Temps Forts sur le terrain

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Moments d’émotion à l’accueil des derniers groupes venus visiter l’Assemblée nationale
Publié le 7 avril 2017

A quelques semaines de la fin de la mandature, c’est avec une émotion –et un peu de nostalgie- non-feinte que j’ai accueilli mes deux derniers groupes de visiteurs savoyards à l’Assemblée nationale.

Vendredi 31 mars, une vingtaine de membres de l’Association des Piémontais en Savoie m’avait ainsi sollicitée pour arpenter le Palais-Bourbon et en découvrir le patrimoine. Retenue en Savoie par des engagements prévus de longue date, un de mes collaborateurs les a reçus dans la capitale à cette occasion. Une visite atypique en cette période entre deux législatures où les députés ne siègent plus dans l’hémicycle : les services de l’Assemblée nationale en profitent pour réaliser les chantiers importants qui n’ont pu être effectués pendant cinq ans du fait de l’activité parlementaire. Malgré un parcours raccourci et parsemé d’échafaudages, j’espère que cette découverte leur a plu. Une visite qui s’inscrivait d’ailleurs, pour l’association, dans le cadre d’un séjour à Paris avec, notamment, un passage au Musée de l’Histoire de l’Immigration.

Cinq jours plus tard, ce mercredi 5 avril, j’ai pu cette fois, avec bonheur, être présente en personne pour accueillir la petite équipe très dynamique du Conseil Municipal Jeunes de Saint-Jean d’Arvey. Soit 12 enfants-ados, du CM2 à la 4ème, qui avaient eux aussi -bien encadrés par les élus en charge de la jeunesse- élaboré une journée dans la capitale. Le déjeuner ensemble à l’Assemblée leur a permis de me poser toutes les –très nombreuses- questions qu’ils se posaient sur la fonction de parlementaire, des plus matérielles aux plus poussées sur le plan historique.

Le dédale du Palais-Bourbon, avec sa bibliothèque historique comportant des centaines de milliers d’ouvrages anciens, nous a aussi amenés dans les galeries de l’hémicycle, réservées au public venus assister en temps normal aux débats de la séance publique. Point d’orateur cette fois, mais des grandes bâches surplombant le « perchoir » (le fauteuil du Président de l’Assemblée nationale) pour cause de restauration de la célèbre tapisserie des Gobelins du 17ème siècle représentant un tableau de Raphaël. Indiscutablement, la curiosité et les connaissances, certes hétérogènes mais impressionnantes, de ces jeunes emprunts de citoyenneté sont de bon augure pour les générations à venir. Bravo aux trois accompagnants et au conseil municipal de la commune de les soutenir dans tous ces projets !

Pendant les 5 ans de ce mandat, j’aurai ainsi accueilli près de 50 groupes venus visiter l’Assemblée nationale. Beaucoup de scolaires bien sûr, mais aussi des étudiants, des associations, des élus, des citoyens intéressés et impliqués dans la vie démocratique… La découverte du Palais Bourbon en compagnie de savoyards de tous horizons est bien plus qu’une simple visite touristique : elle permet de se faire une idée concrète du travail réel, au quotidien, de ceux qui les représentent. Et de s’apercevoir, quelles que soient les idées et le bord politique de chacun, que, derrière cette impression lancinante du « tous pourris », certains s’efforcent, sans bruit -parfois sans faire assez de bruit- de représenter la voix de nos concitoyens petit à petit, au jour le jour. Avec humilité.

   


 

Sur le terrain dans notre circonscription – Journée Nationale du Cœur, et déplacement de la championne du monde de karaté
Publié le 4 avril 2017

Comme souvent, l’association des “Opérés du Cœur et Malades cardiaques de Savoie” avait parfaitement réussi sa mobilisation à l’occasion de la Journée Nationale du Cœur. En ce dimanche 2 avril, la salle de la Forgerie à Cognin rassemblait pas mal de monde, de nombreux élu.e.s parmi lesquels le Maire de la commune, Florence Vallin-Balas, et le premier adjoint, Franck Morat, ainsi qu’un invité de renom, l’athlète Christophe Lemaitre, venu apporter son soutien à cette cause. Les enjeux ? Soutenir les malades, et développer la prévention des risques cardio-vasculaires.

 


 

Déplacement en Savoie de la championne (de France en 2015, et du monde en 2012 !) de karaté, Nadège Ait-Ibrahim, invitée le 1er avril dernier par le Comité de Savoie et le Sporting Karaté Club de Cognin. Les nombreux jeunes -et moins jeunes- présents ont pu échanger et s’entrainer avec l’athlète au gymnase du Levant à Cognin. Ainsi qu’avec les compétiteurs du Karaté Club des Aillons, structure très dynamique qui compte dans ses rangs l’étoile montante Angélique Ginollin. Je suis très heureuse d’avoir pu contribuer au financement de leurs activités au moyen de la réserve parlementaire.

 


 

Débats d’actualité à l’assemblée générale de France Alzheimer Savoie
Publié le 4 avril 2017

J’ai participé, samedi 1er avril, à l’assemblée générale de l’association France Alzheimer Savoie, au CHS de Bassens. L’occasion d’entendre les demandes exprimées envers les candidats à la présidence de la République, et de débattre d’un sujet de plus en plus présent pour les familles, les aidants et la société en général.

La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont des maladies insidieuses. On ne se réveille pas un matin avec la maladie : elle s’installe chez vous pas à pas, squattant votre cerveau, votre vie et vos actions sans en avoir l’air. Les malades plongent tout doucement, leur entourage aussi, sans qu’il soit aisé de déterminer à quel moment le déclin a commencé… Depuis plus de 30 ans, France Alzheimer fédère des associations départementales, qui assurent des formations pour les aidants, les familles, permettant soutien, accompagnement, et séjours de répit. J’ai écouté avec attention les témoignages de proches de malades, sur ce que l’association leur apporte au quotidien.

Grâce à la lutte efficace contre d’autres maladies, le vieillissement de la population augmente d’année en année le nombre de personnes atteignant l’âge où les maladies dégénératives frappent. 900 000 personnes sont aujourd’hui atteintes en France, mais toutes ne sont pas diagnostiquées.

Remboursement des médicaments ?

Un des points soulevés dans le questionnaire réalisé dans le cadre de la campagne de l’élection présidentielle portait sur le maintien du remboursement total  des médicaments contre cette maladie. La HAS, la Haute Autorité de Santé, en propose le déremboursement, ces médicaments n’ayant pas prouvé leur efficacité, alors que le coût annuel pour l’assurance-maladie est d’environ 150 M€. France Alzheimer milite pour le maintien du remboursement, notamment parce que ces traitement faciliteraient l’acceptation du diagnostic, et donc le suivi du malade et de son entourage, la mise en place de parcours de soins et d’aides coordonnés. La maladie touchant essentiellement des gens très âgés, les aidants familiaux sont souvent eux aussi très âgés, et s’épuisent avant le malade.

Au-delà du problème du remboursement des médicaments, l’association insiste sur l’urgence que nous avons à investir dans la recherche sur ces maladies dégénératives, et sur le développement de structures d’accueil, permanent ou temporaire, et de dispositifs de soins et d’accompagnement des familles.

Si je m’interroge sur le fait qu’il faille maintenir le remboursement de médicaments lorsqu’ils n’ont pas prouvé leur efficacité clinique, le débat doit toujours être ouvert de manière sereine et complète. Je partage les demandes de l’association quant à l’investissement public et sociétal indispensable pour les parcours de soin, le soutien des malades et de leurs familles, qui ont si souvent un grand sentiment de solitude face à une maladie portant atteinte à la personnalité même d’un être cher. Les accueils de jour doivent être tout particulièrement soutenus, et les aidants accompagnés dans la décision de confier leur proche, même sur une courte durée, décision toujours délicate.

Au-delà du problème des médicaments, j’ai insisté sur le travail réalisé durant ce mandat, par exemple sur la création du congé du proche aidant, ou sur les crédits d’impôts désormais accordés à tous pour les aides à domicile, si indispensables lorsque la personne perd une part de son autonomie.

L’émotion transmise

A l’issue de l’assemblée générale, un court métrage consacré à la maladie a été diffusé : interprété par Marina Vlady et Jean-Claude Deret (décédé depuis), ce film particulièrement émouvant d’Olivier Fely-Biolet s’intitule “L’air d’un oubli“. Un film plein de sensibilité, où la maladie est évoquée par petites touches par un réalisateur qui d’évidence connait bien ce mal. Cette émotion était une sorte de reconnaissance et de remerciement pour tous les bénévoles qui accompagnent malades et familles.


 

Cyclisme – Chambéry en tête de peloton
Publié le 24 mars 2017

Avec “France Cyclisme” (l’équipe pro AG2R) et “Chambéry Cyclisme Formation” (CCF), le bassin chambérien abrite des outils d’une exceptionnelle qualité, comme vient de le constater une délégation de parlementaires amateurs de vélo invités par le partenaire des équipes à faire le tour des installations ce mercredi 22 mars.

Pesez-moi ça”… D’une main surprise, les visiteurs soupèsent un cadre de vélo des professionnels de l’équipe AG2R La Mondiale. Poids plume pour une équipe devenue un poids lourd du cyclisme mondial. Pendant qu’une délégation de sénateurs et de députés visitent les locaux de La Motte-Servolex, les coureurs sont en Catalogne ou en Flandres. Il y a 25 ans, Vincent Lavenu parvenait à monter la première équipe professionnelle basée à Chambéry : l’équipe Chazal, devenue ensuite Casino, puis AG2R La Mondiale depuis l’an 2000.

Entrée dans l’élite mondiale en 2006, l’équipe a offert à la France de belles occasions de reprendre espoir dans un cyclisme renouvelé : la victoire de Christophe Riblon à l’Alpe d’Huez en 2013, puis les podiums de Jean-Christophe Péraud et de Romain Bardet en 2014 et 2016 ont montré que la persévérance déployée par l’équipe rassemblée autour de Vincent Lavenu pouvait être payante. France cyclisme est aujourd’hui une entreprise composée de 30 coureurs et de 45 personnels techniques et administratifs, pour un budget annuel de 14,5 M€. “Les partenaires sont indispensables, car le cyclisme est un sport gratuit, sans stade, sans droits télé…“, souligne Vincent Lavenu.

La formation en réserve
La réussite de l’équipe AG2R repose aussi sur une autre entité : Chambéry Cyclisme Formation (CCF), l’école qui forme des coureurs sur les hauts des Monts, toujours à Chambéry, dans des locaux mis à disposition par la municipalité de Louis Besson. L’aventure a commencé en 2002, en s’inspirant des centres de formation existant dans le rugby ou le hand -un sport (re)connu à Chambéry !-, et avec la volonté de construire un autre cyclisme après les affaires “Festina” (et autres…) de la fin des années 1990. “Nous voulions transmettre des valeurs, et offrir aux jeunes cyclistes de 18 à 22 ans des conditions d’études leur permettant d’allier sport et préparation d’une vie professionnelle ultérieure“, explique Loïc Varnet, le directeur de CCF. 37% des élèves sont passés professionnels ; ce qui veut dire que 63% n’ont pas pu aller plus loin dans leur rêve sportif. Mais tous, à vingt ans comme à trente, ont besoin de pouvoir se reconvertir et d’assurer une autre carrière que le vélo. “Nous formons des hommes équilibrés“. C’est important, y compris durant la carrière sportive.

La réussite de “Chambéry Cyclisme Formation” est évidente : l’équipe sportive est en DN1 (division nationale 1) de la Fédération Française de Cyclisme depuis 2007, et a été classée premier club français en 2016 (sur 2500 clubs !). Les six élèves d’une promotion restent trois ans, suivent des formations aux horaires adaptés, dans les divers domaines présents sur le pôle universitaire de Chambéry-Technolac. C’est d’autant plus compliqué à mettre en place que le vélo comme les cours se pratiquent le jour et en même temps. Les plannings sont donc très serrés, la discipline aussi, mais le CCF est très demandé : à la rentrée 2016, il y avait 66 candidats pour six places, des candidats issus de 24 pays et de 4 continents !

Equipe réserve de l’équipe pro “AG2R”, le CCF est aujourd’hui l’une des plus belles portes d’entrée vers le professionnalisme, avec 10 de ses anciens élèves courant sous les couleurs d’AG2R. France cyclisme assure d’ailleurs la moitié du budget annuel, les subventions publiques et des recettes propres apportent le reste. L’an dernier, j’avais d’ailleurs attribué une réserve parlementaire à CCF : une manière de marquer la réussite d’une expérience chambérienne.


Casques et vitres teintées

Au-delà du Pacte de performance signé en 2014 par le Ministre des sports pour faciliter l’accès des sportifs de haut niveau au monde de l’entreprise, l’action dans ce domaine ne se limite pas à la compétition.

En tant que parlementaire, je suis membre du Club des parlementaires pour le vélo, et nous avons durant ce mandat obtenu, entre autres, la mise en place d’une indemnité kilométrique vélo, permettant aux salariés qui vont au travail par ce moyen de voir prise en charge une partie de leurs frais. Les cyclistes ont aussi contribué à la nouvelle législation contre les vitres teintées à l’avant sur les voitures (les forces de l’ordre veulent voir qui est dans le véhicule, mais les cyclistes veulent aussi et surtout savoir si le conducteur les a vus, le contact visuel étant essentiel à la sécurité du cycliste urbain).

L’obligation du port du casque pour les enfants de moins de douze ans est aussi une mesure en faveur de la sécurité des plus jeunes. Mais, à l’instar de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB), je pense que cette mesure doit s’accompagner d’une obligation de l’apprentissage du vélo, de la conduite et du code de la route, dans les écoles primaires. Un travail à poursuivre lors de la prochaine étape parlementaire !


 

Loi Montagne : assurer le SAV, “service après vote”
Publié le 23 mars 2017

Ce lundi 20 mars, le Conseil National de la Montagne s’est réuni à Bourg d’Oisans en Isère pour donner son avis sur divers décrets d’application de la loi Montagne.

A peine réélu président de la commission permanente du Conseil National de la Montagne (CNM), mon collègue haut-alpin Joël Giraud a présenté cette séance du CNM comme celle d’un “SAV”, un “service après vote”, où les élus qui se sont engagés pour construire la nouvelle loi Montagne s’assurent que les décrets sont bien pris en temps et en heure, et en respectant l’esprit des débats parlementaires. Il est aussi revenu sur tout le travail fait en annexe par un petit groupe dont je suis membre, notamment avec la Ministre du Travail, sur la situation des travailleurs saisonniers.

Présidant la réunion, Jean-Michel Baylet, Ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, a rappelé que la loi votée en décembre 2016 était, avant tout, issue des propositions du rapport que j’avais rédigé en 2015 avec la députée jurassienne Annie Genevard. Comme Joël Giraud, le ministre tenait à terminer la mandature sur une loi proprement bouclée, avec tous les décrets d’application rédigés et publiés.

Pour cet exercice de rapidité auquel n’ont pas droit toutes les lois, l’avis du CNM était indispensable sur un certain nombre de textes. Nous avons donc consacré l’essentiel de cette réunion du Conseil National de le Montagne française à Bourg d’Oisans à débattre des sujets les plus simples ou les plus difficiles afin que les décrets puissent être publiés rapidement.

Pour les saisonniers
Au-delà des questions légitimes sur la représentation du milieu associatif au sein du CNM ou dans les comités de massif (mais il faut bien prévoir une limite au nombre de membres des instances !), nous avons approuvé des textes touchant concrètement le monde de la montagne, ses salariés et son activité économique dans un univers naturel particulier.

Je suis intervenue sur le double sujet de l’activité partielle dans les régies de remontées mécaniques (un dispositif favorable aux salariés, promulgué dans la loi du 28 décembre 2016, mis en application dans certaines stations dépourvues de neige dès le 1er janvier !), et sur le principe de reconduction des contrats saisonniers d’une année sur l’autre. Les branches professionnelles ont ouvert la discussion, mais la loi a borné la durée des débats internes : si aucun accord n’est trouvé, l’ordonnance s’appliquera dès le 8 mai prochain.

Tout en approuvant le principe de ces mesures, les représentants des syndicats ont regretté qu’il y ait une phase d’expérimentation sur les régies. Une expérimentation qui s’explique avant tout (sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres…) par l’impossibilité pour les parlementaires de déposer des amendements créant de nouvelles dépenses publiques (l’article 40 de la Constitution n’autorise de nouvelles dépenses qu’à l’initiative du Gouvernement). L’expérimentation se révèle de fait un moyen de contourner provisoirement cette contrainte de la vie parlementaire. Si l’expérimentation fonctionne, et que le gouvernement la reprend à son compte, alors la mesure devient définitive.

Aménagement en montagne
Comme lors des débats parlementaires, les aménagements en montagne (et notamment ceux dépendants des UTN, unités touristiques nouvelles) ont été les sujets les plus débattus lors de ce CNM. Une première version des décrets et des seuils applicables pour les divers types d’aménagements avaient alerté beaucoup d’élus et de professionnels. Des rencontres de travail avec le ministère ont permis d’adoucir les angles, et de trouver de nouveau un consensus sur les seuils des UTN “locales” ou “structurantes”. Le projet de décret a obtenu l’unanimité du CNM, à l’exception du représentant de DSF (Domaines Skiables de France) qui s’est abstenu.

Servitudes estivales
Je suis aussi intervenue sur les servitudes estivales, pendant des servitudes hivernales imposées pour l’utilisation des pistes de ski. L’application de ce principe utile au tourisme sur quatre saisons peut poser des problèmes aussi bien au monde agricole qu’aux stations ; le Ministre a rappelé publiquement que les dispositions votées dans la loi sont d’application immédiate, mais qu’un travail de calage est aujourd’hui en cours avec le ministère de l’Intérieur. Je serai donc vigilante sur ce dossier, pour que chacun y trouve son compte pour faciliter la fréquentation de nos stations sans nuire à une agriculture qui a aussi besoin de cette fréquentation touristique, et qui est indispensable à l’entretien de la montagne et à la préservation de nos paysages.