Temps Forts sur le terrain

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A Tournon, Cruet, Sainte-Hélène-sur-Isère…, visites de plusieurs exploitations agricoles durement touchées par le gel
Publié le 28 avril 2017

Suite aux fortes gelées de la semaine dernière, je me suis rendue ce vendredi après-midi sur plusieurs exploitations arboricoles sur le secteur de Tournon et de Sainte-Hélène-sur-Isère.

En échangeant avec les agriculteurs et constatant de visu les dégâts, l’objectif était de bien comprendre les conséquences de ces évènements météorologiques sur l’équilibre des exploitations. Je pourrai ainsi mieux relayer les demandes du monde agricole auprès de la Préfecture et des services de l’Etat. De même, j’ai rendu visite à un viticulteur-pépiniériste de Cruet, victime des mêmes gelées.

Les échanges m’ont aussi permis de faire le point sur les méthodes de lutte contre les calamités naturelles (du gel à la grêle…), en analysant les conséquences environnementales, économiques et réglementaires des dispositifs possibles. On sait à quel point de telles chutes de grêle et épisodes de froid marqué peuvent ruiner tout un travail : le soutien en tant que parlementaire est indispensable pour tous nos exploitants agricoles touchés…


Dégâts importants sur les pommiers. Ici, le futur fruit est noirci au cœur et va tomber.

Déjà formées, les cerises ont été noircies par le gel.

 


Comice agricole des Bauges : l’agriculture locale à l’honneur !
Publié le 25 avril 2017

Dimanche dernier, le 23 avril, s’est tenu, au Châtelard le Comice agricole des Bauges. L’occasion de mettre en valeur -et de soutenir !- les exploitants, leurs élevages et les nombreux produits qui représentent les Bauges et participent de son identité.

Aux côtés de nombreux élus locaux -Catherine Chappuis, Albert Darvey, mais aussi Philippe Gamen et Pierre Hémar notamment-, j’ai assisté sur le Pré de Foire du Châtelard au Comice de cette année : un millésime très réussi pour lequel plus de 220 vaches de près de trente exploitations concouraient, seules ou en équipe de 4, pour être élue(s) reine(s) dans leur catégorie. J’avais déjà eu la chance ces dernières années de rencontrer plusieurs exploitant.e.s, dans les Bauges ou lors du Salon de l’agriculture à Paris, et de me rendre compte à chaque fois de l’excellence et de la maîtrise d’exécution des meneurs.

Heureusement, il n’y en avait pas que pour les (belles) Tarines et Abondances : le Comice a aussi servi de vitrine aux nombreuses autres productions agricoles de qualité dans le Massif, à commencer par ses fromages, Tome des Bauges, Margériaz…

Une belle journée comme celle-là ne peut pas faire oublier les difficultés du monde agricole et la mobilisation des élus doit être constante pour permettre de prendre en compte les spécificités de l’élevage de montagne. Par exemple, les dispositifs que j’avais défendus à l’automne dernier, avec plusieurs parlementaires, pour faire baisser les cotisations sociales liées au coût de la collecte de lait en montagne et en zones rurales, sont une étape positive qu’il faut encore approfondir. Et surtout, le décret lié à la loi Montagne, pris par le Gouvernement en septembre dernier, est une avancée pour nombre d’exploitations en altitude : en permettant aux associés de GAEC d’avoir un nombre d’heures maximal beaucoup plus conséquent pour une seconde activité professionnelle l’hiver, il vient en soutien aux pluriactifs et à toute l’agriculture de montagne.

       


 

Moments d’émotion à l’accueil des derniers groupes venus visiter l’Assemblée nationale
Publié le 7 avril 2017

A quelques semaines de la fin de la mandature, c’est avec une émotion –et un peu de nostalgie- non-feinte que j’ai accueilli mes deux derniers groupes de visiteurs savoyards à l’Assemblée nationale.

Vendredi 31 mars, une vingtaine de membres de l’Association des Piémontais en Savoie m’avait ainsi sollicitée pour arpenter le Palais-Bourbon et en découvrir le patrimoine. Retenue en Savoie par des engagements prévus de longue date, un de mes collaborateurs les a reçus dans la capitale à cette occasion. Une visite atypique en cette période entre deux législatures où les députés ne siègent plus dans l’hémicycle : les services de l’Assemblée nationale en profitent pour réaliser les chantiers importants qui n’ont pu être effectués pendant cinq ans du fait de l’activité parlementaire. Malgré un parcours raccourci et parsemé d’échafaudages, j’espère que cette découverte leur a plu. Une visite qui s’inscrivait d’ailleurs, pour l’association, dans le cadre d’un séjour à Paris avec, notamment, un passage au Musée de l’Histoire de l’Immigration.

Cinq jours plus tard, ce mercredi 5 avril, j’ai pu cette fois, avec bonheur, être présente en personne pour accueillir la petite équipe très dynamique du Conseil Municipal Jeunes de Saint-Jean d’Arvey. Soit 12 enfants-ados, du CM2 à la 4ème, qui avaient eux aussi -bien encadrés par les élus en charge de la jeunesse- élaboré une journée dans la capitale. Le déjeuner ensemble à l’Assemblée leur a permis de me poser toutes les –très nombreuses- questions qu’ils se posaient sur la fonction de parlementaire, des plus matérielles aux plus poussées sur le plan historique.

Le dédale du Palais-Bourbon, avec sa bibliothèque historique comportant des centaines de milliers d’ouvrages anciens, nous a aussi amenés dans les galeries de l’hémicycle, réservées au public venus assister en temps normal aux débats de la séance publique. Point d’orateur cette fois, mais des grandes bâches surplombant le « perchoir » (le fauteuil du Président de l’Assemblée nationale) pour cause de restauration de la célèbre tapisserie des Gobelins du 17ème siècle représentant un tableau de Raphaël. Indiscutablement, la curiosité et les connaissances, certes hétérogènes mais impressionnantes, de ces jeunes emprunts de citoyenneté sont de bon augure pour les générations à venir. Bravo aux trois accompagnants et au conseil municipal de la commune de les soutenir dans tous ces projets !

Pendant les 5 ans de ce mandat, j’aurai ainsi accueilli près de 50 groupes venus visiter l’Assemblée nationale. Beaucoup de scolaires bien sûr, mais aussi des étudiants, des associations, des élus, des citoyens intéressés et impliqués dans la vie démocratique… La découverte du Palais Bourbon en compagnie de savoyards de tous horizons est bien plus qu’une simple visite touristique : elle permet de se faire une idée concrète du travail réel, au quotidien, de ceux qui les représentent. Et de s’apercevoir, quelles que soient les idées et le bord politique de chacun, que, derrière cette impression lancinante du « tous pourris », certains s’efforcent, sans bruit -parfois sans faire assez de bruit- de représenter la voix de nos concitoyens petit à petit, au jour le jour. Avec humilité.

   


 

Sur le terrain dans notre circonscription – Journée Nationale du Cœur, et déplacement de la championne du monde de karaté
Publié le 4 avril 2017

Comme souvent, l’association des “Opérés du Cœur et Malades cardiaques de Savoie” avait parfaitement réussi sa mobilisation à l’occasion de la Journée Nationale du Cœur. En ce dimanche 2 avril, la salle de la Forgerie à Cognin rassemblait pas mal de monde, de nombreux élu.e.s parmi lesquels le Maire de la commune, Florence Vallin-Balas, et le premier adjoint, Franck Morat, ainsi qu’un invité de renom, l’athlète Christophe Lemaitre, venu apporter son soutien à cette cause. Les enjeux ? Soutenir les malades, et développer la prévention des risques cardio-vasculaires.

 


 

Déplacement en Savoie de la championne (de France en 2015, et du monde en 2012 !) de karaté, Nadège Ait-Ibrahim, invitée le 1er avril dernier par le Comité de Savoie et le Sporting Karaté Club de Cognin. Les nombreux jeunes -et moins jeunes- présents ont pu échanger et s’entrainer avec l’athlète au gymnase du Levant à Cognin. Ainsi qu’avec les compétiteurs du Karaté Club des Aillons, structure très dynamique qui compte dans ses rangs l’étoile montante Angélique Ginollin. Je suis très heureuse d’avoir pu contribuer au financement de leurs activités au moyen de la réserve parlementaire.

 


 

Débats d’actualité à l’assemblée générale de France Alzheimer Savoie
Publié le 4 avril 2017

J’ai participé, samedi 1er avril, à l’assemblée générale de l’association France Alzheimer Savoie, au CHS de Bassens. L’occasion d’entendre les demandes exprimées envers les candidats à la présidence de la République, et de débattre d’un sujet de plus en plus présent pour les familles, les aidants et la société en général.

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont des maladies insidieuses. On ne se réveille pas un matin avec la maladie : elle s’installe chez vous pas à pas, squattant votre cerveau, votre vie et vos actions sans en avoir l’air. Les malades plongent tout doucement, leur entourage aussi, sans qu’il soit aisé de déterminer à quel moment le déclin a commencé… Depuis plus de 30 ans, France Alzheimer fédère des associations départementales, qui assurent des formations pour les aidants, les familles, permettant soutien, accompagnement, et séjours de répit. J’ai écouté avec attention les témoignages de proches de malades, sur ce que l’association leur apporte au quotidien.

Grâce à la lutte efficace contre d’autres maladies, le vieillissement de la population augmente d’année en année le nombre de personnes atteignant l’âge où les maladies dégénératives frappent. 900 000 personnes sont aujourd’hui atteintes en France, mais toutes ne sont pas diagnostiquées.

Remboursement des médicaments ?

Un des points soulevés dans le questionnaire réalisé dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle portait sur le maintien du remboursement total  des médicaments contre cette maladie. La HAS, la Haute Autorité de Santé, en propose le déremboursement, ces médicaments n’ayant pas prouvé leur efficacité, alors que le coût annuel pour l’assurance-maladie est d’environ 150 M€. France Alzheimer milite pour le maintien du remboursement, notamment parce que ces traitement faciliteraient l’acceptation du diagnostic, et donc le suivi du malade et de son entourage, la mise en place de parcours de soins et d’aides coordonnés. La maladie touchant essentiellement des gens très âgés, les aidants familiaux sont souvent eux aussi très âgés, et s’épuisent avant le malade.

Au-delà du problème du remboursement des médicaments, l’association insiste sur l’urgence que nous avons à investir dans la recherche sur ces maladies dégénératives, et sur le développement de structures d’accueil, permanent ou temporaire, et de dispositifs de soins et d’accompagnement des familles.

Si je m’interroge sur le fait qu’il faille maintenir le remboursement de médicaments lorsqu’ils n’ont pas prouvé leur efficacité clinique, le débat doit toujours être ouvert de manière sereine et complète. Je partage les demandes de l’association quant à l’investissement public et sociétal indispensable pour les parcours de soin, le soutien des malades et de leurs familles, qui ont si souvent un grand sentiment de solitude face à une maladie portant atteinte à la personnalité même d’un être cher. Les accueils de jour doivent être tout particulièrement soutenus, et les aidants accompagnés dans la décision de confier leur proche, même sur une courte durée, décision toujours délicate.

Au-delà du problème des médicaments, j’ai insisté sur le travail réalisé durant ce mandat, par exemple sur la création du congé du proche aidant, ou sur les crédits d’impôts désormais accordés à tous pour les aides à domicile, si indispensables lorsque la personne perd une part de son autonomie.

L’émotion transmise

A l’issue de l’assemblée générale, un court métrage consacré à la maladie a été diffusé : interprété par Marina Vlady et Jean-Claude Deret (décédé depuis), ce film particulièrement émouvant d’Olivier Fely-Biolet s’intitule “L’air d’un oubli“. Un film plein de sensibilité, où la maladie est évoquée par petites touches par un réalisateur qui d’évidence connait bien ce mal. Cette émotion était une sorte de reconnaissance et de remerciement pour tous les bénévoles qui accompagnent malades et familles.