. La proposition de loi de mon collègue Guillaume Garot, député de la Mayenne, contient des dispositions fortes pour lutter contre ce fléau du XXIème siècle.

gaspillage alimentaire- DR S.M.L’enjeu est de construire un cadre légal destiné à pousser tous les acteurs de notre société – citoyens, entreprises, associations, Etat, collectivités…- à intégrer ce combat dans leurs pratiques au quotidien. Il s’agit d’atteindre l’objectif fixé en 2013 d’une réduction de moitié du gaspillage alimentaire en France d’ici 2025.

La proposition de loi instaure une hiérarchie des actions à mettre en place par chaque acteur de la chaîne alimentaire: prévention du gaspillage, à défaut utilisation des invendus pour la consommation humaine, pour l’alimentation animale, puis à des fins de compost pour l’agriculture ou de valorisation énergétique.

Il sera interdit aux grandes surfaces de jeter de la nourriture consommable (invendus), de détruire de la nourriture consommable (par javellisation notamment) ; elles auront de plus l’obligation de signer un protocole avec une association de solidarité afin de faciliter les dons alimentaires.

Les produits sous marque de distributeur (MDD) qui seraient retournés au fournisseur pourront dorénavant être donnés, alors qu’ils sont obligatoirement détruits actuellement. La lutte contre le gaspillage alimentaire fera en outre partie de l’éducation à l’alimentation durant le parcours scolaire.

Cette proposition de loi devrait être examinée au Sénat en tout début d’année 2016 en vue d’une adoption définitive et d’une mise en application très rapides.

Au plan local, notre département a été pionnier dans ce domaine avec la Cantine Savoyarde Solidarité, et plus récemment avec la toute nouvelle conserverie solidaire Boc’Oh adossée aux Triandines à Cognin. Sans parler bien sûr des collectes au sein des Restos du Cœur et de la Banque Alimentaire

A nous, avec cadre législatif et réglementaire, de mettre en œuvre des projets forts contre le gaspillage alimentaire… avec la perspective aussi venir en aide à ceux qui en ont besoin, soit directement en leur offrant un repas ou des denrées, soit en facilitant les emplois d’insertion.

Dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, symbole de la surconsommation de nos sociétés, tout le monde est gagnant. Alors, engageons-nous « sans modération » !


Consultez ici le texte de la proposition de loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire adoptée le 9 décembre


 

Réchauffement climatique et montagne

affiche colloque GreJ’ai été invitée par la FRAPNA et FNE à intervenir à un colloque sur l’impact du réchauffement climatique en montagne ce samedi 26 septembre. C’était l’occasion pour moi de présenter les mesures proposées dans le rapport que je viens de rendre au Premier Ministre sur un acte II de la loi Montagne, le réchauffement climatique étant l’une des données nouvelles qui justifient cette actualisation de la loi votée en 1985.
Encore plus que d’autres territoires, la montagne est concernée par ce phénomène, qui nous amènera à des modifications de l’économie touristique ou agricole de la montagne, mais aussi à des changements d’habitudes et d’organisation, pour notre vie quotidienne dans nos vallées.

Engagement de la France vis-à-vis de la Convention alpine et mise en application de ses différents protocoles, déploiement d’une économie circulaire en montagne, gestion des déchets, autonomie énergétique des territoires montagnards et énergies renouvelables (petite hydroélectricité…), contractualisation via les TEPos (“Territoires à Energie Positive”), gestion durable de la ressource hydrique, adaptation des règles d’urbanisme pour répondre aux enjeux particuliers du foncier, transports et solutions de mobilité à développer notamment pour répondre au problème du « dernier kilomètre » dans les activités économiques… En somme, de nombreux sujets au cœur d’un débat très riche qui a suscité beaucoup d’échanges ce samedi à Grenoble, lieu du colloque.

Consultez ici le diaporama support de mon intervention


François Hollande en Savoie

Nous avons en juillet voté la loi de transition énergétique pour une croissance verte. C’est une avancée importante pour notre économie ET notre environnement, l’un n’étant pas incompatible avec l’autre.

Dans le prolongement de ce vote, et pour bien montrer la réalité d’une économie verte, François Hollande est venu ce jeudi 20 août en Savoie, accompagné de Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

La première visite présidentielle a été consacrée à l’INES, institut national de l’énergie solaire, installé à Technolac, avec un très fort soutien du département de la Savoie et de la région Rhône-Alpes.

L’INES, c’est 400 chercheurs, et 85 brevets déposés chaque année. François Hollande et Ségolène Royal n’ont donc pas choisi cette visite au hasard : nous sommes ici au cœur de l’avenir technologique et industriel de la France, pour une croissance, pour l’emploi, mais avec des technologies beaucoup moins impactantes pour notre environnement.

Un environnement montagnard qui fait la qualité de vie en Savoie. C’était encore le choix de François Hollande et de Ségolène Royal de poursuivre leur visite dans notre circonscription. Accompagnés d’André Vallini, secrétaire d’Etat à la réforme territoriale (et isérois), le président et la ministre ont signé au Châtelard le contrat de territoire à énergie positive (“TEPos“) de la communauté de communes des Bauges.

Le « TEPos » est un concept totalement cohérent avec la loi de transition énergétique. Le TEPos vise d’abord à modérer la consommation d’énergie, sobriété et efficacité étant le premier gage de ce changement radical dans nos habitudes (mais pas dans notre confort)). Ensuite, le TEPos vise à produire sur place et par énergie renouvelable l’ensemble des consommations d’un territoire. Ce peut être solaire, éolien, géothermique, hydraulique, par biomasse ou autre : l’objectif est d’arriver à un « circuit court » de l’énergie, qui permet à terme de contrer l’épuisement des énergies fossiles, et de réduire les risques industriels majeurs.

En s’engageant dans cette démarche, comme 200 autres territoires français, le Cœur des Bauges fait un vrai choix d’avenir. La visite présidentielle a une nouvelle fois mis le Massif sous les projecteurs, moins d’un an après la visite du premier ministre Manuel Valls et du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll.

Cette visite présidentielle fut pour le Châtelard un beau moment convivial, avec une halte par l’Auberge des Clarines et une rencontre sans protocole avec les élus locaux et le public présent.

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Lire sur ce lien le texte du discours du Président de la République au Châtelard sur la transition énergétique, et la vidéo :


La transition énergétique définitivement lancée !

capture DPCa y est ! Ultime étape de son parcours législatif commencé il y a tout juste un an, l’adoption en lecture définitive à l’Assemblée nationale ce mercredi 22 juillet du projet de loi pour la transition énergétique vient concrétiser l’engagement du Gouvernement de lancer notre pays vers un nouveau modèle de développement. Objectifs à long terme -réduction des émissions de gaz à effet de serre….-, actions immédiates très concrètes -bonus “voitures électriques”, fin des sacs plastiques…, cette réforme structurante concerne tous les volets de notre société et de notre quotidien.

Dans le sillage de la COP 21 que la France accueillera en décembre prochain, le sens profond de cette loi est de signifier que le changement de nos modes de production et de croissance est indispensable et urgent.

Parmi les principaux objectifs de la transition énergétique figurent :

• La réduction des émissions de gaz à effet de serre (de 40% d’ici 2030 ; division par 4 à l’horizon 2050)

• La montée en puissance des énergies renouvelables, avec un objectif d’une part de 32 % dans la consommation énergétique finale en 2030

• La réduction de 75% à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025

La diminution de 30% de notre consommation d’énergies fossiles en 2030

La division par deux de la consommation d’énergie finale à l’horizon 2050.

Ces objectifs ambitieux ne doivent pas rester à l’état de grands vœux pieux : tout l’enjeu des dispositifs mis en place dans cette loi est d’atteindre ces buts dans les temps. Les 215 articles de la version finale du texte s’attaquent donc en priorité à : la rénovation énergétique des bâtiments, le développement des transports propres, la lutte contre le gaspillage, la réduction des déchets à la source et le développement de l’économie circulaire, la diversification du mix énergétique français et, enfin, le plafonnement de la production d’électricité d’origine nucléaire.


Pour en savoir plus sur la transition énergétique, vous pouvez retrouver mes articles précédents qui reviennent sur les différents aspects du texte :

la présentation du texte en Conseil des Ministres le 30 juillet 2014

la mise en place de la Commission spéciale chargée de l’examen du texte et le début des auditions

le déroulé de la discussion en 1ère lecture et le vote en 1ère lecture le 14 octobre

l’examen en “nouvelle lecture” en mai dernier

et, enfin, le texte définitif de la loi.





Transition énergétique – En 2ème lecture, les députés continuent de faire progresser le texte et se saisissent de la question du gaspillage alimentaire

DSC_0097 webPar 308 voix contre 217, nous avons adopté ce mardi 26 mai à l’issue d’un vote solennel le projet de loi pour la transition énergétique. Un vote en “nouvelle lecture” selon les termes de la procédure parlementaire : les deux Chambres n’étaient en effet pas parvenues à se mettre d’accord sur un texte commun lors de l’examen en Commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) le 10 mars dernier. Il faut dire que si des compromis se dessinent parfois entre les deux majorités différentes de l’Assemblée et du Sénat, la transition énergétique ne fait a priori pas partie du domaine du consensus.

Lors de l’examen du texte en Commission spéciale puis en séance publique lors de cette “nouvelle lecture”, nous nous sommes attachés à redessiner les grands objectifs de cette réforme -diversification des sources d’énergie, plafonnement de l’énergie nucléaire, isolation des bâtiments, véhicules “à faibles émissions”…- tout en développant davantage certains sujets comme l’économie circulaire ou la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Les cinq piliers de la loi


Ces cinq grands objectifs se déclinent dans de très nombreuses dispositions -plafonnement de la production d’électricité d’origine nucléaire à son niveau actuel (63,2 gigawatts)…- que j’ai eu l’opportunité de présenter pour plusieurs d’entre elles dans des articles précédents, suite à la présentation du texte en Conseil des Ministres, puis lors de la première lecture à l’Assemblée nationale.

  1. Baisser de 40% les émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2030

  2. Diminuer de 30% notre consommation d’énergies fossiles en 2030

  3. Faire passer de 75 à 50 % d’ici 2025 la part du nucléaire dans la production d’électricité

  4. Porter en 2030 la part des énergies renouvelables à 32% de notre consommation

  5. Diviser par deux la consommation finale d’énergie d’ici 2050

     

Les avancées du texte en nouvelle lecture


Des bâtiments plus sobres en énergie

La rénovation énergétique sera désormais obligatoire pour tous les bâtiments privés résidentiels à forte consommation d’énergie d’ici 2025. Celle des bâtiments publics se fera sous la dynamique de bâtiments à énergie positive (produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme).

Est également prévue la mise en place de réseaux d’énergie intelligents qui permettront une analyse et une anticipation beaucoup plus fines de la consommation et de la distribution d’énergie (électricité, gaz). Un certain nombre de garde-fou ont été prévus pour que ces données ne puissent être communiquées qu’après accord des particuliers, et que leur utilisation soit très encadrée juridiquement.

Des transports plus propres

Le texte impose aux transports publics le renouvellement d’au moins 50 % de leur flotte d’autobus et d’autocars à faibles émissions à compter de 2020 (2018 pour la RATP) et 100 % en 2025. De même, une « indemnité kilométrique vélo » permettra à l’employeur de financer le trajet de son salarié qui utilise le vélo, depuis son domicile jusqu’au travail.

La loi sur la transition énergétique met également en place un tarif réduit pour les abonnements autoroutiers au profit des véhicules à très faibles émissions et ceux utilisés en co-voiturage. Elle renforce enfin ce que l’on dénomme la « servitude de marchepied », qui oblige les propriétaires riverains des cours d’eau publics à laisser un passage d’au moins 3,25 mètres le long des berges pour les promeneurs.

Lutter contre le gaspillage alimentaire et favoriser l’économie circulaire

Le volet du projet de loi consacré à l’économie circulaire a fait l’objet de plusieurs développements en séance visant à contribuer à la fin du modèle “produire-consommer-jeter”. A titre d’exemple, les sacs plastiques à usage unique en caisse seront interdits sur tout le territoire national à compter de 2016. La lutte contre l’”obsolescence programmée des biens de consommation a fait l’objet, de manière similaire, de plusieurs amendements destinés à rendre durables les biens produits. Dans ce cadre, une expérimentation concernant l’affichage de la durée de vie des produits sera lancée très prochainement.

Autre avancée majeure soulignée par le vote à l’unanimité des amendements sur ce sujet dans la nuit du 21 au 22 mai : la lutte contre le gaspillage alimentaire, qui a donc fait l’objet d’un rare consensus dans l’Hémicycle. Consensus néanmoins logique et évident au regard de la crise sociale et du nombre toujours élevé de personnes vivant en France en-dessous du seuil de pauvreté. Logique aussi quand on apprend que ce sont 20 à 30 kg de produits alimentaires que chaque Français jette en moyenne par an, pour un montant global estimé entre 12 et 20 milliards d’euros.

A l’initiative de mon collègue Guillaume Garot, député de la Mayenne, ancien Ministre de l’agroalimentaire et qui a rendu mi-avril un rapport au Premier Ministre sur le sujet, plusieurs dispositifs ont été adoptés : interdiction faite aux distributeurs du secteur alimentaire de rendre leurs invendus impropres à la consommation (eau de Javel versée dans les poubelles…), utilisation des invendus sous forme de dons alimentaires aux associations caritatives, pour l’alimentation animale, à des fins de compost pour l’agriculture…

Par ailleurs, les moyennes et grandes surfaces de plus de 400 m² auront l’obligation de conclure une convention avec une association caritative afin de faciliter de tels dons. Parmi les autres mesures adoptées dans ce chapitre, on peut aussi souligner l’intégration de la lutte contre le gaspillage alimentaire dans le parcours scolaire consacré à l’éducation à l’alimentation.

Les renouvelables encouragés et la politique sociale de l’énergie renforcée

Parmi les évolutions du projet de loi en nouvelle lecture sur le volet “énergies”,  les députés ont confirmé la distance minimale de 500 mètres entre une éolienne et une habitation, en prévoyant toutefois un accord au cas par cas, sur la base d’une étude d’impact. Les Préfets auront des possibilités de dérogation suivant les situations locales.

Le “chèque énergie“, enfin, se substitue aux actuels tarifs sociaux dans la lutte contre la précarité énergétique. Il fera l’objet d’une expérimentation dans certains départements avant une généralisation prévue pour 2018. Enfin, la loi sur la transition énergétique vient confirmer l’interdiction généralisée des coupures d’eau, une disposition que le Conseil constitutionnel vient par ailleurs de valider, après avoir été saisi par un distributeur d’eau.

Questions-réponses sur la loi de transition énergétique


La loi privatise-t-elle l’hydro-électricité ?

Non, l’hydro-électricité ne sera pas privatisée. Alors que nous sommes nombreux à être conscients de sa très grande importance économique et écologique -et tout particulièrement pour notre département-, l’exploitation de ce type d’énergie est confortée dans son caractère public avec la mise en place des SEM (Sociétés d’Economie Mixte). Une prévention nécessaire face aux risques existants de dérégulation de la filière.

Les futurs compteurs Linky sont-ils dangereux ?

L’installation à moyen terme sur tout le territoire de ce type de compteurs dit “intelligents” (permettant de transmettre en temps réel les données de consommation et donc de permettre une meilleure régulation de la distribution d’électricité et de prévenir les problèmes en cas de pics) a pu susciter de nombreuses interrogations chez certains de nos concitoyens qui m’ont sollicitée sur la question.

Concernant la transmission de données personnelles, les gestionnaires du réseau d’électricité ne pourront avoir accès aux données de chaque compteur qu’avec l’accord du consommateur. Leur stockage et leur utilisation seront strictement définis dans les textes. Sur la question des ondes électro-magnétiques émises par ce nouveau compteur, une étude du CRIIREM (centre de recherche et d’information indépendante sur le rayonnement électromagnétique) démontre qu’il n’y a ni risque sanitaire aigu ni risque d’”effet physiopathologique”. Le niveau d’ondes sera conforme à la réglementation en vigueur.

La France perdra-t-elle son autonomie au plan du nucléaire civil ?

Même en diminuant de 75 à 50 % la part de l’énergie d’origine nucléaire dans la production totale d’électricité, la France reste un pays où cette énergie occupe une place prépondérante avec une filière industrielle parmi les meilleures au plan international. L’ambition du texte, qui est aussi un des points centraux de toute transition énergétique, est de parvenir à rééquilibrer le “mix” énergétique de notre pays pour diversifier les sources d’approvisionnement.

De plus, 80 % du parc nucléaire aura 30 ans en 2017 ; la question de son renouvellement et du démantèlement des centrales est un enjeu majeur que notre génération ne peut pas ignorer. Ce texte n’a pas pour but d’opposer les énergies les unes aux autres, mais de construire un nouvel équilibre fondé sur la complémentarité et la durabilité.


Quelle suite pour le projet de loi sur la transition énergétique ?

Le Sénat va examiner très prochainement le texte adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée, avant que le projet de loi ne revienne une dernière fois au Palais-Bourbon, en “lecture définitive” en juillet ou à la rentrée prochaine. Retrouvez ici le texte du projet de loi sur la transition énergétique adopté en nouvelle lecture le 26 mai 2015


Le projet de loi pour la transition énergétique adopté ce mardi à une très large majorité

capture TALe projet de loi sur la transition énergétique a franchi la première étape de son parcours parlementaire ce mardi après-midi, le 14 octobre, avec l’adoption du texte en première lecture à une très large majorité. Au-delà des objectifs globaux de ce projet concernant les émissions de gaz à effet de serre, la rénovation des bâtiments, le développement de transports propres ou encore la recherche d’un nouveau “mix” énergétique avec le plafonnement de la part du nucléaire, les mesures qui vont être mises en œuvre permettront de réelles avancées pour nos territoires, leur développement économique, l’environnement, mais aussi le pouvoir d’achat de tous…

Je vous invite à retrouver ci-dessous mon communiqué de presse suite à ce vote dans l’Hémicycle, dans lequel je reviens sur les principaux axes de ce texte, ainsi que les différents sujets sur lesquels je me suis investie plus spécifiquement, du report modal de la route vers le rail, aux concessions hydroélectriques…

→ Mon communiqué de presse L’amendement 1990 au projet de loi et mon intervention lors de la discussion générale le 6 octobre dernier

 → Le texte adopté en 1ère lecture

La transition énergétique en débat dans l’hémicycle

Après deux ans de concertation, des dizaines d’heures d’auditions au sein de la Commission spéciale -instance ad hoc mise en place pour ce projet de loi-, puis plus de trente heures d’examen du texte au sein de cette même Commission, la loi sur la transition énergétique est en discussion cette semaine en séance publique pour les derniers grands ajustements possibles du côté des députés. L’examen des articles a commencé concrètement ce lundi 6 octobre après-midi et durera toute la semaine avant un vote solennel sur l’ensemble de la loi, prévu mardi prochain, le 14 octobre.

En préambule de cet examen détaillé -au cours duquel j’aurai l’occasion de défendre plusieurs amendements sur lesquels je reviendrai dans un prochain article-, je suis intervenue ce lundi après-midi lors de la discussion générale du texte, première étape qui s’attache aux grands enjeux de la réforme. Le report modal de la route vers le rail représente indubitablement un axe prioritaire de la transition énergétique pour les décennies à venir, particulièrement pour désengorger nos agglomérations alpines. Un amendement adopté par la Commission spéciale va dans cette direction ; j’en porterai un autre dans les jours qui viennent plus spécifiquement sur le développement des autoroutes ferroviaires, a fortiori celle qui traverse déjà -à titre expérimental pour le moment- les Alpes.

Second point sur lequel j’ai souhaité revenir : l’énergie hydroélectrique. Quand on mesure toute l’importance de cette énergie en France, aussi bien dans la production nationale globale, dans ses capacités comparées aux autres énergies renouvelables, que dans son ancrage dans l’histoire et le dynamisme de notre région, il me semble indispensable de réfléchir à une autre phase de développement de cette industrie de pointe de notre pays. Une activité qui compte de manière primordiale pour nos territoires savoyards, leur aménagement, l’emploi et le développement économique de nos vallées. Quelle capacité d’extension des infrastructures disposons-nous ? Comment conserver dans la sphère publique ce patrimoine national que sont les ouvrages hydrauliques rhônalpins ? Autant de questions que j’ai souhaité poser au Gouvernement, et dont la discussion des articles concernés devrait nous apporter des éléments de réponse au cours de la semaine. Consultez ici le texte de mon intervention

Transition énergétique : les travaux avancent en Commission

capture comm spécialeLe calendrier très dense des auditions de la Commission spéciale sur le projet de loi de transition énergétique était à la hauteur des enjeux du texte. Associations, secteur privé, chercheurs… La liste est longue des structures et personnes que nous avons reçues ces deux dernières semaines.

Ce jeudi 18 septembre notamment, nous avons entendu dans un premier temps des représentants d’associations environnementales, dont France Nature Environnement, le CLER, le Réseau Action Climat, Greenpeace… Il m’a paru intéressant d’interroger ces acteurs de la société civile sur le transport des marchandises -alors que leur exposé introductif en faisait très peu mention-, mais aussi sur les liens, parfois très forts, entre transports et pollution sonore… La représentante du Réseau Action Climat m’a répondu brièvement, dans son intervention quelques minutes plus tard. L’ensemble de cette audition est à voir sur ce lien.


Consultez ici le compte-rendu de l’audition des associations environnementales

Les deuxième et troisième auditions programmées ce jeudi m’ont permis de solliciter successivement le PDG de GDF, Gérard Mestrallet, puis celui d’EDF, Henri Proglio, sur leur vision de l’hydroélectricité et la place que pourrait prendre cette énergie dans les années qui viennent. Retrouvez mes interventions lors de ces deux réunions ci-dessous en vidéo ; les réponses des deux présidents sont à consulter en fin d’audition (cliquez ici pour celle du PDG de GDF, M. Mestrallet, et ici pour celle du PDG d’EDF, M. Proglio).


Le compte-rendu de l’audition du PDG d’EDF


Le compte-rendu de l’audition du PDG de GDF-Suez


→ Les auditions de la Commission spéciale pour l’examen du projet de loi sur la transition énergétique se sont terminées ce jeudi 18 septembre. J’ai déposé le lendemain plusieurs amendements au texte portant sur trois thématiques : le bâtiment (titre 2 du projet de loi), les transports, et plus particulièrement la question du transport des marchandises et des “derniers kilomètres” (titre 3), et les énergies renouvelables (titre 5) avec notamment des dispositions portant sur l’hydraulique et les industries électro-intensives (dont la consommation d’électricité représente une part importante des coûts de production).

Ces amendements ne seront enregistrés à l’Assemblée qu’en début de semaine prochaine, juste avant l’examen du texte en Commission mercredi 24 et jeudi 25 septembre. J’aurai l’occasion de revenir sur ces points dans un prochain article…

Le Centre d’Ingénierie Hydraulique fête ses 25 ans sur le site de Savoie Technolac

DSC_4029Je me suis rendue ce lundi 15 septembre à l’inauguration de l’exposition « Quels clichés, quels chantiers » au Centre d’Ingénierie Hydraulique (CIH) d’EDF à Savoie Technolac. Cette exposition, organisée dans le cadre du 25ème anniversaire de l’installation du CIH sur le site, dont il est aujourd’hui une des entreprises de référence, a été l’occasion de mettre en lumière ses multiples activités en France et à l’international, et son expertise reconnue, dans le domaine de l’énergie hydroélectrique.

Les 950 salariés de l’entreprise, dont environ la moitié travaille dans les locaux savoyards qui en sont également le siège social, ont pour mission de gérer l’ensemble du parc hydraulique d’EDF. Ils travaillent à la maintenance et à la modernisation des installations existantes (622 barrages et 435 centrales auxquels EDF consacre 400 millions d’euros de son budget annuel) ainsi qu’à la construction de nouveaux ouvrages s’appuyant sur l’expertise et les innovations développées par ses ingénieurs, grâce notamment à plusieurs partenariats noués avec l’Université de Savoie et les autres entreprises que compte Savoie Technolac.

L’exposition inaugurée lundi dernier restera visible jusqu’au début du mois d’octobre ; elle revient en photos sur les chantiers les plus impressionnants qu’a eu à conduire le CIH depuis son implantation en Savoie, et sur les avancées permises par le travail de ses chercheurs et partenaires.

Après 25 ans d’une action en faveur du développement durable et d’une contribution majeure au dynamisme économique de notre territoire, cette exposition est venue concrètement nous rappeler que l’énergie hydroélectrique constitue l’une des composantes indispensables du processus de transition énergétique à engager et qui est au cœur de nos débats ces jours à l’Assemblée.

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Loi sur la transition énergétique : la Commission spéciale est sur les rails !

Nommée membre, ce mercredi 3 septembre, de la Commission spéciale qui examinera le projet de loi sur la transition énergétique, je serai particulièrement mobilisée ces prochaines semaines sur ce sujet des plus importants pour l’avenir de nos territoires. Cette instance ad hoc commencera ses travaux dès la semaine prochaine, avec l’audition de la Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, Mme Ségolène Royal, mardi 9 septembre.

Ce texte attendu depuis des années est une des réformes majeures du quinquennat. Il vise à assurer un modèle de croissance et de développement à la fois durable et dynamique pour les générations futures. Il fixe des objectifs ambitieux et atteignables pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 et 2050. Dans ce but, le projet de loi met en place des dispositions transversales concernant un grand nombre de domaines : en tout premier, accélérer les travaux de rénovation énergétique des bâtiments pour “économiser l’énergie, faire baisser les factures et créer des emplois” selon les propos de la Ministre lors de la présentation du texte en Conseil des ministres le 30 juillet dernier. Ensuite, le soutien aux transports propres constitue un second axe fort du texte avec, notamment, l’accélération du déploiement des véhicules électriques et à faibles émissions et la mise en place d’une prime au remplacement d’un vieux véhicule diesel. De même, la lutte contre le gaspillage et le recyclage des déchets feront partie d’un grand plan de soutien à l’économie circulaire, porteuse de nombreux emplois, et qui vise à valoriser les déchets.

Enfin, la question du “mix énergétique” (répartition des sources de production d’énergie) est au cœur de cette réforme. Le soutien aux énergies renouvelables sera très fortement renforcé afin de diversifier la production ; l’électricité d’origine nucléaire sera plafonné à un niveau de production maximal et la part du nucléaire fixé à 50% de la production globale d’électricité pour l’horizon 2025. Dans la lignée des mesures prises depuis deux ans, le projet de loi prévoit également la consolidation de la sûreté nucléaire et l’ouverture plus large de l’information de nos concitoyens dans ce domaine.

Au regard du caractère à la fois ambitieux et réaliste du projet de loi, je serai particulièrement attentive aux évolutions du texte ces prochaines semaines. Dans ce but, j’ai tenu à rencontrer, ces derniers mois, de nombreux acteurs de notre département impliqués dans les questions de transition énergétique, que ce soit pour le secteur du bâtiment, de la production d’électricité, des énergies renouvelables locales (hydroélectricité en particulier), de la gestion des déchets… Et, bien naturellement, ces échanges avec des acteurs aussi divers -entreprises, institutionnels ou associations…- contribueront à nourrir ma réflexion et mes travaux au sein de la Commission spéciale.

Retrouvez ici la composition de la Commission spéciale sur le projet de loi relatif à la transition énergétique

Le texte du projet de loi présenté en Conseil des ministres, et notre résumé des principaux enjeux de cette réforme

L’hydroélectricité au service de la transition énergétique

Alors que le Président de la République s’est engagé à réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France d’ici à 2025, et donc à amorcer ce qu’on appelle aujourd’hui la « transition énergétique », il est primordial d’envisager d’autres sources d’énergie, et de pousser au développement des énergies renouvelables (éolienne, solaire, hydraulique) en lieux et places des énergies fossiles, ainsi qu’à l’investissement dans de nouvelles formes d’infrastructures de production électrique de nature à pouvoir satisfaire les besoins en énergie de notre pays, tout en préservant la qualité de notre environnement.

C’est en ce sens que, en compagnie de Brice Wong, militant de l’énergie hydroélectrique, j’ai rencontré ce mercredi 20 août Francis Rol-Tanguy, conseiller au cabinet de Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, et de l’Energie, chargé de l’énergie, du mix énergétique, des transports et de la mer. Avec lui, nous avons pu évoquer la question de l’apport de l’énergie hydraulique au processus de transition énergétique engagé.

Nous avons pu en particulier sensibiliser M. Rol-Tanguy à la question de la sauvegarde du barrage de Vezins, construit au début des années 1930 sur le fleuve la Sélune dans la Manche.  Il s’agit là de préserver et de moderniser les installations de cet équipement dont le précédent gouvernement avait décidé de la démolition, mais auquel la population locale est très attachée pour des raisons économiques, touristiques et patrimoniales. Nous avons défendu la position du dialogue et de la participation afin de trouver une solution qui permette à la fois de sauvegarder et de valoriser cette installation importante localement et d’optimiser son rendement énergétique et sa contribution à la production d’énergies renouvelables.

Par ailleurs, nous avons également évoqué avec M. Rol-Tanguy la problématique, également portée depuis plusieurs mois par Brice Wong, de l’aménagement du fleuve Maroni, situé en Guyane, dans le but de le rendre navigable et d’exploiter son potentiel hydroélectrique.

Nous avons su trouver un écho très favorable aux questionnements et propositions que nous sommes allés porter auprès du conseiller de la Ministre de l’écologie, en promouvant ainsi l’utilité des Stations de Transfert d’Energie par Pompage (STEP) et tout le rôle qu’elles peuvent jouer dans le processus de transition énergétique.