Débats d’actualité à l’assemblée générale de France Alzheimer Savoie

J’ai participé, samedi 1er avril, à l’assemblée générale de l’association France Alzheimer Savoie, au CHS de Bassens. L’occasion d’entendre les demandes exprimées envers les candidats à la présidence de la République, et de débattre d’un sujet de plus en plus présent pour les familles, les aidants et la société en général.

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont des maladies insidieuses. On ne se réveille pas un matin avec la maladie : elle s’installe chez vous pas à pas, squattant votre cerveau, votre vie et vos actions sans en avoir l’air. Les malades plongent tout doucement, leur entourage aussi, sans qu’il soit aisé de déterminer à quel moment le déclin a commencé… Depuis plus de 30 ans, France Alzheimer fédère des associations départementales, qui assurent des formations pour les aidants, les familles, permettant soutien, accompagnement, et séjours de répit. J’ai écouté avec attention les témoignages de proches de malades, sur ce que l’association leur apporte au quotidien.

Grâce à la lutte efficace contre d’autres maladies, le vieillissement de la population augmente d’année en année le nombre de personnes atteignant l’âge où les maladies dégénératives frappent. 900 000 personnes sont aujourd’hui atteintes en France, mais toutes ne sont pas diagnostiquées.

Remboursement des médicaments ?

Un des points soulevés dans le questionnaire réalisé dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle portait sur le maintien du remboursement total  des médicaments contre cette maladie. La HAS, la Haute Autorité de Santé, en propose le déremboursement, ces médicaments n’ayant pas prouvé leur efficacité, alors que le coût annuel pour l’assurance-maladie est d’environ 150 M€. France Alzheimer milite pour le maintien du remboursement, notamment parce que ces traitement faciliteraient l’acceptation du diagnostic, et donc le suivi du malade et de son entourage, la mise en place de parcours de soins et d’aides coordonnés. La maladie touchant essentiellement des gens très âgés, les aidants familiaux sont souvent eux aussi très âgés, et s’épuisent avant le malade.

Au-delà du problème du remboursement des médicaments, l’association insiste sur l’urgence que nous avons à investir dans la recherche sur ces maladies dégénératives, et sur le développement de structures d’accueil, permanent ou temporaire, et de dispositifs de soins et d’accompagnement des familles.

Si je m’interroge sur le fait qu’il faille maintenir le remboursement de médicaments lorsqu’ils n’ont pas prouvé leur efficacité clinique, le débat doit toujours être ouvert de manière sereine et complète. Je partage les demandes de l’association quant à l’investissement public et sociétal indispensable pour les parcours de soin, le soutien des malades et de leurs familles, qui ont si souvent un grand sentiment de solitude face à une maladie portant atteinte à la personnalité même d’un être cher. Les accueils de jour doivent être tout particulièrement soutenus, et les aidants accompagnés dans la décision de confier leur proche, même sur une courte durée, décision toujours délicate.

Au-delà du problème des médicaments, j’ai insisté sur le travail réalisé durant ce mandat, par exemple sur la création du congé du proche aidant, ou sur les crédits d’impôts désormais accordés à tous pour les aides à domicile, si indispensables lorsque la personne perd une part de son autonomie.

L’émotion transmise

A l’issue de l’assemblée générale, un court métrage consacré à la maladie a été diffusé : interprété par Marina Vlady et Jean-Claude Deret (décédé depuis), ce film particulièrement émouvant d’Olivier Fely-Biolet s’intitule “L’air d’un oubli“. Un film plein de sensibilité, où la maladie est évoquée par petites touches par un réalisateur qui d’évidence connait bien ce mal. Cette émotion était une sorte de reconnaissance et de remerciement pour tous les bénévoles qui accompagnent malades et familles.


 

Dépendance – Mise en ligne du comparateur officiel du prix des maisons de retraite

Comme je l’indiquais en début d’année (voir mon article du 6 janvier 2016), le “Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées” prend progressivement de l’ampleur. Le 14 décembre dernier, c’est le comparateur officiel des prix pratiqués par les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui a été officiellement lancé. En application de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, l’objectif est de donner aux personnes âgées et à leurs proches une information claire et transparente sur les tarifs et les prestations en EHPAD. A ce comparateur des prix vient s’ajouter un comparateur du reste-à-charge mensuel selon les établissements, un outil qui permet de calculer ce qu’il restera à payer à la fin du mois, après déduction des différentes aides.

Demandés en début d’année, les prestations et les tarifs de près de 7 000 EHPAD sur 7400 dans l’ensemble -qu’ils soient public, privé non-lucratifs ou privé commercial- sont désormais accessibles en quelques clics. Afin d’avoir un référentiel unique de comparaison, le site présente le prix des chambres, pour une sélection de deux ou trois EHPAD à la fois, pour des prestations minimales d’hébergement que doivent proposer tous les établissements, c’est-à-dire les « prestations d’accueil hôtelier, de restauration, de blanchissage, d’animation et enfin d’administration générale ».

Cette opération « transparence » sur les tarifs des maisons de retraite -l’une des plus lourdes à mettre en place- vient compléter les services fournis par le Portail dédié à l’autonomie : réponses aux besoins les plus courants des personnes âgées et de leurs proches, point central pour toute l’information sur les aides disponibles (allocation personnalisée d’autonomie, aide sociale à l’hébergement…), annuaire de tous les EHPAD, services et contacts pratiques dans chaque département…


⇒ Retrouvez ici le Portail ainsi que l’annuaire et le comparateur


 

Services à la personne : l’avantage fiscal va devenir universel

Avec mon collègue Jean-Louis Gagnaire, député de la Loire, je suis récemment intervenue pour que le Gouvernement complète la loi de finances 2017 afin de rendre universel l’avantage fiscal apporté aux employeurs à domicile (aide au ménage, aides apportées à des personnes dépendantes…). L’an dernier, nous avions déjà obtenu que la réduction des cotisations patronales passe de 0,75 à 2 euros de l’heure, mesure cumulée à un crédit d’impôt égal à 50% des dépenses engagées pour les actifs. Mais le régime fiscal qui s’appliquait jusqu’à présent pour les non actifs, en gros les retraités et certaines personnes handicapées, n’était pas le même : ils ne bénéficiaient en effet que d’une réduction d’impôt de 50%.

Crédit ou réduction, la différence est grande : la seconde ne s’applique qu’à ceux qui paient déjà l’impôt sur le revenu, soit moins de 50 % des foyers et ne peut donner lieu à des restitutions de la part de l’administration fiscale. Le crédit d’impôt permet quant à lui de bénéficier d’un remboursement égal à 50% des dépenses d’aides à domicile, même si l’on ne paie pas d’impôt.

Et quand on sait qu’un grand nombre de personnes âgées disposent de petites pensions (donc ne sont pas imposables) alors qu’elles ont besoin d’aide à domicile, on comprend vite que la mesure annoncée ce vendredi matin est cruciale.

1,3 million de ménages vont bénéficier de la mesure

Nous sommes donc particulièrement satisfaits que le Ministre des finances, Michel Sapin, ait annoncé ce vendredi que l’avantage fiscal visant à favoriser le recours aux services à la personne et l’emploi d’un salarié à domicile deviendrait universel à compter de 2017.

C’est à la fois un signe de justice et d’équité, mais aussi de soutien au secteur de l’emploi à domicile : cela devrait permettre de créer à terme 30 000 emplois supplémentaires en équivalent temps plein dans le secteur de l’emploi à domicile. Et au final, ce ne sont pas moins de 1,3 million de ménages qui en bénéficieront et verront ainsi une baisse du reste à charge sur les dépenses de service à la personne (de l’ordre de 20% en moyenne), au bénéfice des personnes modestes, âgées ou en situation de handicap.

» Retrouvez notre communiqué de presse du 6 septembre avec Jean-Louis Gagnaire, ainsi que la présentation des différentes baisses d’impôts prévues pour 2017


 

Une aide exceptionnelle pour financer la reconstruction de l’EHPAD “Floréal” à Frontenex

Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, vient d’accorder une subvention exceptionnelle de 680 000 euros pour la reconstruction de l’EHPAD Floréal, un projet majeur pour les habitants de la Haute-Combe de Savoie.

EHPAD webLe CIAS (centre intercommunal d’action sociale) de Frontenex rassemble depuis près de 50 ans 15 communes et 17 000 habitants de la Haute-Combe de Savoie*. Le foyer logement “Floréal” avait obtenu ses 20 premiers lits de cure médicale en 1997, devenant EHPAD (établissement d’hébergement de personnes âgées dépendantes) en 2009.

Face à l’augmentation continue des besoins, liée au vieillissement de la population, et face à l’impossibilité technique de faire évoluer le bâtiment construit en 1967, le choix a été fait d’édifier un nouvel établissement. Depuis 2009, le CIAS porte ce projet. Après une phase d’acquisitions foncières, un premier projet architectural avait été présenté, sans trouver le financement nécessaire. Depuis 2014, le projet a été retravaillé sous la conduite du président du CIAS, Laurent Vernaz. L’enveloppe financière nécessaire est désormais de 9 millions d’euros TTC.

L’enjeu était de trouver un financement qui porte le moins possible sur l’emprunt, pour qu’au final le prix demandé aux familles et aux personnes hébergées soit le plus bas possible (le coût des séjours est souvent une charge difficilement supportable…).

De nombreuses interventions ont été faites auprès de l’ARS (agence régionale de santé) et du ministère de la santé afin d’obtenir le déblocage de crédits permettant de lancer le chantier dans de bonnes conditions, et avec un nombre de lits permettant ensuite d’optimiser les coûts de fonctionnement (certaines charges sont fixes, et s’amortissent difficilement sur un petit nombre de lits). Rapporteure d’une partie de la loi santé et du volet santé des lois de finances, je n’ai jamais manqué de parler de ce problème local, mais aussi global, de financement des EHPAD.

Pcapture courrierour bien marquer mon engagement sur ce projet si important pour les communes adhérentes au CIAS, j’avais déjà ce printemps accordé une aide de 15 000 euros au titre de la réserve parlementaire.

La ministre des affaires sociales et de la santé vient de me le confirmer dans un courrier : au titre de la réserve nationale, elle a décidé d’accorder une subvention exceptionnelle de 500 000 euros pour l’investissement, et de 180 000 euros au titre du fonctionnement, ce qui permet d’accroître légèrement le nombre de lits qui seront ouverts à l’EHPAD Floréal. C’est une excellente nouvelle pour les familles de notre territoire, si souvent confrontées aux difficultés liées au vieillissement de leurs proches.

» Consultez ici le courrier de la Ministre de la Santé confirmant ces financements supplémentaires

* Les 15 communes du CIAS de Frontenex : les onze communes de l’ancien canton de Grésy-sur-Isère, plus Monthion, Grignon, Gilly sur Isère et Mercury


 

Loi d’adaptation de la société au vieillissement : l’Etat garantit le financement intégral des mesures de soutien à nos aînés dans les départements

A l’occasion d’une rencontre avec le Président de l’Assemblée des Départements de France, puis devant le Parlement, Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat en charge des Personnes âgées et de l’Autonomie, a confirmé le financement intégral des mesures d’autonomie prévues dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement. L’enjeu : assurer une entrée en vigueur très rapide des dispositifs

Au côté de la mise en place d’une « aide aux aidants » pour permettre aux proches de souffler et de nombreuses dispositions visant le financement des EHPAD ou la transformation des logements pour les personnes âgées, la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement promulguée le 28 décembre 2015 a procédé à une revalorisation substantielle de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).

Quel impact concret ?
photo pl asv decret APA
La loi « Vieillissement » a fait baisser, depuis le 1er mars dernier, le reste à charge pour 600 000 personnes (soit 86% des bénéficiaires de l’APA), pour une économie moyenne de 400 € par an (jusqu’à 80% en moins). Une revalorisation des plafonds d’aides a également bénéficié à 180 000 personnes : cela permet une heure de plus par jour pour les plus dépendants, et une heure de plus par semaine pour ceux qui le sont le moins. Enfin, cette réforme a permis de simplifier l’attribution des cartes d’invalidité et de stationnement pour les bénéficiaires de l’APA.

Comme le projet de loi le prévoyait explicitement, la revalorisation de l’allocation personnalisée d’autonomie est intégralement prise en charge par l’Etat au moyen de ressources fléchées provenant de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie). Les versements nécessaires à une application rapide de cette revalorisation par les départements ont été effectués dès le mois d’avril afin d’assurer une mise en œuvre sans délai.

Financement et instances de concertation
Les instances de concertation prévues par la réforme pour coordonner et programmer les dépenses en matière de prévention de la perte d’autonomie poursuivent leur montée en charge. Ces « Conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées » mises en place à titre expérimental dans une petite trentaine de départements en 2015 se sont vues attribuées plus de 100 millions d’euros en avril pour permettre leur déploiement sur tout le territoire.

Le Gouvernement a annoncé le 31 mai dernier une aide supplémentaire de 5 millions d’euros aux départements qui souhaiteront avancer plus vite dans la mise en place des Conférences des financeurs. Rappelons que ces nouvelles instances doivent améliorer la coordination des (nombreuses) initiatives au plan local dans le domaine de l’autonomie et permettre l’élaboration de diagnostics plus poussés des besoins des personnes âgées et de leurs aidants sur le territoire départemental.


» Pour en savoir plus sur les mesures contenues dans la loi d’adaptation de la société au vieillissement, retrouvez mes précédents articles ici


 

Maisons de retraite : des tarifs plus lisibles et mieux encadrés

photo EHPAD DR GVTTraductions de la loi pour l’adaptation de la société au vieillissement à peine promulguée (le 28 décembre 2015), deux décrets signés cette semaine par la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, vont permettre d’améliorer la transparence et de mieux encadrer les tarifs pratiqués en maison de retraite pour les personnes âgées.

Le premier décret garantit aux personnes hébergées en EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) un socle minimal de prestations dans les tarifs annoncés, c’est-à-dire une liste de services que chaque établissement devra assurer en matière d’hébergement : l’accueil hôtelier, la restauration, le blanchissage, l’animation et la vie sociale, l’administration générale… Le tarif d’hébergement communiqué par chaque établissement devra désormais forcément inclure ces prestations.

Cette disposition garantit aux personnes âgées une prise en charge sans surcoût lié aux besoins essentiels. Elle va aussi renforcer la lisibilité et la transparence pour les familles à la recherche d’un EHPAD, qui pourront comparer plus facilement les prix proposés par chaque établissement sur la base d’un socle commun. Tous les prix proposés seront affichés courant 2016 sur le tout nouveau portail national en ligne dédié aux personnes âgées. Lancé récemment, ce site permet aux personnes âgées et à leurs proches de disposer de toutes les informations utiles sur la prise en charge de la dépendance, les établissements à proximité, les aides possibles, les différents moyens de les obtenir et d’y faire des simulations sur le montant de leur reste-à-charge en EHPAD.

Le second décret signé par la Ministre va encadrer le prix des prestations d’hébergement dans les EHPAD non habilités à l’aide sociale afin de mieux tenir compte du pouvoir d’achat des résidents. Les règles de la revalorisation annuelle des prix pratiqués y sont redéfinies : désormais ce taux sera calculé en prenant en compte à part égale l’évolution des charges des gestionnaires et l’évolution des pensions de base.

Grâce à ces deux décrets, les résidents des maisons de retraite bénéficieront tous désormais d’un socle commun de prestations, totalement garanti par l’Etat, à des tarifs dont l’évolution sera liée à leur pouvoir d’achat.


Consultez ici le Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées


Dernière marche franchie pour la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement

Au terme d’un processus législatif commencé en juillet 2014, le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement touche à son but. La commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs) réunie le 2 décembre dernier est parvenue à trouver un accord sur les dispositions restant en discussion entre les deux Chambres. C’est ce texte que nous avons adopté dans un large consensus ce jeudi 10 décembre matin. Le Sénat devant en faire de même dans quelques jours, il entrera en vigueur en tout début d’année 2016.

Revalorisation de l’APA et mise en place d’une « aide au répit »

Rappelons les mesures phares de la réforme (pour plus d’informations, retrouvez mon article lors de la 1ère lecture du texte) : l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) sera significativement revalorisée par l’intermédiaire d’une réévaluation des barèmes. Le nombre d’heures à domicile pour les personnes qui en ont le plus besoin se verra ainsi renforcé.

Les personnes âgées bénéficieront aussi de la mesure prise à l’Assemblée nationale (amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2015 adopté vendredi 4 décembre) visant à faire passer de 0,75 à 2 euros par heure la réduction forfaitaire de cotisations pour toutes les activités de services à la personne (aide aux personnes âgées, handicapées, aide-ménagère…).

Seconde mesure phare du projet de loi : la création d’une « aide au répit » pour les proches aidants. Un premier pas très important qui contribuera à soulager un grand nombre des 4,3 millions d’aidants familiaux qui sont au quotidien auprès de nos seniors.

Enfin, troisième pilier du texte, l’aide au maintien à domicile sera également facilitée par un ensemble de mesures (aides financières…) visant à adapter les logements pour que les personnes âgées puissent plus facilement y rester.

Fléchage des recettes de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie)

Parmi les dispositions qui ont fait l’objet d’un compromis entre députés et sénateurs, figurent le renouvellement du cadre juridique des résidences pour personnes âgées à faible dépendance, la clarification du statut de « personne de confiance » pour un senior qui fait l’objet d’une mesure de protection judicaire (tutelle…), ou encore la mise en place d’un régime unique d’autorisation des services d’aide à domicile.

Concernant les financements, les 700 millions d’euros annuels de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie (CASA) serviront à financer les différentes mesures du projet de loi. Les recettes seront clairement fléchées : 2/3 seront destinés à la revalorisation de l’APA, le reste aux financements de la prévention de la perte d’autonomie et aux EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Enfin, un “Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et l’Âge” sera mis sur pied en 2016 pour mener une mission de réflexion et de prospective intergénérationnelle sur les chantiers à venir et l’anticipation de l’évolution démographique.

Le bouleversement démographique à venir est significatif : le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans va tripler d’ici à 2060. Même s’il ne représente qu’un premier pas dans cette évolution, ce projet de loi comporte des avancées structurelles pour favoriser le maintien à domicile des séniors. Un impératif humain, social mais aussi un projet et une vision de la société de demain, pour que chacun continue d’y occuper une place à part entière.


Consulter ici mon article présentant les principales mesures du texte lors de sa 1ère lecture à l’Assemblée

Le texte du projet de loi adopté le 10 décembre 2015 et le compte-rendu de la séance publique


Mon intervention lors de la discussion générale ce jeudi :

Lire le texte sur le compte-rendu de l’Assemblée nationale


 

Presse – Retour sur ma réunion publique à Frontenex dans Le Dauphiné Libéré

Samedi 13 décembre, Le Dauphiné Libéré est revenu dans édition de Tarentaise sur la réunion que j’organisais à Frontenex quelques jours plus tôt. Au centre des échanges : la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement et les principales évolutions que le texte apporte concernant l’aide à domicile, l’adaptation des logements pour les personnes âgées, le “droit au répit” pour les proches aidants…

Retrouvez cet article ci-dessous :

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Nouveaux échanges très riches à Frontenex autour de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement

DSC_8305J’étais à Frontenex ce lundi 8 décembre au soir pour ma quatrième réunion publique consacrée à la loi d’adaptation de la société au vieillissement. Après Saint-Pierre d’Albigny, Barby puis Le Châtelard, c’était l’occasion de faire un bilan sur ces différentes rencontres et sur les remontées des acteurs de terrain à propos de la réforme. Un texte particulièrement important qui engagera nos générations pour l’avenir et a pour ambition d’accompagner nos aînés au quotidien. C’est pourquoi, bien évidemment, tous les acteurs sollicités -personnes âgées bien sûr, mais également associations, bénévoles, élus, professionnels divers…- sont les plus à mêmes de contribuer de la manière la plus juste qui soit.

Les échanges ce lundi soir, comme lors des précédentes réunions, ont porté sur des thématiques très différentes : délai d’application de la loi quand elle sera adoptée définitivement ; questions pratiques de dépôt de dossier ; modalités du “plan logement” visant à adapter le parc privé ; engagement associatif et rôle majeur des bénévoles dans ce domaine ; situation des personnes âgées handicapées…

Sans oublier bien évidemment la place déterminante du Département dans ce domaine : une mission sur laquelle André VAIRETTO, Conseiller général du canton, qui assistait à la réunion, a eu l’occasion de revenir, détaillant l’évolution des financements alloués à ce secteur ces dernières années, et toute l’importance qu’il accorde en tant qu’élu local au renforcement des associations dans ce domaine, et plus généralement à la place de nos Seniors dans la vie de nos territoires. De nombreux autres élus locaux étaient présents ce lundi à la “Maison des Sociétés” de Frontenex, parmi lesquels le Maire de la commune, Jean-Paul GIRARD, que je te tiens à remercier vivement pour son accueil.

→Retrouvez ici le diaporama de présentation de la loi diffusé ce lundi soir

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Dans les Bauges, retour sur la réforme en cours de l’adaptation de la société au vieillissement

DSC_0184Quelles contraintes spécifiques aux milieux ruraux et de montagne pour l’aide à domicile ? La question était au centre des échanges ce vendredi 5 décembre après-midi à la Résidence Maurice Perrier au Châtelard. C’est au sein de cette maison de retraite que j’ai pu organiser une nouvelle réunion publique autour de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, et des principales mesures du texte.

Elus, professionnels et associations, proches concernés pour leurs aînés ont répondu présents à mon invitation. Accueillie par le Directeur de cette structure, M. Philippe Masson -que je tiens à remercier à nouveau très chaleureusement-, l’enjeu d’une telle rencontre était de présenter les contours et les grands axes de ce projet de loi en cours d’examen au Parlement : adopté en première lecture en septembre dernier à l’Assemblée, il reviendra pour une seconde discussion début 2015 dans l’Hémicycle, après son examen au Sénat… Il s’agit par ces réunions dans les différents cantons de recueillir l’avis des acteurs concernés sur le terrain en vue de la nouvelle discussion. Et de pouvoir, ainsi, prendre en compte les spécificités des différents territoires. Comme l’ont souligné de nombreuses personnes présentes à cette réunion, la réalité démographique et géographique du massif des Bauges représente une dimension essentielle dans le fonctionnement de l’aide à domicile sur le secteur : 4 800 habitants vivent en effet dans 14 communes, qui regroupent plus précisément près de 90 hameaux différents… De même, le financement de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) à domicile, le soutien aux SSIAD (Services de Soins Infirmiers A Domicile), l’engagement associatif chez les seniors figuraient parmi les principaux thèmes sur lesquels nous avons échangé pendant près de deux heures.

Cette rencontre s’est terminée ensuite à l’étage de la résidence par un goûter convivial partagé avec l’ensemble des personnes âgées de cet EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et de son personnel. Un Ehpad qui va bénéficier d’une profonde restructuration en début d’année, pour un montant de près d’un million d’euros, en passant, entre autres, d’une capacité de 25 à 40 lits…

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Retrouvez l’article du Dauphiné Libéré du lundi 8 décembre qui revient également sur cette rencontre :

cliquez pour agrandir l’image
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Presse – “Barby : Bernadette Laclais en réunion publique”

Dans son édition du jeudi 27 novembre, Le Dauphiné Libéré est revenu brièvement sur la réunion publique que j’ai tenue à Barby quelques jours plus tôt. Avec au centre des échanges, la réforme en cours concernant “l’adaptation de la société au vieillissement“. Vous pouvez consulter l’article du Dauphiné ci-dessous ; retrouvez celui consacré à ma réunion à Barby sur ce lien.

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Salle comble à Barby pour échanger sur la loi d’adaptation de la société au vieillissement

Ce vendredi soir, la salle de la mairie de Barby était comble pour ma seconde réunion publique consacrée à la “loi d’adaptation de la société au vieillissement”, après celle à Saint-Pierre d’Albigny il y a deux semaines. Une centaine de personnes, parmi lesquels de nombreux élus, associations et professionnels du secteur, mais aussi citoyens -seniors et plus jeunes- sont venus s’informer plus en détail sur les objectifs et les différentes mesures de cette réforme. Une réforme, comme l’a souligné Catherine CHAPPUIS, Maire de la commune, dans son mot d’accueil, qui nous concerne tous et qui s’est fait attendre trop d’années…

Après une présentation des principaux axes du projet de loi centré sur l’autonomie des personnes âgées (voir le diaporama d’introduction ci-dessous), un temps d’échanges très riche s’en est suivi : questions sur la mise en œuvre concrète de ce plan (notamment concernant l’adaptation des logements), sur la sanctuarisation des recettes qui permettent de financer les différentes mesures (645 millions d’euros annuels générés par la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie, la “CASA“), question connexe sur le lancement quelques jours plus tôt du “Plan national Maladies neuro-dégénératives 2014-2019” sur lequel j’avais eu l’occasion d’interpeller la Ministre de la Santé en séance, ou enfin, discussion très intéressante sur la “fin de vie”, qui,si elle n’est pas abordée directement dans ce projet de loi, reste centrale, comme j’ai pu le voir ce vendredi soir…

→ Retrouvez ici le diaporama de présentation de la réforme diffusé à cette occasion

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Plan “Maladies neuro-dégénératives” 2014-2019 : quels enjeux et quel financement ?

La séance des questions au Gouvernement du mercredi 19 novembre m’a permis d’interroger la Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol TOURAINE, sur le Plan national maladies neuro-dégénératives 2014-2019 lancé ce mardi 18. Après trois Plans Alzheimer successifs, malades, proches, aidants et associations attendent qu’un nouveau palier soit franchi avec ces mesures. Ce plan global, d’un financement pluri-annuel de plusieurs centaines de millions d’euros, doit améliorer la prise en charge des personnes touchées par les maladies d’Alzheimer, mais aussi de Parkinson, de Charcot, ou par la sclérose en plaques. Au total, près d’un million de nos concitoyens, et bien plus si l’on ajoute leurs proches et les aidants.

Par l’intermédiaire de cette question, j’ai tenu à interpeller la Ministre sur le sens de l’élaboration d’un plan unique pour ces différentes pathologies et sur les conditions de son financement. Pour rappel, le Plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019 met en œuvre de nombreuses mesures centrées autour de trois axes principaux : permettre un diagnostic plus rapide des maladies ; favoriser le maintien à domicile des malades et soutenir les aidants ; développer la recherche en lien avec les établissements de santé et les associations.

Vous pouvez lire le texte de ma question et la réponse de la Ministre de la Santé en cliquant sur ce lien

→ Pour plus d’informations sur le Plan maladies neuro-dégénératives 2014-2019, voir le Plan intégral et le dossier de presse de synthèse


 

A Saint-Pierre d’Albigny, une rencontre très intéressante autour de la loi d’adaptation de la société au vieillissement

DSC_7641 copieLa première de mes deux réunions thématiques consacrées à la loi d’adaptation de la société au vieillissement avait lieu ce vendredi 7 novembre. Dans la salle de la Treille à Saint-Pierre d’Albigny, élus, associations, citoyens travaillant dans ce domaine ou intéressés par le sujet ont répondu à mon invitation à venir échanger sur ce thème, parfois perçu comme complexe, mais des plus importants à l’heure où notre pyramide des âges évolue et où le nombre de “Seniors” monte en flèche.

Après le mot d’accueil du Maire de la commune, M. Bouvier, que je tiens ici à remercier à nouveau, j’ai souhaité revenir en premier sur les principaux aspects du projet de loi présenté en Conseil des ministres en juillet dernier et adopté en première lecture le 17 septembre à l’Assemblée. Le cœur même de la réforme réside dans l’autonomie des personnes âgées et les conditions d’un maintien à domicile, quand cela est possible. La question d’un changement de regard sur le vieillissement et celle du développement des activités, notamment associatives, pour les personnes âgées font partie des réflexions sous-jacentes à ce texte, et qui interrogent la conception d’un troisième âge non pas perçu uniquement comme un temps “subi”, mais qui peut être source d’épanouissements individuel et collectif.

J’ai eu l’occasion d’expliquer ainsi les différentes mesures concrètes prévues par ce texte : relèvement des plafonds de l’aide à domicile, création d’un “droit au répit” pour les aidants, “plan logement” pour faciliter l’adaptation du parc privé au vieillissement de la population, mesures de prévention de la perte d’autonomie… Les échanges avec la salle ont permis de revenir ensuite sur plusieurs sujets essentiels, voire sur des incompréhensions sur la réforme en cours : financements sanctuarisés au travers de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie (CASA), questions liées au travail des associations dans ce domaine, réforme à venir de la dépendance, ou difficultés pouvant exister parfois dans la mise en œuvre concrète des dispositions du texte… Se prolongeant par la suite autour du verre de l’amitié dans une ambiance très conviviale, ces échanges argumentés et précis étaient aussi l’occasion de recueillir directement l’avis des praticiens et des personnes concernées au premier chef, avant la seconde lecture du texte au Parlement. Prochain rendez-vous sur ce thème dans la circonscription : vendredi 21 novembre à 18h30 en Mairie de Barby.

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“ADMR : le secteur en difficulté financière”

A l’heure où nous venons d’adopter au Palais Bourbon la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, j’ai tenu à me rendre le 26 septembre dernier à l’Assemblée générale de la Fédération ADMR de Savoie (voir mon article ici). Le Dauphiné Libéré a dressé un compte-rendu quelques jours plus tard, mardi 7 octobre, de ce temps fort de l’action sociale associative, qui s’est déroulé à la Maison des Vignes d’Apremont.

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DL - 07.10.14 - AG ADMR Savoie